«Ainsi donc, ces cavaliers se ruent-ils sur moi, éloignez mes compagnons de moi et d’eux.
Aujourd’hui, mon honneur m’empêche de fuir, et un coup bien asséné à la tête ne manque pas sa cible.
Jusqu’à ce qu’il dise :
Il adorait la pierre par sottise d’esprit, tandis que j’ai adoré le Seigneur de Muhammad par clairvoyance…» et ainsi de suite.
Il est rapporté :
Ensuite, ‘Alî s’avança vers le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) le visage rayonnant. ‘Umar ibn al-Khattâb lui dit : «Pourquoi ne lui as-tu pas pris sa cuirasse ? Il n’y a pas meilleure cuirasse chez les Arabes.» Il répondit : «Je l’ai frappé et il s’est protégé avec sa partie intime, j’ai eu honte de dépouiller mon cousin.»
On raconte alors que sa cavalerie battit en retraite jusqu’à s’élancer au-delà du fossé.
Ibn Is’hâq, cité par al-Bayhaqî (1), rapporte qu’‘Alî le transperça de sa clavicule jusqu’à ressortir par ses côtes, et il mourut dans le fossé. Les polythéistes envoyèrent au Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) pour acheter son cadavre pour dix mille [dirhams] ; il dit : «Il est à vous, nous ne vendons pas les morts.»
L’imam Ahmad (2) a dit : «[Nous a rapporté] Nasr ibn Bâb, [nous a rapporté] Hajjâj, d’après al-Hakam, d’après Miqsam, d’après Ibn ‘Abbâs, qui a dit : Les musulmans ont tué un homme parmi les polythéistes le jour du fossé (al-Khandaq), et on leur proposa de l’argent pour sa dépouille. Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) déclara : “Remettez-leur sa dépouille, car sa dépouille est mauvaise et la rançon est mauvaise.” Il ne leur accepta rien.»
Al-Bayhaqî (3) le rapporte d’après Hammad ibn Salama, d’après Hajjâj (ibn Arta), d’après al-Hakam, d’après Miqsam, d’après Ibn ‘Abbâs : «Un homme parmi les polythéistes fut tué le jour des Coalisés (al-Ahzâb). Ils envoyèrent dire au Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) : “Envoie-nous son corps et nous te donnerons douze mille.” Il répondit : “Il n’y a aucune bonté en lui, ni en son prix.”» At-Tirmidhî (4) l’a également rapporté, d’après Sufyân ath-Thawrî, d’après Ibn Abî Laylâ, d’après al-Hakam, d’après Miqsam, d’après Ibn ‘Abbâs, et il l’a qualifié de «gharîb» (singulier).
Mûsâ ibn ‘Uqbah a mentionné que les polythéistes n’ont fait cette demande qu’à propos du cadavre de Nawfal ibn ‘Abd Allâh al-Makhzûmî lorsqu’il fut tué, en proposant une rançon. Il [le Prophète] répondit : «Il est impur et la rançon est impure. Que Dieu le maudisse, lui et sa rançon. Nous n’avons nul intérêt à sa rançon et ne vous empêchons pas de l’enterrer.»
Yûnus ibn Bukayr, selon Ibn Is’hâq, rapporta : Nawfal ibn ‘Abd Allâh ibn al-Mughîrah al-Makhzûmî sortit pour demander un duel. Az-Zubayr ibn al-‘Awwâm sortit à sa rencontre et le frappa d’un coup qui le fendit en deux, ébréchant même son sabre, puis il s’en retourna en disant :
[vers du mètre as-sarî‘].