Et Allah, exalté soit-Il, dit : «Quiconque est ennemi d’Allah, de Ses anges, de Ses messagers, de Gabriel et de Mikhaël… Allah est certainement l’ennemi des mécréants.» [Al-Baqara : 98]
Et Il dit également : «Ô vous qui avez cru, préservez vos personnes et vos familles d’un Feu dont le combustible est constitué d’hommes et de pierres, sur lequel veillent des anges rudes et sévères, qui ne désobéissent jamais à Allah en ce qu’Il leur commande et qui exécutent tout ce qui leur est ordonné.» [At-Tahrim : 6]
Les versets évoquant les anges sont fort nombreux. Allah les décrit comme possédant une grande force dans l’adoration, une puissante constitution, une belle apparence, ainsi que la capacité immense de se manifester sous des formes multiples (1). C’est ainsi qu’Il dit, exalté soit-Il : «Et lorsque Nos envoyés vinrent auprès de Loth, il en fut triste et se trouva à l’étroit à cause d’eux, et il dit : “Voilà un jour bien difficile !” Son peuple vint alors à lui en hâte – et auparavant déjà, ils commettaient des actes infâmes. Il dit : “Ô mon peuple, voici mes filles, elles sont plus pures pour vous. Craignez Allah et ne me déshonorez pas devant mes hôtes. N’y a-t-il donc parmi vous aucun homme raisonnable ?”» [Houd : 77-78], etc. Nous avons mentionné dans le «Tafsîr» (2) ce qu’ont rapporté plusieurs savants, à savoir que ces anges étaient apparus sous la forme de jeunes hommes beaux pour éprouver et tester le peuple de Loth, de sorte que l’argument fut établi contre eux, puis Allah les saisit d’une puissante prise, celle du Tout-Puissant, le Dominateur.
De même, Gabriel se présentait au Prophète (que la paix et le salut d’Allah soient sur lui) sous différentes apparences : parfois sous la forme de Dihya ibn Khalifa al-Kalbi, parfois sous celle d’un bédouin, et parfois sous son aspect originel, doté de six cents ailes dont l’envergure s’étendait de l’Orient à l’Occident. Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) l’a vu sous cette forme à deux reprises : une première fois alors qu’il descendait du ciel vers la terre, et une seconde près du «Sidratu-l-Muntahā», non loin du «Jannatu-l-Ma’wā» (le Jardin du Refuge). C’est le sens de la parole divine : «C’est [l’Ange] très fort qui lui a enseigné, doué de fermeté, il se déploya alors qu’il était à l’horizon supérieur…» [An-Najm : 5-8], c’est-à-dire Gabriel, comme nous l’avons rapporté de plusieurs Compagnons (Ibn Masʿoud, Abou Hourayra, Abou Dhar et Aïcha, qu’Allah soit satisfait d’eux). Puis : «Il se rapprocha et descendit encore plus bas (9), et révéla à Son serviteur ce qu’Il révéla (10)» [An-Najm : 9-10], c’est-à-dire qu’Il révéla au serviteur d’Allah, Muhammad (que la paix et le salut soient sur lui). Et Il ajoute : «Et Il l’a bien vu lors d’une autre descente (13), près du Sidratu-l-Muntahā (14), près du Jardin du Refuge (15) lorsque le lotus fut recouvert de ce qui le recouvrit (16). La vue [du Prophète] ne dévia ni ne dépassa la mesure (17).» [An-Najm : 13-17]
Nous avons rapporté dans les hadiths (3) sur l’Isrāʾ, dans la sourate «Subhān» (Al-Isrāʾ), que le Sidratu-l-Muntahā se trouvait au septième ciel. Dans un autre récit, il se trouverait au sixième, c’est-à-dire que sa base est dans le sixième et ses branches dans le septième. Puis lorsqu’il fut recouvert par l’ordre d’Allah, on dit que ce fut la lumière du Seigneur (qu’Il soit exalté) qui le couvrit ; d’autres ont dit qu’il fut couvert de papillons d’or ; certains ont mentionné une multitude de couleurs diverses et innombrables ; pour d’autres enfin, ces anges ressemblaient à des nuées noires semblables à des corbeaux. Et d’aucuns ont également rapporté qu’il s’agissait d’un ordre divin qu’aucune créature ne saurait décrire, en raison de la magnificence et de la splendeur du Sidratu-l-Muntahā (4).