Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

L’une de ces deux opinions affirme qu’une part des biens fut prélevée (le « khoums ») le jour de Badr. Cela réfute clairement l’avis d’Abû ‘Ubayd, qui soutenait que les dépouilles de Badr n’auraient pas été soumises au prélèvement du cinquième ; Dieu est plus savant. Au contraire, elles furent bel et bien soumises au quint, comme l’ont affirmé al-Bukhârî, Ibn Jarîr et d’autres, et c’est l’avis correct et prépondérant — Dieu est plus savant.

Chapitre sur son retour — que la bénédiction et la paix soient sur lui — de Badr à Médine, et sur les événements survenus lors de son trajet, alors qu’il bénéficiait du soutien et du secours de son Seigneur, que la meilleure prière et le salut le plus parfait soient sur lui. Il a déjà été mentionné que l’affrontement eut lieu un vendredi, le dix-septième jour du mois de Ramadan, la deuxième année de l’Hégire. Il est établi dans les « Deux Sahîhs »(1) que, lorsqu’il triomphait d’un peuple, il restait sur place trois jours. De la même manière, il demeura — que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui — sur le champ de Badr pendant trois jours, comme il a été rapporté. Son départ de là-bas eut lieu dans la nuit de lundi ; il enfourcha sa chamelle, s’arrêta auprès du puits de Badr et s’adressa à ceux qu’on y avait traînés, comme cela a déjà été mentionné. Puis il repartit — que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui — accompagné des prisonniers et de nombreux butins. Il envoya aussi, que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui, deux messagers à Médine pour annoncer la victoire et le triomphe face à ceux qui ont associé d’autres divinités à Dieu, nié Son existence et rejeté Sa foi : l’un, ‘Abd Allâh ibn Rawâha, vers la partie haute de la ville ; l’autre, Zayd ibn Hâritha, vers la partie basse.

Usâma ibn Zayd a rapporté : « La nouvelle nous parvint alors même que nous venions de recouvrir la tombe de Ruqayya, fille du Messager de Dieu — paix et bénédiction de Dieu sur lui. Son mari, ‘Uthmân ibn ‘Affân — que Dieu l’agrée —, était demeuré près d’elle pour la soigner sur ordre du Messager de Dieu — paix et bénédiction de Dieu sur lui. Celui-ci lui avait attribué sa part de butin et sa récompense à Badr. » Usâma raconte : « Quand mon père, Zayd ibn Hâritha, arriva, je me rendis auprès de lui alors qu’il se tenait à l’aire de prière (al-mousallâ). Les gens l’entouraient et il proclamait : “ ‘Utba ibn Rabî‘a, Shayba ibn Rabî‘a, Abû Jahl ibn Hishâm, Zam‘a ibn al-Aswad, Abû al-Bukhtarî al-‘Âs ibn Hishâm, Umayya ibn Khalaf, ainsi que Nubayh et Munabbih, fils d’al-Hajjâj, ont tous été tués !” Je lui demandai : “Ô mon père, est-ce vrai ?” Il répondit : “Oui, par Dieu, ô mon fils.” »

Al-Bayhaqî(3) rapporte, par la voie de Hammâd ibn Salama, d’après Hishâm ibn ‘Urwa, d’après son père, d’après Usâma ibn Zayd, que le Prophète — paix et bénédiction de Dieu sur lui — laissa ‘Uthmân et Usâma ibn Zayd auprès de la fille du Messager de Dieu — paix et bénédiction de Dieu sur lui ; puis Zayd ibn Hâritha arriva sur la chamelle al-‘Adhbâ’.

(1) Rapporté par al-Bukhārī (3065) et (3976) ainsi que par Muslim (2875). (2) Le terme « al-ṭurāb » (« la poussière ») a été omis dans l'édition (A) et rectifié dans l'édition (T). (3) Dans « Dalāʾil al-Nubuwwa » (3/130).
إحداهما كانت من الخمس يوم بدرٍ. ما يردّ صريحًا على أبي عبيدٍ؛ أنّ غنائم بدرٍ لم تخمّس، واللَّه أعلم. بل خمّست كما هو قول البخاريّ وابن جريرٍ، وغيرهما، وهو الصحيح الراجح، واللَّه أعلم. فصلٌ في رجوعه، (عليه السلام) ، من بدرٍ إلى المدينة، وما كان من الأمور في مسيره إليها مؤيّدًا منصورًا عليه من ربّه أفضل الصلاة والسلام وقد تقدّم أنّ الوقعة كانت يوم الجمعة السابع عشر من رمضان سنة اثنتين من الهجرة. وثبت في "الصحيحين" (١) أنّه كان إذا ظهر على قومٍ أقام بالعرْصة ثلاثة أيامٍ، وقد أقام (رحمهم الله) ، بعرْصة بدرٍ ثلاثة أيامٍ كما تقدّم، وكان رحيله منها ليلة الإثنين، فركب ناقته ووقف على قليب بدرٍ، فقرّع أولئك الذين سحبوا إليه كما تقدّم ذكره، ثم سار، (رحمهم الله) ، ومعه الأسارى والغنائم الكثيرة، وقد بعث، (رحمهم الله) ، بين يديه بشيرين إلى المدينة بالفتح والنّصر والظّفر على من أشرك باللَّه وجحده وبه كفر؛ أحدهما عبد اللَّه بن رواحة إلى أعالي المدينة، والثاني زيد بن حارثة إلى السّافلة. قال أسامة بن زيدٍ: فأتانا الخبر حين سوّينا [التّراب] (٢) على رقيّة بنت رسول اللَّه ﷺ ، وكان زوجُها عثمان بن عفّان، (رضي الله عنه) ، قد احتبس عندها يمرّضها بأمر رسول اللَّه ﷺ ، وقد ضرب له رسول اللَّه بسهمه وأجره في بدرٍ. قال أسامة: فلمّا قدم أبي زيد بن حارثة جئته وهو واقفٌ بالمصلّى، وقد غشيه الناس، وهو يقول: قتل عتبة بن ربيعة، وشيبة بن ربيعة، وأبو جهل بن هشامٍ، وزمعة بن الأسود، وأبو البختريّ العاص بن هشامٍ، وأُمَيَّةُ بن خلفٍ، ونُبَيهٌ ومنبّهٌ ابنا الحجّاج. قال: قلت: يا أبت، أحقٌّ هذا؟ قال: إي واللَّه يا بنيّ. وروى البيهقي (٣) ، من طريق حمّاد بن سلمة، عن هشام بن عروة، عن أبيه، عن أسامة بن زيدٍ: أنّ النبيّ ﷺ خلّف عثمان وأسامة بن زيدٍ على بنت رسول اللَّه ﷺ ، فجاء زيد بن حارثة على العضباء ناقة
(١) رواه البخاري (٣٠٦٥) و (٣٩٧٦) ومسلم (٢٨٧٥). (٢) لفظ "التراب" سقط من (أ) واستدركته من (ط). (٣) في "دلائل النبوة" (٣/ ١٣٠).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies