Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Biâda Ibn ‘Âmir et ‘Abd Allâh Ibn Târiq, l’allié des Banû Ẓafar. Ainsi, Ibn Isḥâq a rapporté qu’ils étaient au nombre de six, tout comme l’a mentionné Mûsâ Ibn ‘Uqba (1), et il dit aussi qu’ils leur donnèrent à boire, selon le récit d’Ibn Isḥâq. Selon Al-Bukhârî, ils étaient dix, et pour lui, leur émir était ‘Âṣim Ibn Thâbit Ibn Abî al-Aqlaḥ — Dieu sait mieux.

Ibn Isḥâq (2) a dit : « Ils partirent avec ces gens jusqu’à ce qu’ils arrivèrent à Ar-Rajî‘ — un point d’eau des Banû Hudhayl dans la région du Ḥijâz, près des sources d’Al-Hada’a. Ils les trahirent alors et lancèrent un appel à Hudhayl contre eux. Les compagnons, qui se trouvaient dans leurs campements, se retrouvèrent soudain cernés par des hommes tenant des sabres. Les compagnons prirent alors leurs épées pour combattre, mais ceux-ci leur dirent : “Par Dieu, nous ne voulons pas vous tuer ; nous voulons seulement obtenir, grâce à vous, une compensation de la part des gens de La Mecque. Mais nous prêtons devant Dieu notre promesse et notre pacte que nous ne vous tuerons pas.””

Quant à Marthad, Khâlid Ibn al-Bukayr et ‘Âṣim Ibn Thâbit, ils répondirent : “Par Dieu, nous n’accepterons jamais la promesse ni le pacte d’un polythéiste.”” À ce moment, ‘Âṣim Ibn Thâbit déclama en rajaz :

« Quel mal me rongerait, alors que je suis un archer solide, / Avec un arc tendu par une corde résistante ?
Les lames s’écartent de mon cuir, / La mort est une certitude et la vie n’est qu’illusion,
Toute chose décrétée par Dieu adviendra, / Et revient à l’homme ce qui lui est destiné.
Si je ne vous combats pas, que ma mère soit alors perdue ! »

Il dit aussi :

« Le père de Sulaymân et ses flèches puissantes, / Une flamme ardente semblable à un brasier.
Quand le péril nous surprend, je ne tremble point, / Mon bouclier est fait de la peau d’un taureau solide.
Et je suis croyant en ce qui fut révélé à Muḥammad. »

Et il récita encore :

« Le père de Sulaymân, et pour ma part je sais tirer, / Et mon peuple compte parmi ceux que l’on honore. »

Ibn Isḥâq rapporte : « Alors il combattit jusqu’à ce qu’il fût tué, ainsi que ses deux compagnons. Une fois ‘Âṣim tué, Hudhayl voulut prendre sa tête pour la vendre à Sulâfa bint Sa‘d Ibn Shuhayd (3), laquelle avait fait le vœu, depuis qu’il avait frappé ses deux fils au jour d’Uḥud, que si elle parvenait à obtenir la tête de ‘Âṣim, elle boirait du vin dans son crâne. Mais les abeilles (ad-dubr) l’en empêchèrent — c’est ce qu’a mentionné Al-Bukhârî après l’arrivée de Khubayb et Zayd Ibn Ad-Dathinna à La Mecque. Et ce qu’Ibn Isḥâq a rapporté s’harmonise mieux avec les faits. »

Il poursuivit : « Lorsqu’elles s’interposèrent entre lui et eux, ces derniers dirent : “Laissez-le jusqu’au soir ; peut-être que l’essaim s’en ira et alors nous pourrons le prendre.” Mais Dieu envoya alors le torrent, qui emporta le corps de ‘Âṣim. En effet, ‘Âṣim avait fait à Dieu la promesse de ne jamais être touché par un polythéiste ni de toucher un polythéiste, par crainte de l’impureté. »

‘Umar Ibn al-Khaṭṭâb disait, lorsqu’il apprit que les abeilles l’avaient défendu :

(1) Voir « Dalāʾil al-Nubuwwah » d’al-Bayhaqī (3/327). (2) Voir « Sīrat al-Nabawiyyah » d’Ibn Hishām (2/169). (3) Dans (a) et (ṭ) : « Suhayl ».
بياضة بن عامرٍ، وعبد اللَّه بن طارقٍ، حليف بني ظَفرٍ. (رضي الله عنها) . هكذا قال ابن إسحاق أنّهم كانوا ستةً، وكذا ذكر موسى بن عقبة (١) ، وسقاهم كما قال ابن إسحاق. وعند البخاريّ أنهم كانوا عشرةً، وعنده أنّ أميرهم عاصم بن ثابت بن أبي الأقلح، فاللَّه أعلم. قال ابن إسحاق (٢) : فخرجوا مع القوم، حتى إذا كانوا على الرّجيع -ماءٍ لهذيلٍ بناحية الحجاز، من صدور الهدأة- غدروا بهم، فاستصرخوا عليهم هذيلًا، فلم يرع القوم -وهم في رحالهم- إلا الرجال بأيديهم السيوف قد غشوهم، فأخذوا أسيافهم ليقاتلوا القوم، فقالوا لهم: إنا واللَّه ما نريد قتلكم، ولكنا نريد أن نصيب بكم شيئًا من أهل مكة، ولكن عهد اللَّه وميثاقه أن لا نقتلكم. فأما مرثدٌ وخالد بن البكير وعاصم بن ثابتٍ فقالوا: واللَّه لا نقبل من مشركٍ عهدًا ولا عقدًا أبدًا. وقال عاصم بن ثابتٍ: [من الرجز] ما عِلّتي وأنا جلدٌ نابل … والقوس فيها وَتَرٌ عنابل تزلّ عن صفحتها المعابل … الموت حقّ والحياة باطل وكل ما حمّ الإله نازل … بالمرء والمرء إليه آيل إن لم أقاتلكم فأمّي هابل وقال عاصمٌ أيضًا: [من الرجز] أبو سليمان وريش المقعد … وضالةٌ مثل الجحيم الموقد إذا النّواجي افترشت لم أرعد … ومجنأٌ من جلد ثورٍ أجرد ومؤمنٌ بما على محمد وقال أيضًا: [من الرجز] أبو سليمان ومثلي رامى … وكان قومي معشرًا كراما قال: ثم قاتل حتى قتل، وقتل صاحباه، فلمّا قتل عاصمٌ، أرادت هذيلٌ أخذ رأسه؛ ليبيعوه من سلافة بنت سعد بن شُهَيدٍ (٣) ، وكانت قد نذرت حين أصاب ابنيها يوم أحدٍ؛ لئن قدرت على رأس عاصمٍ، لتشربنّ في قِحفه الخمر، فمنعته الدّبْر -هكذا ذكره البخاريّ بعد وصول خبيبٍ وزيد بن الدّثنة إلى مكة. وهذا الذي ذكره ابن إسحاق أنسب- قال: فلمّا حالت بينهم وبينه قالوا: دعوه حتى يمسي فتذهب عنه فنأخذه. فبعث اللَّه الوادي، فاحتمل عاصمًا فذهب به، وقد كان عاصمٌ قد أعطى اللَّه عهدًا أن لا يمسّه مشركٌ، ولا يمسّ مشركًا أبدًا؛ تنجّسًا، فكان عمر بن الخطاب يقول حين بلغه أن الدّبْر منعته:
(١) انظر "دلائل النبوة" للبيهقي (٣/ ٣٢٧). (٢) انظر "السيرة النبوية" لابن هشام (٢/ ١٦٩). (٣) في (أ) و (ط): "سهيل".

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies