Entre les mains d’hommes qui ont émigré vers leur Seigneur… et qui sont en vérité Ses partisans, ainsi que les mains des anges.
Si tu prends la route menant à al-Ghawr depuis les flancs de ʿAlij (1), va lui dire : « Ce n’est pas là que se trouve le chemin. »
Ibn Hishâm (2) a dit : « Ces vers figurent dans un poème de Hassân, auquel Abû Sufyân ibn al-Hârith a répondu. »
Al-Wâqidî (3) a rapporté : « Zayd ibn Hâritha partit dans cette expédition au tout début de Jumâdâ al-Oulâ, à la fin du vingt-huitième mois qui suivit l’Hégire. Le dirigeant de cette caravane (ʿîr) était Safwân ibn Umayya. Si Zayd ibn Hâritha fut envoyé, c’était parce que Nuʿaym ibn Masʿûd arriva à Médine avec des informations sur cette caravane, alors qu’il suivait encore la religion de son peuple. Il s’était réuni à Kinâna ibn Abî l-Ḥuqayq chez les Banû an-Naḍîr, en compagnie de Sulayṭ ibn an-Nuʿmân, qui lui était musulman. Ils burent alors que le vin n’était pas encore interdit. Au cours de la conversation, Nuʿaym ibn Masʿûd évoqua l’histoire de la caravane, le départ de Safwân ibn Umayya et l’importante somme d’argent qu’il transportait.
Sulayṭ partit aussitôt en informer le Messager de Dieu ﷺ. Celui-ci dépêcha immédiatement Zayd ibn Hâritha, qui les rencontra et s’empara des biens ; quant aux hommes, ils purent s’échapper, en dehors d’un ou deux prisonniers. La caravane fut ramenée et le Messager de Dieu ﷺ en préleva le cinquième, lequel atteignit vingt mille, puis il répartit les quatre autres parts entre les membres de l’expédition. Parmi les prisonniers se trouvait le guide, Furât ibn Ḥayyân, qui se convertit à l’islam – qu'Allah soit satisfait de lui –. »
Ibn Jarîr (4) rapporte qu’al-Wâqidî prétend qu’en Rabîʿ de cette même année, ʿUthmân ibn ʿAffân aurait épousé Umm Kulthûm, la fille du Messager de Dieu ﷺ, et qu’elle lui aurait été remise après la célébration en Jumâdâ al-Âkhira de la même année.
Le meurtre de Kaʿb ibn al-Ashraf le Juif
Il était issu des Banû Ṭayy, puis des Banû Nabhan, mais sa mère appartenait aux Banû an-Naḍîr. C’est ainsi que l’a mentionné Ibn Isḥâq (5) avant l’exil des Banû an-Naḍîr. Quant à al-Bukhârî (6) et al-Bayhaqî (7), ils l’évoquent après l’histoire des Banû an-Naḍîr. Cependant, la version correcte est celle d’Ibn Isḥâq, comme on le verra, car l’affaire des Banû an-Naḍîr n’eut lieu qu’après la bataille de Uḥud. C’est au moment du siège qui leur fut imposé que le vin fut interdit, comme nous l’expliquerons plus loin, si Dieu le veut.
Al-Bukhârî rapporte dans son “Ṣaḥīḥ” (8) le récit de l’assassinat de Kaʿb ibn al-Ashraf. Il dit : « Kaʿb ibn al-Ashraf fut tué. ʿAlî ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté, d’après Sufyân, d’après ʿAmr : j’ai entendu Jâbir ibn ʿAbd Allâh dire : “Le Messager de Dieu ﷺ a déclaré : ‘Qui se chargera de Kaʿb ibn al-Ashraf ? Il nous a causé tant de tort…’” »