«Vous avez abandonné Mes serviteurs ?» Ils répondent : «Nous les avons quittés alors qu’ils priaient, et nous les avons trouvés alors qu’ils priaient.» Voilà le texte tel qu’il apparaît dans le livre du Commencement de la Création, présenté ainsi. Cette formulation est propre à ce compilateur, sans être transmise par Muslim dans cette version. Tous deux l’ont rapporté dans les deux Sahîh(1) d’après le hadith de Mâlik, d’après Abû Zinâd.
Al-Bazzâr(2) a dit : «Ziyâd ibn Ayyûb nous a rapporté, Mubashshir ibn Ismâ‘îl al-Halabî nous a rapporté, Tamâm ibn Najîh nous a rapporté, d’après al-Hasan – c’est-à-dire al-Basrî – d’après Anas, qui a dit : le Messager de Dieu (que Dieu lui accorde bénédiction et salut) a dit : “Il n’y a pas deux anges gardiens qui élèvent à Dieu ce qu’ils ont enregistré au cours d’une journée, et pour lesquels Dieu voit au début et à la fin du registre une demande de pardon, sans que Dieu ne dise : ‘J’ai certes pardonné à Mon serviteur ce qui se trouve entre les deux extrémités du registre.’”» Puis il ajouta : «Cette chaîne est propre à Tamâm ibn Najîh, et il est jugé ‘sâlih al-hadîth’ (c’est-à-dire acceptable).»
J’ajoute : Ibn Ma‘în(3) l’a déclaré digne de confiance, tandis que al-Bukhârî(4), Abû Hâtim(5), Abû Zur‘a(6), an-Nassâ’î(7) et Ibn ‘Adî(8) l’ont jugé faible ; Ibn Hibbân l’a accusé d’invention(9). L’imâm Ahmad(10) a dit : «Je ne connais pas vraiment sa situation.»
Ce qui importe ici, c’est que chaque être humain a deux anges gardiens : l’un se tenant devant lui et l’autre derrière lui, et ils le préservent, par ordre de Dieu. Il a également deux anges scribes : l’un à sa droite et l’autre à sa gauche. L’ange de droite est prééminent sur celui de gauche, comme nous l’avons mentionné(11) au verset : «À sa droite et à sa gauche, assis (17) ; nul mot il ne prononce sans qu’un observateur prêt (à écrire) ne soit là(18).» [Qâf, 17-18]
Quant au hadith rapporté par l’Imâm Ahmad(12) : «Aswad ibn ‘Âmir nous a rapporté ; Sufyân nous a rapporté ; Mansûr nous a rapporté, d’après Sâlim ibn Abî al-Ja‘d, d’après son père, d’après ‘Abd Allâh – c’est-à-dire Ibn Mas‘ûd – qui a dit : le Messager de Dieu (que Dieu lui accorde bénédiction et salut) a dit : “Il n’est personne parmi vous à qui ne soit attribué un compagnon des djinns et un compagnon des anges.” Ils demandèrent : “Même toi, ô Messager de Dieu ?” Il répondit : “Même moi, mais Dieu m’a accordé Son aide contre lui, si bien qu’il ne m’ordonne que le bien.”»