Al-Umawī a rapporté dans son « Maghāzī » (1) : « J’ai entendu mon père, nous a transmis (2) Sulaymān ibn Arqam, d’après Ibn Sīrīn, d’après Abū Hurayra, que le Messager de Dieu (ﷺ) avait gracié la poésie de l’époque préislamique. » Sulaymān dit : « On mentionna cela à az-Zuhrī, qui répondit : “Il l’a graciée, à l’exception de deux poèmes : celui d’Umaiya où il évoque les gens de Badr, et celui d’al-Aʿshā où il mentionne al-Aḥwaṣ.” » Il s’agit d’un hadith étrange, et Sulaymān ibn Arqam est un narrateur délaissé (3). Dieu est plus savant.
Chapitre : À propos de l’expédition contre Banū Sulaym en la deuxième année de l’Hégire
Ibn Isḥāq a dit (4) : « Lorsque le Messager de Dieu (ﷺ) acheva l’affaire de Badr, c’était juste après (5) le mois de Ramaḍān ou durant Shawwāl. À son arrivée à Médine, il n’y demeura que sept nuits avant de repartir en campagne, se dirigeant contre Banū Sulaym. » Ibn Hishām (6) rapporte : « Il laissa à la tête de Médine Sibāʿ ibn ʿArfaṭa al-Ghifārī ou Ibn Umm Maktūm, l’aveugle. »
Ibn Isḥāq poursuit (7) : « Il parvint à un point d’eau de leur territoire appelé al-Kudr, y séjourna trois nuits, puis repartit vers Médine sans rencontrer de combat. Il y demeura le reste de Shawwāl et de Dhu al-Qaʿda, et, durant ce séjour, il libéra (8) la plus grande partie des prisonniers qurayshites. »
Chapitre : L’expédition du Sawīq au mois de Dhu al-Ḥijja de la même année, communément appelée la bataille de Qarqarat al-Kudr (9)
As-Suhaylī (10) déclare : « Al-Qarqara désigne la terre plane, et al-Kudr est le nom d’un oiseau dont les couleurs sont ternes. »