Sijâl : « Vous trouverez parmi ces gens des actes de mutilation que je n’ai pas ordonnés et qui ne m’ont pas déplu. » Puis il se mit à réciter (des vers de rajaz en mètre raccourci) :
« Ô Houbal, élève-toi ! Ô Houbal, élève-toi ! »
Le Messager de Dieu (ﷺ) dit : « Ne lui répondez-vous donc pas ? »
Ils dirent : « Ô Messager de Dieu, que devons-nous dire ? » Il répondit : « Dites : “Dieu est plus haut et plus grand en majesté.” »
Il (l’ennemi) déclara : « Certes, al-‘Uzzâ est à nous, tandis que vous n’avez pas d’al-‘Uzzâ. » Le Messager de Dieu (ﷺ) dit : « Ne lui répondez-vous pas ? » Ils dirent : « Ô Messager de Dieu, que devons-nous dire ? » Il répondit : « Dites : “Dieu est notre Protecteur, et vous n’avez pas de protecteur.” »
Al-Bukhârî (1) le rapporte d’après le hadith de Zuhayr – qui est Ibn Mu‘âwiyah (2) – sous forme abrégée. On l’a déjà cité de manière plus développée par la voie d’Israïl, d’après Abû Isḥâq.
L’imâm Aḥmad (3) dit : « Nous a rapporté ‘Affân, nous a rapporté Ḥammâd ibn Salamah, [transmis] par Thâbit et ‘Alî ibn Zayd, d’après Anas ibn Mâlik : lorsque les polythéistes acculèrent le Prophète (ﷺ), il était alors accompagné de sept hommes des Anṣâr et de deux hommes de Quraysh. Il dit : “Qui les repoussera loin de nous et sera mon compagnon au Paradis ?” Un homme parmi les Anṣâr s’avança et combattit jusqu’à être tué. Quand ils revinrent à la charge, il répéta : “Qui les repoussera loin de nous et sera mon compagnon au Paradis ?” jusqu’à ce que les sept fussent tués. Alors le Messager de Dieu (ﷺ) dit à ses deux compagnons : “Nous n’avons pas été équitables envers nos compagnons.” » Muslim (4) rapporte également ce hadith par la voie de Hudbah ibn Khâlid, d’après Ḥammâd ibn Salamah.
Al-Bayhaqî, dans « Dalâʾil » (5), rapporte avec sa chaîne de transmission, selon ‘Umârah ibn Ghaziyyah, d’après Abû az-Zubayr, d’après Jâbir : « Le jour de Uḥud, les gens prirent la fuite et laissèrent le Messager de Dieu (ﷺ). Restèrent avec lui onze hommes des Anṣâr et Ṭalḥah ibn ‘Ubayd Allâh, alors qu’il grimpait sur la montagne. Les polythéistes les poursuivirent et il dit : “N’y a-t-il personne pour affronter ceux-là ?” Ṭalḥah répondit : “Moi, ô Messager de Dieu.” Le Messager de Dieu (ﷺ) dit : “Reste où tu es, Ṭalḥah.” Alors un homme des Anṣâr dit : “Moi, ô Messager de Dieu.” Il combattit pour le défendre tandis que le Messager de Dieu (ﷺ) et ceux qui étaient avec lui continuaient de monter. Puis cet Anṣâr fut tué. Les polythéistes les rejoignirent à nouveau et il (ﷺ) dit : “N’y a-t-il personne pour affronter ceux-là ?” Ṭalḥah reprit les mêmes paroles et le Messager de Dieu (ﷺ) lui répondit de même. Un autre Anṣâr dit : “Moi, ô Messager de Dieu.” Il reçut l’autorisation de combattre et combattit comme son prédécesseur, puis fut tué, tandis que le Messager de Dieu (ﷺ) et ses compagnons continuaient à gravir la montagne. Il en fut ainsi jusqu’à ce qu’il ne restât plus avec le Prophète (ﷺ) que Ṭalḥah ibn ‘Ubayd Allâh. Les polythéistes les assaillirent alors tous deux et le Messager de Dieu (ﷺ) dit : “Qui va se charger de ceux-là, ô Ṭalḥah ?” Ṭalḥah répondit : “Moi.” Il combattit alors avec la vaillance de tous les précédents réunis, et ses doigts furent touchés ; il s’exclama : “Ḥass !” Le Messager de Dieu (ﷺ) dit : “Si seulement tu avais dit : ‘Bismillâh, (au nom de Dieu)’, ou que tu eusses mentionné le Nom de Dieu…” »