Mise à mort d’An-Naḍr ibn al-Ḥārith et de ‘Uqbah ibn Abî Mu‘ayṭ (qu’Allah les maudisse)
Ibn Isḥāq a rapporté (1) : « Lorsque le Messager d’Allah (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) se trouva à aṣ-Ṣafrā’, il fit exécuter An-Naḍr ibn al-Ḥārith. C’est ʿAlī ibn Abî Ṭālib qui le mit à mort, comme me l’ont raconté certains savants de La Mecque. Ensuite, le Prophète poursuivit sa route et, lorsqu’il atteignit ʿIrq aẓ-Ẓabiyah (2), il fit exécuter ‘Uqbah ibn Abî Mu‘ayṭ. »
Ibn Isḥāq a également dit (3) : « Lorsque le Messager d’Allah (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) ordonna qu’on tue ‘Uqbah, celui-ci s’exclama : “Qui s’occupera de mes petits, ô Muḥammad ?” Le Prophète répondit : “Le Feu.” Celui qui l’exécuta fut ʿĀṣim ibn Thābit ibn Abî al-Aqlaḥ, des Banū ʿAmr ibn ʿAwf, comme me l’a rapporté Abū ʿUbaydah ibn Muḥammad ibn ʿAmmār ibn Yāsir. De même, Mūsā ibn ʿUqbah, dans son ouvrage « al-Maghāzī » (4), affirme que le Messager d’Allah (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) n’a tué aucun autre prisonnier parmi les captifs. »
Il poursuit : « Lorsque ʿĀṣim ibn Thābit s’approcha de lui, ‘Uqbah s’écria : “Ô Quraych, pourquoi suis-je tué à la place des autres qui sont là ?” On lui répondit : “À cause de ton hostilité envers Allah et Son Messager.” » Hammād ibn Salamah (5), d’après ʿAṭā’ ibn as-Sāʾib, d’après ash-Shaʿbī, rapporte : « Lorsque le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) ordonna de tuer ‘Uqbah, celui-ci dit : “Me tueras-tu, ô Muḥammad, parmi tous les Quraych ?” Le Prophète répondit : “Oui ! Savez-vous ce qu’il m’a fait ? Il est venu alors que j’étais en prosternation derrière le Maqām (d’Ibrāhīm), il a posé son pied sur ma nuque et a appuyé si fort que j’ai cru que mes yeux allaient sortir. Une autre fois, il apporta le placenta d’une brebis et le déposa sur ma tête alors que j’étais prosterné. Puis Fāṭimah vint l’enlever et le nettoyer de ma tête.” »
Ibn Hishām a expliqué (7) : « On dit aussi que c’est ʿAlī ibn Abî Ṭālib qui a tué ‘Uqbah, selon le récit d’az-Zuhrī et d’autres savants. »
J’ajoute : « Ces deux hommes figuraient parmi les pires créatures d’Allah : ils étaient parmi les plus mécréants, les plus obstinés, les plus tyranniques et les plus acharnés à nuire à l’Islam et à ses fidèles. Qu’Allah les maudisse, et c’est ce qu’Il a fait. »
Ibn Hishām a dit (8) : « Qutaylah bint al-Ḥārith, la sœur d’An-Naḍr ibn al-Ḥārith, composa au sujet de la mort de son frère :
[Poésie (mètre al-kāmil)]
“Ô cavalier, sache que l’Athīl est l’étape attendue
À l’aube du cinquième matin, et tu es bien inspiré.
Transmets-lui, bien qu’il soit dans la tombe, un salut
Car jamais les montures ne cesseront d’aller et de venir.””