Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

«Votre maître (1) ou : le meilleur parmi vous.» Puis il dit : «En vérité, ceux-ci se sont soumis à ton jugement.» Il dit : «Qu’on exécute leurs hommes combattants et qu’on réduise en captivité leur descendance.» Il dit : «Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) déclara : “Tu as jugé selon le jugement de Dieu.” Il se peut aussi qu’il ait dit : “Tu as jugé selon le jugement du Roi.”» Dans une autre version (2) : «du Malak (Ange)». Les deux l’ont rapporté dans les “Deux Sahihs” (3), selon différents témoignages remontant à Chouʿbah.

Imam Aḥmad (4) a dit : «Nous ont rapporté Ḥoujayn et Younous ; ils ont déclaré : “Nous a rapporté al-Layth ibn Saʿd, d’après Abou Zoubeïr, d’après Djâbir ibn ʿAbdallah, qui a dit : ‘Le jour des Coalisés (al-Aḥzâb), Saʿd ibn Mouʿâdh fut atteint [d’une flèche], et on lui trancha l’akḥil (artère du bras). Alors, le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) le cautérisa (5) avec le feu, mais sa main s’enfla. Il le cautérisa une seconde fois (6) et elle en enfla de nouveau. Le sang se mit à couler, et lorsqu’il vit cela, il formula cette prière : ‘Ô Dieu, ne me fais pas mourir avant que Tu ne réconfortes mon regard par le sort infligé aux Banou Qourayẓah.’ Son artère cessa alors de saigner, pas une goutte ne tomba avant que ces derniers ne se rendent au jugement de Saʿd. On l’appela donc pour rendre son verdict, et il décida qu’on exécute leurs hommes, que leurs femmes et leurs enfants soient faits prisonniers, afin que les musulmans puissent s’en servir. Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dit alors : ‘Tu as jugé contre eux selon le jugement de Dieu.’ Ils étaient quatre cents, et lorsque l’exécution fut achevée, son artère se rompit de nouveau et il mourut.”’»

Cette version est également rapportée par at-Tirmidhî et an-Nassâ’î (7), tous deux d’après Qoutaybah, qui le tient d’al-Layth. At-Tirmidhî le qualifie de «bon et authentique» (ḥasan ṣaḥîḥ).

Imam Aḥmad (8) a dit : «Ibn Noumayr nous a rapporté, d’après Hichâm, qui m’informa de son père, d’après ʿÂ’icha : ‘Lorsque le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) revint du Fossé (al-Khandaq), il déposa les armes et se lava. Alors Gabriel vint à lui, la poussière au-dessus de sa tête. Gabriel lui dit : “Tu as déposé les armes, mais, par Dieu, je ne les ai pas encore déposées ; sors vers eux.” Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) demanda : “Vers qui ?” Gabriel répondit : “Par ici”, en désignant les Banou Qourayẓah. Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) s’avança donc vers eux…’»

Hichâm poursuit : «Mon père m’informa que les Banou Qourayẓah se soumirent au jugement du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), lequel renvoya la décision à Saʿd. Celui-ci statua : “Je décrète que l’on exécute les hommes combattants, que l’on réduise en captivité femmes et enfants, et que l’on partage leurs biens.”» Hichâm ajoute : «Mon père m’informa que le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) déclara : “Tu as bel et bien jugé selon le jugement de Dieu.”»

Al-Boukhârî (9) a également rapporté : «Zakarîyâ ibn Yaḥyâ nous a transmis ; ʿAbdallah ibn Noumayr nous a transmis d’après Hichâm, d’après son père, d’après ʿÂ’icha, qui a dit : ‘Saʿd fut atteint lors du jour du Fossé, par une flèche tirée par un homme de Quraych du nom de Ḥibbân ibn al-ʿArriqa, qui l’atteignit à l’artère du bras. Alors le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dressa une tente dans la mosquée pour être plus proche de lui et le visiter. Lorsqu’il revint de la bataille du Fossé, il déposa ses armes et se lava. Gabriel vint et secoua la poussière de sa tête, disant : “Tu as déposé tes armes ; or, par Dieu, je ne les ai pas déposées. Sors donc…”’»

(1) Dans (T) : « قومًا لسيدكم ». (2) Elle se trouve aussi dans « al-Musnad » (3/22), mais rapportée de ʿAbd al-Raḥmān ibn Mahdī de Shuʿbah. (3) Rapporté par al-Bukhārī, n° 6262, et Muslim, n° 1768. (4) Rapporté par Aḥmad dans « al-Musnad » (3/350). (5) C’est-à-dire : il l’a cautérisé. (6) Dans (Ā) et (T) : « ... sa main enfla, alors il l’a saignée, puis il l’a amputée... » et la lecture « Musnad al-Imām Aḥmad » a gardé le terme. (7) Rapporté par al-Tirmidhī (1582) et an-Nasāʾī dans « al-Sunan al-Kubrā » n° 8679, c’est un hadith authentique. (8) Dans « al-Musnad » (6/56), c’est un hadith authentique. (9) Rapporté par al-Bukhārī, n° 4122.
سَيِّدكم (١) ، أو: خيركم ". ثم قال: " إن هؤلاء نزلوا على حُكمك ". قال: تُقْتَلُ مقاتلتهم وتسبى ذُرِّيتهم. قال: فقال رسول الله ﷺ : " قضيت بحكم الله ". وربما قال: " قضيت بحكم الملِك ". وفي رواية (٢) : " المَلَكِ أخرجاه في "الصحيحين" (٣) من طرق عن شعبة. وقال الإمام أحمد (٤) : ثنا حُجَينٌ ويونس، قالا: ثنا اللَّيث بن سعد، عن أبي الزبير، عن جابر بن عبد الله، أنه قال: رمي يوم الأحزاب سعد بن معاذ، فقطعوا أكحله، فحسمه (٥) رسول الله ﷺ بالنار، فانتفخت يده، فحسمه أخرى (٦) ، فانتفخت يده فنزفه، فلما رأى ذلك، قال: اللهم لا تخرج نفسي حتى تقرَّ عيني من بني قريظة. فاستمسك عرقه، فما قطر قطرةً حتى نزلوا على حكم سعد، فأرسل إليه، فحكم أن تقتل رجالهم، وتسبى نساؤهم، وذراريهم، يستعين بهم المسلمون، فقال رسول الله ﷺ : "أصبت حكم الله فيهم" وكانوا أربعمئة، فلمَّا فرغ من قتلهم، انفتق عرقه فمات. وقد رواه الترمذي والنسائي جميعًا (٧) ، عن قتيبة، عن اللَّيث به، وقال الترمذي: حسن صحيح. وقال الإمام أحمد (٨) : ثنا ابن نُمير، عن هشام، أخبرني أبي، عن عائشة، قالت: لمَّا رجع رسول الله ﷺ من الخندق، ووضع السلاح واغتسل، فأتاه جبريل وعلى رأسه الغبار، فقال: قد وضعت السلاح فوالله ما وضعتها، اخرج إليهم. قال رسول الله ﷺ : " فأين؟ " قال: هاهنا. وأشار إلى بني فريظة، فخرج رسول الله ﷺ إليهم. قال هشام: فأخبرني أبي أنهم نزلوا على حكم النبي ﷺ ، فردَّ الحكم فيهم إلى سعد، قال: فإنِّي أحكم أن تقتل المقاتلة، وتسبى النساء والذرِّيَّة، وتقسم أموالهم. قال هشام: قال أبي: فأُخبرت أن رسول الله ﷺ قال: "لقد حكمت فيهم بحكم الله" . وقال البخاري (٩) : ثنا زكريا بن يحيى، ثنا عبد الله بن نمير، ثنا هشام، عن أبيه، عن عائشة، قالت: أُصيب سعد يوم الخندق، رماه رجل من قريش يقال له: حِبَّان بن العَرِقة، رماه في الأكحل، فضرب النبي ﷺ خيمة في المسجد ليعوده من قريب، فلما رجع رسول الله ﷺ من الخندق، وضع السلاح واغتسل، فأتاه جبريل وهو ينفض رأسه من الغبار، فقال: قد وضعت السلاح والله ما وضعته، اخرج
(١) في (ط): "قوما لسيدكم". (٢) هي في "المسند" أيضًا (٣/ ٢٢)، لكن عن عبد الرحمن بن مهدي عن شعبة. (٣) رواه البخاري رقم (٦٢٦٢) ومسلم رقم (١٧٦٨). (٤) رواه أحمد في "المسند" (٣/ ٣٥٠). (٥) أي: كواه. (٦) في (آ) و (ط):" .. فانتفخت يده فنزفه، فحسمه أخرى … " وأثبت لفظ "مسند الإمام أحمد". (٧) رواه الترمذي (١٥٨٢) والنسائي في "السنن الكبرى" رقم (٨٦٧٩)، وهو حديث صحيح. (٨) في "المسند" (٦/ ٥٦) وهو حديث صحيح. (٩) رواه البخاري رقم (٤١٢٢).

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