Et ainsi, il est rapporté de la part d’Abou Hourayra, d’Ibn Mas‘oud, de Sa‘id ibn Jubayr, d‘Atâ’, d’Al-Hassan, de Qatâda et d’Al-A‘mach, et ce point de vue fut adopté par Ibn Jarîr (1).
Ce propos se trouve renforcé par ce qui est établi dans les « deux Sahîh » (2), d’après Jâbir ibn ‘Abd Allâh, qui raconte que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « J’ai reçu cinq faveurs qui n’ont été accordées à aucun prophète avant moi : j’ai été secouru par la terreur (infligée à l’ennemi) sur une distance d’un mois de marche, la terre m’a été rendue lieu de prière et moyen de purification, le butin m’a été rendu licite alors qu’il ne l’avait pas été pour personne avant moi, j’ai reçu le droit d’intercession, et alors que chaque prophète était envoyé à son peuple en particulier, j’ai été envoyé à l’humanité tout entière. »
Al-A‘mach a rapporté, d’après Abou Sâlih, d’après Abou Hourayra, que le Prophète (ﷺ) a dit : « Les butins n’ont été licites pour aucune tête noire avant nous. » (3)
C’est pourquoi Allah – Exalté soit-Il – a dit : « Mangez donc de ce que vous avez pris comme butin, car c’est licite et pur » (cf. Coran), autorisant ainsi la consommation des butins et le rachat des captifs par rançon.
Abou Dâwoud a rapporté : « ‘Abd ar-Rahmân ibn al-Mubârak al-‘Aychî (4) nous a dit : Sufyân ibn Habîb nous a relaté, de même que Chou‘bah, d’après Abou al-‘Anbas, d’après Abou ach-Cha‘thâ’, d’après Ibn ‘Abbâs, que le Messager d’Allah (ﷺ) avait fixé la rançon des gens de la Jâhiliya, le jour de la bataille de Badr, à quatre cents (5). » C’était le montant le plus bas pour lequel un captif fut libéré, alors que le montant le plus élevé atteignait quatre mille dirhams.
Allah a promis à ceux d’entre eux qui ont cru de leur rendre ce qui leur avait été pris en ce monde et dans l’au-delà, quand Il dit : « Ô Prophète, dis à ceux que vous tenez prisonniers : si Allah sait qu’il y a un bien dans vos cœurs, Il vous donnera mieux que ce qui vous a été pris et Il vous pardonnera » (Coran 8 : 70).
Al-Wâlibî (6) a rapporté, d’après Ibn ‘Abbâs, que ce verset fut révélé à propos d’Al-‘Abbâs, qui s’était libéré pour quarante onces d’or. Al-‘Abbâs déclara alors : « Allah m’a accordé quarante serviteurs – voulant dire qu’ils commerçaient tous pour moi –, et j’espère bénéficier du pardon qu’Allah nous a promis. »
Ibn Ishâq (7) a dit : « Al-‘Abbâs ibn ‘Abd Allâh ibn Ma‘bad (8) m’a rapporté, d’après certains membres de sa famille, d’après Ibn ‘Abbâs… »