Al-Bukhârî dit (1) : « Nous a rapporté [‘Abd Allâh] ibn Abî Shaybah, nous a rapporté Ibn Numayr (2), d’après Hishâm, d’après son père, d’après ‘Â’isha, qui a dit : “Lorsque le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) revint de la bataille du Fossé, il déposa ses armes et se lava. Alors, Gabriel vint à lui et dit : ‘Tu as déposé tes armes, par Dieu nous ne les avons pas encore déposées. Sors donc à leur encontre !’ Il demanda : ‘Vers qui ?’ Il répondit : ‘Juste ici.’ Et il désigna Banû Qurayza. Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) se rendit donc vers eux.” »
Aḥmad dit (3) : « Nous a rapporté Ḥasan, nous a rapporté Ḥammâd ibn Salama, d’après Hishâm ibn ‘Urwa, d’après son père, d’après ‘Â’isha. Elle déclara : “Quand l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) eut fini avec les Coalisés (al-Aḥzâb), il entra dans son lieu de bain pour se laver. Gabriel arriva, et je le vis par un interstice de la maison : sa tête était couverte de poussière. Il s’écria : ‘Ô Muḥammad, vous avez déposé vos armes ?’ Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) répondit (4) : ‘Nous avons déposé nos armes.’ Il reprit (5) : ‘Pour nous, nous ne les avons pas encore déposées : lève-toi et pars contre les Banû Qurayza !’” »
Al-Bukhârî dit ensuite (6) : « Nous a rapporté Mûsâ, nous a rapporté Jarîr ibn Hâzim, d’après Ḥumayd ibn Hilâl, d’après Anas ibn Mâlik, qui raconta : “J’ai l’impression de voir la poussière s’élever dans la ruelle des Banû Ghanm, c’était la troupe de Gabriel quand l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) marcha vers Banû Qurayza.” »
Il dit encore (7) : « Nous a rapporté ‘Abd Allâh ibn Muḥammad ibn Asmâ’, nous a rapporté Juwairiya ibn Asmâ’, d’après Nâfi‘, d’après Ibn ‘Umar, qui relata : “Le jour d’al-Aḥzâb, l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dit : ‘Que nul ne fasse la prière de l’asr sans être parvenu chez Banû Qurayza.’ Or, sur la route, l’heure de la prière de l’asr survint pour certains. Certains déclarèrent : ‘Nous ne prierons l’asr qu’une fois arrivés là-bas.’ D’autres dirent : ‘Nous allons prier ; il ne nous a pas ordonné de la retarder.’ Le fait fut rapporté au Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), et il ne réprimanda ni les uns ni les autres.” » Le même hadith est également rapporté par Muslim (8), d’après ‘Abd Allâh ibn Muḥammad ibn Asmâ’.
Al-Ḥâfiẓ al-Bayhaqî dit (9) : « Nous a rapporté Abû ‘Abd Allâh al-Ḥâfiẓ (10) et Abû Bakr Aḥmad ibn al-Ḥasan al-Qâḍî, ils dirent : ‘Nous a rapporté Abû al-‘Abbâs Muḥammad ibn Ya‘qûb, nous a rapporté Muḥammad ibn Khâlid ibn Khaliyy, nous a rapporté Bishr ibn Shu‘ayb, d’après son père, nous a rapporté al-Zuhrî, qui m’informa : ‘Abd al-Raḥmân ibn ‘Abd Allâh ibn Ka‘b ibn Mâlik m’a dit que son oncle ‘Ubayd Allâh l’informa que, lorsque l’Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) revint à l’issue de la poursuite des Coalisés et déposa sa cotte de mailles, se lava et se parfuma avec de l’encens, Gabriel (que la paix soit sur lui) lui apparut soudainement.’”