Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Si tu as effectivement bien manié ton épée, sache que Sahl ibn Ḥunayf, Abou Doujâna, ‘Āsim ibn Thâbit et al-Ḥârith ibn aṣ-Ṣamma l’ont également parfaitement maniée. »
Ibn Hichâm (1) rapporte : « L’épée du Messager d’Allah (ﷺ) était Dhû l-Fiqâr. » Il poursuit : « Quelqu’un parmi les gens de savoir m’a rapporté, d’après Ibn Abî Najîḥ, qui dit : “Le jour de ’Uḥud, un héraut lança : ‘Il n’y a pas d’épée hormis Dhû l-Fiqâr, et nul jeune champion si ce n’est ‘Alî ’ (2).” »
Il dit encore : « Quelqu’un parmi les gens de savoir m’a rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) déclara à ‘Alî : “Les polythéistes ne nous infligeront plus pareille épreuve tant qu’Allah ne nous accordera pas la victoire.” »
Ibn Isḥâq (3) raconte : « Le Messager d’Allah (ﷺ) passa près des demeures de Banû ‘Abd al-Ashhal et entendit des pleurs et des lamentations sur leurs morts. Ses yeux (ﷺ) s’emplirent de larmes, puis il pleura et dit : “Quant à Ḥamza, personne ne le pleure.” Lorsque Sa‘d ibn Mu‘âdh et Usayd ibn al-Ḥuḍayr retournèrent auprès de Banû ‘Abd al-Ashhal, ils ordonnèrent à leurs femmes de se ceindre et d’aller pleurer l’oncle du Messager d’Allah (ﷺ). »
On rapporte (4) de Ḥakîm ibn Ḥakîm ibn ‘Abbâd ibn Ḥanîf, d’après certains hommes de Banû ‘Abd al-Ashhal, que lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) entendit ces femmes pleurer Ḥamza, il sortit vers elles alors qu’elles se tenaient à la porte de sa mosquée. Elles pleuraient Ḥamza, il leur dit alors : « Retournez (chez vous), qu’Allah vous fasse miséricorde, car vous avez fait preuve de solidarité en vous comportant de la sorte. » Il est dit qu’en ce jour-là, le Messager d’Allah (ﷺ) interdit les lamentations funèbres (selon Ibn Hichâm).
Ibn Isḥâq ajoute que ce récit est incomplet, et qu’une partie en est rapportée sous forme de mursal (transmission interrompue). L’imâm Aḥmad l’a rapporté de façon étayée, en disant : « Nous a transmis Zayd ibn al-Ḥabbâb, qui tient d’Usâma ibn Zayd, qui tient de Nâfi‘, d’après Ibn ‘Umar, que lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) revint de ’Uḥud, les femmes des Anṣâr pleuraient leurs maris tombés au combat. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) dit : “Quant à Ḥamza, personne ne le pleure.” Puis il dormit quelque temps, se réveilla et les trouva toujours en train de pleurer. Il déclara : “Les voici aujourd’hui qui pleurent et se lamentent pour Ḥamza !” » Ce ḥadîth répond aux critères de Muslim (5).
Ibn Mâjah (6) le rapporte également d’après Hârûn ibn Sa‘îd, qui tient d’Ibn Wahb, qui tient d’Usâma ibn Zayd al-Laythî, qui tient de Nâfi‘, d’après Ibn ‘Umar, que le Messager d’Allah (ﷺ) passa un jour auprès des femmes de Banû ‘Abd al-Ashhal qui pleuraient leurs morts au jour de ’Uḥud. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur adressa alors la parole