Il puisa de l’eau dans Al-Mihrās, puis l’apporta au Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) afin qu’il en boive. Mais il y perçut une odeur et la trouva peu agréable, si bien qu’il s’en détourna et n’en but pas. Il lava alors le sang de son visage et en versa sur sa tête tout en disant : « La colère de Dieu s’est intensifiée contre celui qui a fait saigner le visage de Son Prophète. » Des hadiths authentiques ont précédemment été rapportés à ce sujet, et ils suffisent en témoignage.
Ibn Ishaq (1) raconte : « Tandis que le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) se trouvait dans le défilé, en compagnie de quelques-uns de ses Compagnons, un groupe de Quraysh gagna le sommet de la montagne. » Ibn Hisham précise (2) : « Parmi eux se trouvait Khalid ibn al-Walid. » Ibn Ishaq ajoute : « Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit alors : “Ô Seigneur, il ne leur sied pas de nous dominer du haut de la montagne.” » C’est ainsi que ‘Umar ibn al-Khattâb, accompagné de quelques Émigrés (Muhâjirûn), combattit ces assaillants, les contraignant à redescendre.
Ensuite, le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) se dirigea vers un rocher pour le gravir. Il était affaibli, car son corps était éprouvé, et il était protégé par deux cottes de mailles. Il eut du mal à se hisser, et Talha ibn ‘Ubayd Allâh s’agenouilla sous lui pour l’aider à grimper jusqu’au sommet. Yahyâ ibn ‘Abbâd ibn ‘Abd Allâh ibn al-Zubayr rapporte, de la part de son père, qu’il tenait d’Abd Allâh ibn al-Zubayr [transmis de al-Zubayr] : « J’ai entendu, ce jour-là, le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dire : “Talha l’a rendu obligatoire”, en faisant allusion à ce que Talha accomplit ce jour-là pour le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). »
Ibn Hisham (2) mentionne également qu’après avoir été blessé, le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) pria la prière de midi (Dhur) le jour de Uhud en étant assis, et que tous les musulmans prièrent derrière lui en étant également assis, selon ce qu’a rapporté ‘Umar, l’affranchi de Ghufrah (3).
Ibn Ishaq (4) rapporte ensuite, d’après ‘Âsim ibn ‘Umar ibn Qatâdah, qu’il y avait parmi eux un homme quant à la filiation incertaine, qu’on nommait Quzmân. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) disait lorsqu’on lui en parlait : « C’est un homme destiné au Feu. » Le jour de Uhud, il combattit vaillamment et tua à lui seul sept ou huit polythéistes, se montrant d’un grand courage. Cependant, il fut grièvement blessé et transporté dans la maison des Banû Zhafr. Des musulmans lui dirent : « Par Dieu, tu t’es illustré aujourd’hui, Quzmân, réjouis-toi de cette bonne nouvelle. » Il répondit : « De quelle bonne nouvelle pourrais-je me réjouir ? Par Dieu, je n’ai combattu que pour défendre l’honneur de mon clan, sans quoi je ne l’aurais pas fait. » Puis, lorsque ses blessures s’aggravèrent, il prit une flèche de son carquois et se donna la mort. Un récit similaire est rapporté lors de la campagne de Khaybar, comme il sera évoqué si Dieu le veut.
L’imam Ahmad (6) rapporte : « ‘Abd al-Razzâq nous transmit qu’il tenait de Ma‘mar, de az-Zuhrî, de Ibn al-Musayyib, de son père… » et ainsi de suite.