Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Au sommet de la tête de Hind bint ‘Utba, puis il écarta l’épée d’elle. Az-Zubayr rapporta : « Alors j’ai dit : “Dieu et Son Messager savent mieux.” » Al-Bayhaqî l’a aussi rapporté dans “ad-Dalâʾil” (1), d’après Hishâm ibn ‘Urwa, qui le tenait de son père, lui-même de az-Zubayr ibn al-‘Awwâm. Ibn Ishâq (2) rapporte qu’Abû Dujâna déclara : « J’ai aperçu une personne qui excitait les gens à combattre d’une manière très vive. Je me suis porté contre elle et, lorsque j’ai levé l’épée sur elle, elle poussa un cri : c’était une femme. J’ai alors préservé l’épée du Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui) de frapper une femme. »

Mûsâ ibn ‘Uqba mentionne que le Messager de Dieu (que la prière et la paix soient sur lui), après avoir présenté l’épée, refusa de la remettre à ‘Umar qui la lui demandait, puis la refusa de même à az-Zubayr, si bien qu’ils en conçurent du ressentiment. Lors de la troisième offre, Abû Dujâna sollicita l’épée, et le Prophète la lui confia. Il honora alors pleinement l’arme qui lui avait été donnée. On raconte que Ka‘b ibn Mâlik aurait dit : « J’étais parmi les musulmans blessés et, lorsque je vis ce que les polythéistes faisaient aux corps de nos frères tués, je me relevai et partis plus loin. Je vis alors un homme païen qui rassemblait les armes et contenait les musulmans en s’écriant : “Serrez-vous comme s’attroupent des moutons !” Un musulman se tenait devant lui, l’attendant en armure. Je le contournai pour me placer derrière, estimant la posture des deux combattants, et constatai que le polythéiste était mieux équipé et mieux préparé. Je les observai jusqu’à ce qu’ils s’affrontent. Le musulman frappa le polythéiste à la base de la nuque d’un coup d’épée qui atteignit sa hanche et sépara son corps en deux. Ensuite, le musulman retira ce qui couvrait son visage et déclara : “Alors, Ka‘b, qu’en dis-tu ? Je suis Abû Dujâna.” » [Maqtal Ḥamza, …]

Ibn Ishâq (3) raconte : « Ḥamza ibn ‘Abd al-Muṭṭalib combattit jusqu’à tuer Arṭâ’a ibn ‘Abd Sharḥabîl ibn Hâshim ibn ‘Abd Manâf [ibn ‘Abd ad-Dâr], l’un des hommes qui portaient l’étendard. Il tua également ‘Uthmân ibn Abî Ṭalḥa, qui était le porte-étendard, en récitant [en vers de rajaz] :

“Il est du devoir des porteurs de l’étendard
De teindre leur lance de sang ou de la voir brisée.”

Hamaza s’élança alors contre lui et le tua, puis il croisa Sabâ‘ ibn ‘Abd al-‘Uzzâ al-Ghabshânî, surnommé Abû Niyâr. Hamza l’apostropha en disant : “Approche, ô fils de celle qui coupe les prépuces !” En effet, sa mère était Umm Anmâr, l’affranchie de Sharîq ibn ‘Amr ibn Wahb ath-Thaqafî, qui exerçait la profession de circonciseuse à La Mecque. Lorsqu’ils s’affrontèrent, Hamza le frappa et le tua. »

Wahshî, l’esclave de Jubayr ibn Muṭ‘im, raconta : « Par Dieu, je voyais Hamza tailler les rangs avec son épée, ne laissant rien devant lui, à la manière d’un grand chameau gris. C’est alors que Sabâ‘ se dirigea vers lui et Hamza s’écria : “Approche, ô fils de celle qui coupe les prépuces !” Il le frappa d’un coup, comme s’il avait manqué sa tête. Pour ma part, j’avais déjà levé et préparé ma lance ; lorsque j’en fus satisfait, je la lançai sur lui. Elle l’atteignit au bas-ventre et ressortit entre ses jambes. Il avança dans ma direction, puis faiblit et chuta, et je l’abandonnai. »

(1) Rapporté par al-Bayhaqī dans « Dalaʾil al-Nubuwwa » (3/232). (2) Voir « Sīrat al-Nabī » d’Ibn Hishām (2/69). (3) Voir « Sīrat al-Nabī » d’Ibn Hishām (2/69). (4) C’est-à-dire : la partie inférieure de l’abdomen entre le nombril et l’aine.
على مفرق رأس هند بنت عتبة، ثم عدل السيف عنها. قال الزّبير: فقلت: اللَّه ورسوله أعلم. وقد رواه البيهقيّ في "الدلائل" (١) من طريق هشام بن عروة، عن أبيه، عن الزّبير بن العوّام بذلك. قال ابن إسحاق (٢) : قال أبو دجانة: رأيت إنسانًا يُحمش الناس حمشًا شديدًا، فصمدت له، فلمّا حملت عليه السيف وَلْوَلَ، فإذا امرأةٌ، فأكرمتُ سيف رسول اللَّه ﷺ أن أضرب به امرأةً. وذكر موسى بن عقبة أنّ رسول اللَّه ﷺ لما عرضه، طلبه منه عمر، فأعرض عنه، ثم طلبه منه الزّبير، فأعرض عنه، فوجدا في أنفسهما من ذلك، ثم عرضه الثالثة، فطلبه أبو دجانة، فدفعه إليه، فأعطى السيف حقّه. قال: فزعموا أنّ كعب بن مالكٍ قال: كنت فيمن جرح من المسلمين، فلمّا رأيت مَثْل المشركين بقتلى المسلمين قمت فتجاوزت، فإذا رجلٌ من المشركين جمع اللأْمة يحوز المسلمين، وهو يقول: استوسقوا كما استوسقت جزر الغنم. قال: وإذا رجلٌ من المسلمين قائمٌ ينتظره وعليه لأمته، فمضيت حتى كنت من ورائه، ثم قمت أقدُر المسلم والكافر ببصرى، فإذا الكافر أفضلهما عدّةً وهيئةً. قال: فلم أزل أنتظرهما حتى التقيا، فضرب المسلم الكافر على حبل عاتقه ضربةً بالسيف فبلغت ورِكه، وتفرّق فرقتين، ثم كشف المسلم عن وجهه وقال: كيف ترى يا كعب؟ أنا أبو دجانة. [مقتل حمزة، (رضي الله عنه) ] قال ابن إسحاق (٣) : وقاتل حمزة بن عبد المطلب حتى قتَل أرطاة بن عبد شرحبيل بن هاشم بن عبد مناف [بن عبد الدار] ، وكان أحد النَّفر الذين يحملون اللواء. وكذلك قتَل عثمانَ بنَ أبي طلحة، وهو حامل اللواء، وهو يقول: [من الرجز] إن على أهل اللواء حقا … أن يخضبوا الصّعدة أو تندقَّا فحمل عليه حمزة فقتله، ثم مرّ به سباع بن عبد العزّى الغبشانيّ، وكان يكنى بأبي نيارٍ، فقال حمزة: هلمّ [إليّ] يابن مقطّعة البُظور. وكانت أمّه أمّ أنمارٍ مولاة شريق بن عمرو بن وهبٍ الثّقفيّ، وكانت ختّانةً بمكة، فلما التقيا ضربه حمزة فقتله، قال وحشيٌّ غلام جبيرٍ بن مطعم: واللَّه إنّي لأنظر إلى حمزة يهدّ الناس بسيفه ما يُليق شيئًا، مثل الجمل الأورق، إذ قد تقدّمني إليه سباعٌ، فقال حمزة: هلمّ إليّ يا بن مقطعة البظور. فضربه ضربةً فكأنما أخطأ رأسه، وهززت حربتي، حتى إذا رضيتُ منها دفعتُها عليه، فوقعت في ثنّته (٤) حتى خرجت من بين رجليه، فأقبل نحوى، فغلب فوقع، وأمهلته
(١) رواه البيهقي في "دلائل النبوة" (٣/ ٢٣٢). (٢) انظر "السيرة النبوية" لابن هشام (٢/ ٦٩). (٣) انظر "السيرة النبوية" لابن هشام (٢/ ٦٩). (٤) أي: ما بين السُّرَّة والعانة من أسفل البطن.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies