Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Lorsqu’il déploya sa jambe et que le Messager de Dieu (ﷺ) l’essuya, tout mal dont elle souffrait par le passé disparut et il n’y resta aucune douleur à craindre pour l’avenir, réconciliant ainsi ce récit avec celui qui le précède. Et Dieu est plus savant.

Par ailleurs, Mûsâ ibn ‘Uqbah a rapporté dans ses « Maghâzî » (1) un récit similaire à celui de Muhammad ibn Isḥâq. Il y nomma le groupe qui s’était rendu auprès de lui, comme l’ont mentionné Ibn Isḥâq, Ibrâhîm et Abû ‘Ubayd. Puis il dit : « Az-Zuhrî a déclaré : Ibn Ka‘b (2) a dit : Ils se présentèrent alors au Messager de Dieu (ﷺ) alors qu’il se trouvait sur la chaire (minbar). »

Il (ﷺ) leur dit : « Les visages ont-ils réussi ? » Ils répondirent : « Ton visage a réussi, ô Messager de Dieu. » Il (ﷺ) demanda : « L’avez-vous tué ? » Ils dirent : « Oui. » Il (ﷺ) dit : « Donnez-moi l’épée. » Il la dégaina, puis déclara : « Oui, voilà sa subsistance au bout de l’épée. »

— — —

Le meurtre de Khâlid ibn Sufyân ibn Nubayḥ al-Hudhali (3) fut rapporté par l’historien Al-Ḥâfiẓ Al-Bayhaqî dans son ouvrage « Dalâ’il » (4), à la suite du récit sur la mort d’Abû Râfi‘.

L’imam Aḥmad (5) dit : « Nous a rapporté Ya‘qûb, qui le tient de son père, d’après Ibn Isḥâq, qui a dit : “Muḥammad ibn Ja‘far ibn Az-Zubayr m’a raconté, d’après Ibn ‘Abd Allâh ibn Unays, d’après son père, que celui-ci déclara : Le Messager de Dieu (ﷺ) m’a appelé et m’a dit :

“Il m’est parvenu que Khâlid ibn Sufyân ibn Nubayḥ al-Hudhali rassemble des hommes pour m’attaquer. Il se trouve à ‘Uranah (6). Rends-toi sur place et tue-le.”

J’ai alors demandé : “Ô Messager de Dieu, décris-le-moi afin que je le reconnaisse.” Il (ﷺ) répondit : “Quand tu le verras, tu éprouveras un frisson.”

Je partis donc, l’épée ceinte, jusqu’à ce que j’arrive à lui. Il se trouvait alors à ‘Uranah, accompagné de femmes se déplaçant en quête d’un lieu où s’installer, à l’heure de la prière de ‘aṣr. Lorsque je l’aperçus, je ressentis le frisson annoncé par le Messager de Dieu (ﷺ). Je m’avançai vers lui, redoutant toutefois qu’un affrontement ne me détourne de la prière. Je l’accomplis donc en marchant vers lui, faisant un signe de la tête lors de l’inclinaison et de la prosternation.

Quand je fus à sa hauteur, il me demanda : “Qui es-tu ?” Je répondis : “Un homme de la tribu arabe. J’ai entendu parler de toi et de ton rassemblement contre cet homme et je suis venu pour cela.” Il dit : “C’est bien cela : nous y œuvrons.” Je le suivis un moment, puis, quand j’en eus l’occasion, je fondis sur lui avec mon épée et l’occis. Je partis aussitôt, laissant ses femmes se précipiter vers son corps.

Quand je me présentai ensuite au Messager de Dieu (ﷺ), ce dernier me vit et s’exclama : “Les visages ont-ils réussi ?” Je dis : “Je l’ai tué, ô Messager de Dieu.” »

(1) Voir « Dalāʾil al-Nubuwwa » de al-Bayhaqī (4/38). (2) Dans les éditions (ʾĀ) et (Ṭ) : « ʾUbayy ibn Kaʿb ». (3) Voir « Zād al-Maʿād » d’Ibn al-Qayyim (3/218). (4) Voir « Dalāʾil al-Nubuwwa » (4/40). (5) Rapporté par Aḥmad dans « al-Musnad » (3/496), toutefois sa chaîne de transmission est faible. (6) Yāqūt a dit : « ʿUrna » : au poids de hamza et dhuḥka, c’est celui qui rit parmi les gens et l’on le compare au « kīr » … une vallée près d’Arafāt, … et cela désigne également la mosquée d’Arafat et toute la région de al-Masīl. Voir « Muʿjam al-Buldān » (4/111). (7) Dans les éditions (ʾĀ) et (Ṭ) : « Waḥīn » ; cette correction est tirée de « Dalāʾil al-Nubuwwa » d’al-Bayhaqī, source de l’auteur.
رجله، فلما بسط رجله ومسح رسول الله ﷺ ، ذهب ما كان بها من بأس في الماضي، ولم يبق بها وجع يتوقَّع حصوله في المستقبل، جمعًا بين هذه الرواية والتي تقدَّمت، والله أعلم. هذا وقد ذكر موسى بن عقبة في "مغازيه" (١) مثل سياق محمد بن إسحاق، وسمَّى الجماعة الذين ذهبوا إليه كما ذكره ابن إسحاق، وإبراهيم، وأبو عُبيد. ثم قال: قال الزَّهريُّ: قال ابن كعب (٢) : فقدموا على رسول الله ﷺ وهو على المنبر، فقال: "أفلحت الوجوه" قالوا: أفلح وجهك يا رسول الله، قال: "أفتكتموه؟ " قالوا: نعم، قال: "ناولني السّيف" فسلَّه فقال: "أجل هذا طعامه في ذُباب السيف" . * * * مقتل خالد بن سُفْيَان بن نُبَيح الهُذَلي (٣) ذكره الحافظ البيهقيُّ في "الدلائل" (٤) تِلو مقتل أبي رافع. قال الإمام أحمد (٥) : ثنا يعقوب، ثنا أبي، عن ابن إسحاق، حدَّثني محمد بن جعفر بن الزبير، عن ابن عبد الله بن أُنيس، عن أبيه قال: دعاني رسول الله ﷺ فقال: "إنه قد بلغني أن خالد بن سفيان بن نُبيح الهُذَليَّ يجمع لي الناس ليغزوني، وهو بعُرَنَه (٦) فأْته فاقتله" . قال: قلت: يا رسول الله، انعته لي حتى أعرفه. قال: "إذا رأيته وجدت له قُشعريرة" . قال: فخرجت متوشِّحًا سيفي حتى وقعت عليه، وهو بعُرَنَةَ مع ظُعُنٍ يرتاد لهنّ منزلًا، حين (٧) كان وقت العصر، فلمَّا رأيته وجدت ما وصف لي رسول الله ﷺ من القُشعريرة، فأقبلت نحوه، وخشيت أن يكون بيني وبينه مجاولة تشغلني عن الصلاة، فصلَّيت وأنا أمشي نحوه؛ أومئ برأسي للركوع والسجود، فلمَّا انتهيت إليه قال: من الرجل؟ قلت: رجل من العرب سمع بك وبجمعك لهذا الرجل، فجاءك لذلك. قال: أجل، إنّا في ذلك. قال: فمشَيت معه شيئًا، حتى إذ أمكنني حملت عليه السيف حتى قتلته، ثم خرجت وتركت ظعائنه مُكبَّات عليه، فلمَّا قدمت على رسول الله ﷺ فرآني قال: "أفلح الوجه" . قال: قلت: قتلته يا رسول الله.
(١) انظر "دلائل النبوة" للبيهقي (٤/ ٣٨). (٢) في (آ) و (ط): "أُبي بن كعب". (٣) انظر "زاد المعاد" لابن القيم (٣/ ٢١٨). (٤) انظر "دلائل النبوة" (٤/ ٤٠). (٥) رواه أحمد في "المسند" (٣/ ٤٩٦)، وفي إسناده ضعف. (٦) قال ياقوت: عُرَنَةُ: بوزن هُمزة وضُحكة وهو الذي يضحك من الناس فيكون في القياس الكير … واد بحذاء عرفات، … وقيل مسجد عرفة والمسيل كله. عن "معجم البلدان" (٤/ ١١١). (٧) في (آ) و (ط): "وحين" والتصحيح من "دلائل النبوة" للبيهقي مصدر المؤلف.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies