Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ibn Ishaq dit (1) : « Lorsque Makraz négocia avec eux au sujet de cet homme et parvint à leur accord, ils dirent : “Apporte-nous ce qui nous est dû.” Il répondit : “Mettez ma jambe à la place de la sienne et relâchez-le, afin qu’il vous envoie son propre rançon.” Ainsi, ils libérèrent Souhayl et gardèrent Makraz prisonnier. Ibn Ishaq a composé des vers de poésie à ce propos (2) que Ibn Hisham a désapprouvés (3). Dieu est plus savant. »

Ibn Ishaq dit (4) : « ‘Abd Allâh ibn Abî Bakr m’a rapporté qu’au nombre des captifs se trouvait ‘Amr ibn Abî Sufyân, Sakh r ibn Harb. » Ibn Ishaq ajoute (5) : « Sa mère était la fille de ‘Uqbah ibn Abî Mu‘ayt. » Ibn Hisham précise (6) : « Sa mère était plutôt la sœur d’Abû Mu‘ayt. » Ibn Hisham poursuit : « C’est ‘Alî ibn Abî Tâlib qui le fit prisonnier (7). »

Ibn Ishaq dit encore (8), selon le récit de ‘Abd Allâh ibn Abî Bakr : « Certains dirent à Abû Sufyân : “Verse la rançon de ‘Amr, ton fils.” Il répondit : “Voudrait-on me prendre à la fois mon sang et ma richesse ? Ils tuent Hanzala, et je devrais encore payer pour libérer ‘Amr ? Qu’on le laisse donc entre leurs mains ; qu’ils le détiennent aussi longtemps qu’ils le voudront.” »

Ibn Ishaq poursuit : « Alors qu’il était détenu à Médine, Sa‘d ibn an-Nu‘mân ibn Ukkaal — un membre des Banû ‘Amr ibn ‘Awf, puis des Banû Mu‘âwiya — quitta son troupeau au Naqî‘ (10) afin d’accomplir la ‘umra, accompagné d’une servante (9). C’était un homme âgé, musulman, qui ne redoutait pas qu’on le maltraite (11), car il n’imaginait pas être retenu à La Mecque : il s’y rendait uniquement en pèlerinage, et il était alors établi dans la coutume des Quraysh de ne pas inquiéter quiconque venait pour le Hajj ou la ‘umra, si ce n’est pour lui faire du bien. Pourtant, Abû Sufyân ibn Harb s’empara de lui à La Mecque et le retint prisonnier pour l’échanger contre son fils ‘Amr. À ce propos, il composa des vers sur le mètre at-tawîl. »

(1) Voir « La Sîra du Prophète » d’Ibn Hichâm (t. 1, pp. 649-650). (2) J’ai dit : Il s’agit de ces vers — tels que dans « La Sîra du Prophète » d’Ibn Hichâm (t. 1, p. 650) — extraits du poème long : « Par Azwâd, je donne en rançon huit jeunes gens… dont la blessure touche le vif, mais non les alliés. J’ai engagé ma main, et l’argent est plus facile à ma main… pour moi ; mais j’ai craint les disgrâces. Et Souhail a dit que c’est le meilleur d’entre eux, alors emmenez-le… à nos fils pour que nous tourbillonnions dans les doléances. » (3) Voir « La Sîra du Prophète » d’Ibn Hichâm (t. 1, p. 650). (4) Voir « La Sîra du Prophète » d’Ibn Hichâm (t. 1, p. 650). (5) Voir « La Sîra du Prophète » d’Ibn Hichâm (t. 1, p. 650). (6) Dans « La Sîra du Prophète » (t. 1, p. 650). (7) Ce qui est entre crochets est omis dans (A) et rétabli dans (T) et dans « La Sîra du Prophète » d’Ibn Hichâm (t. 1, p. 650). (8) Voir « La Sîra du Prophète » (t. 1, pp. 650-651). (9) Marriyah : diminutif de femme. (10) Dans (A) et (T) : « al-Baqiʿ ». La correction provient de « La Sîra du Prophète » d’Ibn Hichâm (t. 1, p. 650). Al-Naqîʿ : un lieu près de Médine. Voir « Muʿjam al-Buldân » (t. 4, p. 808). (11) Ce qui est entre crochets est un complément tiré de « La Sîra du Prophète ».
قال ابن إسحاق (١) : فلمّا قاولهم فيه مكرزٌ وانتهى إلى رضائهم قالوا: هات الذي لنا. قال: اجعلوا رِجلي مكان رجله وخلّوا سبيله، حتى يبعث إليكم بفدائه. فخلّوا سبيل سهيلٍ وحبسوا مكرزًا عندهم. وأنشد له ابن إسحاق في ذلك شعرًا (٢) أنكره ابن هشامٍ (٣) ، فاللَّه أعلم. [قال ابن إسحاق (٤) : وحدّثني عبد اللَّه بن أبي بكرٍ قال: وكان في الأسارى عمرو بن أبي سفيان صخر بن حرب. قال ابن إسحاق (٥) : وكانت أمّه بنت عقبة بن أبي معيطٍ. قال ابن هشام (٦) : بل كانت أمّه أخت أبي معيطٍ. قال ابن هشام: وكان الذي أسره عليّ بن أبي طالبٍ] (٧) . قال ابن إسحاق (٨) : وحدثني عبد اللَّه بن أبي بكرٍ، [قال] : فقيل لأبي سفيان: افد عمرًا ابنك. قال: أيجمع عليّ دمي ومالي؟ قتلوا حنظلة وأفدي عمرًا؟! دَعُوه في أيديهم يُمْسِكُوه ما بدا لهم. قال: فبينما هو كذلك محبوس بالمدينة، إذ خرج سعد بن النّعمان بن أُكّالٍ، أخو بني عمرو بن عوفٍ، ثم أحد بني معاوية معتمرًا، ومعه مريّةٌ (٩) له، وكان شيخًا مسلمًا في غنم له بالنّقيع (١٠) ، فخرج من هنالك معتمرًا، [ولا يخشى الذي صنع به] (١١) ، لم يظنَّ أنّه يحبس بمكة، إنّما جاء معتمرًا، وقد كان عهد قريشًا لا يعرضون لأحدٍ جاء حاجًّا أو معتمرًا إلّا بخيرٍ، فعدا عليه أبو سفيان بن حربٍ بمكة، فحبسه بابنه عمروٍ، وقال في ذلك: [من الطويل]
(١) انظر "السيرة النبوية" لابن هشام (١/ ٦٤٩ - ٦٥٠). (٢) قلت: وهي قوله -كما في "السيرة النبوية" لابن هشام (١/ ٦٥٠) -: [من الطويل] فديت بأزواد ثمان سبا فتًى … ينال الصميمَ غُرْمُها لا المواليا رهنت يدي والمال أيسر من يدي … عليَّ ولكني خشيت المخازيا وقلت سهيلٌ خيرُها فاذهبوا به … لأبنائنا حتى نُدير الأمانيا (٣) انظر "السيرة النبوية" لابن هشام (١/ ٦٥٠). (٤) انظر "السيرة النبوية" لابن هشام (١/ ٦٥٠). (٥) انظر "السيرة النبوية" لابن هشام (١/ ٦٥٠). (٦) في "السيرة النبوية" (١/ ٦٥٠). (٧) ما بين الحاصرتين سقط من (أ) وأثبته من (ط) و"السيرة النبوية" لابن هشام (١/ ٦٥٠). (٨) انظر "السيرة النبوية" (١/ ٦٥٠ - ٦٥١). (٩) مريَّة: تصغير امرأة. (١٠) في (أ) و (ط): "البقيع". والتصحيح من "السيرة النبوية" لابن هشام (١/ ٦٥٠). والنقيع: موضع قرب المدينة. انظر "معجم البلدان" (٤/ ٨٠٨). (١١) ما بين الحاصرتين تكملة من "السيرة النبوية".

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