Ibn Hishâm a dit (1) : « Le sens de ce hadith est la parole de ‘Â’isha : Le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : “Le tombeau exerce une étreinte ; si quelqu’un devait en être sauvé, ce serait Sa‘d ibn Mu‘âdh.” »
J’ai dit : Ce hadith a été rapporté par l’imâm Ahmad (2) : « Yahyâ nous raconta, d’après Shu‘bah, d’après Sa‘d ibn Ibrâhîm, d’après Nâfi‘, d’après ‘Â’isha, d’après le Prophète (ﷺ) : “Le tombeau exerce un resserrement ; si quelqu’un devait en être épargné, Sa‘d ibn Mu‘âdh l’aurait été.” » Et la chaîne de ce hadith est conforme aux conditions des deux Sahîh, sauf que l’imâm Ahmad l’a rapporté par l’intermédiaire de Ghundar, d’après Shu‘bah, d’après Sa‘d ibn Ibrâhîm, d’après “un homme”, d’après ‘Â’isha, avec le même contenu (3).
Al-Ḥâfiẓ al-Bazzâr l’a également rapporté (4), d’après Nâfi‘, d’après Ibn ‘Umar, qui a dit : [‘Abd al-A‘la ibn Ḥammâd nous raconta, Dawûd ibn ‘Abd al-Raḥmân nous raconta, ‘Ubayd Allâh ibn ‘Umar nous raconta, d’après Nâfi‘, d’après Ibn ‘Umar, qui a dit :] « Le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : “Le jour de la mort de Sa‘d ibn Mu‘âdh, soixante-dix mille anges sont descendus sur terre ; ils n’étaient jamais descendus auparavant. Le tombeau l’a étreint d’une étreinte.” » Il est dit ensuite : Nâfi‘ se mit à pleurer. Cette chaîne de transmission est bonne, mais al-Bazzâr a précisé qu’un autre l’avait rapportée de ‘Ubayd Allâh, d’après Nâfi‘, sous forme mursal (c’est-à-dire sans mention d’Ibn ‘Umar).
Ensuite, al-Bazzâr (5) l’a rapporté par l’intermédiaire de Sulaymân ibn Sayf, d’Abû ‘Attâb, de Miskîn ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Abd al-Raḥmân ibn Yazîd ibn al-Khaṭṭâb, de Nâfi‘, d’Ibn ‘Umar, qui a dit : Le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : « À la mort de Sa‘d ibn Mu‘âdh, soixante-dix mille anges sont descendus, et ils n’avaient jamais foulé la terre avant cela. » Et lorsqu’il fut enterré, il déclara : « Gloire à Dieu ! Si quelqu’un avait pu échapper à l’étreinte du tombeau, Sa‘d en aurait réchappé. »
Al-Bazzâr a dit (6) : [Nous raconta] Ismâ‘îl ibn Ḥafṣ, qui a rapporté de Muḥammad ibn Faḍîl, qui a rapporté de ‘Aṭâ’ ibn as-Sâ’ib, d’après Mujâhid, d’après Ibn ‘Umar : « Le Trône a tremblé par amour pour la rencontre avec Dieu de Sa‘d ibn Mu‘âdh. » Il a ajouté que, selon lui, il s’agit du “lit funéraire” (sarîr), citant le verset : « وَرَفَعَ أَبَوَيْهِ عَلَى الْعَرْشِ » (Yûsuf, 100). Il a dit : « Ses planches se sont fendues. » Il est également rapporté que le Messager de Dieu (ﷺ) entra dans sa tombe et y demeura un moment. Lorsqu’il sortit, on lui demanda : « Ô Messager de Dieu, qu’est-ce qui t’a retenu ? » Il répondit : « Sa‘d fut étreint dans sa tombe d’une étreinte. »