Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

« Bayḍā’ (1) ; en effet, je l’ai entendu évoquer l’islam. » Il dit : « Alors je me suis tu. » Il poursuivit : « Je ne me suis jamais senti un jour plus craintif de voir des pierres tomber du ciel qu’en ce jour-là, jusqu’à ce qu’il dise : “Sauf Suhayl ibn Bayḍā’.” »

Il raconta : « Alors Dieu fit descendre la Parole : “Il n’appartient pas à un prophète d’avoir des captifs (2) avant d’avoir fortement combattu sur la terre. Vous voulez les biens de ce monde, tandis que Dieu veut l’au-delà, et Dieu est Tout-Puissant et Sage. (67) N’eût été un décret de Dieu déjà établi, un châtiment vous aurait touchés…” jusqu’à la fin des deux versets. » C’est ainsi que l’ont rapporté at-Tirmidhī et al-Ḥākim d’après le ḥadīth d’Abū Muʿāwiyah (3). Al-Ḥākim a déclaré : « Sa chaîne de transmission est authentique, et ils ne l’ont pas rapporté. »

Ibn Mardawayh (4) l’a également transmis, par la voie de ʿAbd Allāh ibn ʿUmar et d’Abū Hurayrah, dans des propos similaires. De même, il est rapporté d’Abū Ayyūb al-Anṣārī quelque chose de semblable (5).

Ibn Mardawayh et al-Ḥākim, dans son “Al-Mustadrak” (6), ont rapporté, d’après le ḥadīth de ʿUbayd Allāh ibn Mūsā — qui nous a transmis de Isrāʾīl, d’après Ibrāhīm ibn Muhājir, d’après Mujāhid, d’après Ibn ʿUmar — qu’il a dit : « Lorsque des captifs furent faits prisonniers le jour de Badr, al-ʿAbbās en faisait partie, capturé par un homme parmi les Anṣār. Les Anṣār avaient menacé de le tuer. » La chose parvint au Prophète (ﷺ), qui dit : « Je n’ai pas dormi cette nuit à cause de mon oncle al-ʿAbbās, et j’ai appris que les Anṣār prétendent le tuer. » ʿUmar demanda : « Souhaites-tu que j’aille les trouver ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Oui. » ʿUmar se rendit alors auprès des Anṣār et leur dit : « Relâchez al-ʿAbbās. » Ils répondirent : « Non, par Dieu, nous ne le relâcherons pas. » ʿUmar leur dit : « Et s’il s’agit de satisfaire le Messager de Dieu ? » Ils dirent : « S’il en est ainsi, prends-le. » ʿUmar le prit donc, et lorsqu’il l’eut sous sa garde, il dit à al-ʿAbbās : « Ô ʿAbbās, embrasse l’islam, car par Dieu, que tu deviennes musulman est plus cher à mes yeux que la conversion d’al-Khaṭṭāb, et c’est uniquement parce que j’ai vu le Messager de Dieu se réjouir à l’idée de ton islam. »

(1) L'érudit al-ʿAllāma cheikh Aḥmad Muḥammad Shāker, dans son commentaire sur le Musnad de l'imâm Aḥmad, édition critique (5/227-228), a dit : « La vérité est que c'est Suhail ibn Bayḍāʾ, frère de Suhayl par le père et la mère. Ibn Saʿd a dit : Il embrassa l'islam à La Mecque en le cachant, puis Quraych l'emmena avec eux lors de la mobilisation à Badr ; il assista à Badr aux côtés des polythéistes, fut capturé ce jour-là, mais ʿAbd Allāh ibn Masʿūd attesta qu'il l'avait vu prier à La Mecque, si bien qu'il fut libéré. Celui qui rapporta ce récit au sujet de Suhail ibn Bayḍāʾ s’est trompé : Suhail avait embrassé l'islam avant ʿAbd Allāh ibn Masʿūd, n’a pas pris à la légère son islam, a migré à Médine, et a participé à Badr avec le Messager d'Allāh ﷺ en tant que musulman, ce qui ne fait aucun doute. L’erreur du narrateur provient de la confusion entre lui et son frère, car Suhail est plus célèbre que son frère Suhail. L’histoire concerne Sahl. » Voir Ṭabaqāt Ibn Saʿd (4/213) et al-Iṣābah (3/194). (2) Le commentaire y afférent a été présenté précédemment. Voir page 95. (3) Rapporté par al-Tirmidhī (n° 1714), al-Ḥākim dans al-Mustadrak (3/21-22), dont la chaîne de transmission est faible. (4) Mentionné par l’auteur dans al-Tafsīr (4/33) d’après un ḥadīth de ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, et par al-Suyūṭī dans al-Durr al-Manthūr (3/203) d’après un ḥadīth d’Abū Hurayra. (5) Mentionné par l’auteur dans al-Tafsīr (4/33). (6) Mentionné par al-Suyūṭī dans al-Durr al-Manthūr (3/202), attribué à Ibn Murdawayh. Al-Ḥākim l’a rapporté dans al-Mustadrak (2/329) d’une manière similaire, disant qu’il est authentique selon les critères, bien qu’il n’ait pas été rapporté par al-Bukhārī ni Muslim. Al-Dhahabī a dit qu’il répond aux conditions de Muslim. Dans sa chaîne se trouve Ibrāhīm ibn Muhājir ibn Jābir al-Bujlī al-Kūfī, qu’al-Ḥāfiẓ Ibn Ḥajar qualifie de véridique avec une mémorisation modérée, et qu’il est digne d’être pris en compte dans les suivis (mutābaʿāt) selon le ḥasab, sans qu’il soit un compagnon direct (lā mutābiʿ).
بيضاء (١) ؛ فإنّي قد سمعته يذكر الإسلام. قال: فسكت. قال: فما رأيتني في يومٍ أخوف أن تقع عليّ حجارةٌ من السماء من ذلك اليوم، حتى قال: "إلّا سهيل بن بيضاء" . قال: فأنزل اللَّه: ﴿مَا كَانَ لِنَبِيٍّ أَنْ تكون (٢) لَهُ أَسْرَى حَتَّى يُثْخِنَ فِي الْأَرْضِ تُرِيدُونَ عَرَضَ الدُّنْيَا وَاللَّهُ يُرِيدُ الْآخِرَةَ وَاللَّهُ عَزِيزٌ حَكِيمٌ (٦٧) لَوْلَا كِتَابٌ مِنَ اللَّهِ سَبَقَ لَمَسَّكُمْ﴾ إلى آخر الآيتين، وهكذا رواه الترمذيّ، والحاكم من حديث أبي معاوية (٣) ، وقال الحاكم: صحيح الإسناد، ولم يخرجاه. ورواه ابن مردويه (٤) من طريق عبد اللَّه بن عمر وأبي هريرة بنحو ذلك، وقد روي عن أبي أيوب الأنصاريّ بنحوه (٥) . وقد روى ابن مردويه، والحاكم في "المستدرك" (٦) من حديث عبيد اللَّه بن موسى، حدّثنا إسرائيل، عن إبراهيم بن مهاجرٍ، عن مجاهدٍ، عن ابن عمر، قال: لمّا أسر الأسارى يوم بدرٍ أسر العباس فيمن أسر، أسره رجلٌ من الأنصار، قال: وقد أوعدته الأنصار أن يقتلوه، فبلغ ذلك النبيّ ﷺ فقال: "إنّي لم أنم الليلة من أجل عمّي العبّاس، وقد زعمت الأنصار أنّهم قاتلوه" . قال عمر: أفآتيهم؟ قال: "نعم" . فأتى عمر الأنصار، فقال لهم: أرسلوا العباس. فقالوا: لا واللَّه لا نرسله. فقال لهم عمر: فإن كان لرسول اللَّه رِضًى؟ قالوا: فإن كان له رضًى فخذه. فأخذه عمر، فلمّا صار في يده، قال له عمر: يا عباس، أسلم فواللَّه لأن تسلم أحبّ إليّ من أن يسلم الخطَّاب، وما ذاك إلا لما رأيت رسول اللَّه يعجبه إسلامك.
(١) قال العلَّامة الشيخ أحمد محمد شاكر (رحمه الله) في تعليقه على "مسند الإمام أحمد" بتحقيقه (٥/ ٢٢٧ - ٢٢٨): "الصواب سهل بن بيضاء، وهو أخو سهيل لأبيه وأمه، قال ابن سعد: أسلم بمكة وكتم إسلامه، فأخرجته قريش معها في نفير بدر، فشهد بدرًا مع المشركين، فأسر يومئذ، فشهد له عبد اللَّه بن مسعود أنه رآه يصلي بمكة، فخلى عنه، والذي روى هذه القصة في سهيل بن بيضاء قد أخطأ، سهيل بن بيضاء أسلم قبل عبد اللَّه بن مسعود، ولم يستخف بإسلامه، وهاجر إلى المدينة، وشهد بدرًا مع رسول اللَّه ﷺ مسلمًا، لا شك فيه، فغلط من روى ذلك الحديث ما بينه وبين أخيه، لأن سهيلًا أشهر من أخيه سهل، والقصة في سهل". انظر "طبقات ابن سعد" (٤/ ٢١٣)، و"الإصابة" (٣/ ١٩٤). (٢) تقدم التعليق عليها. انظر ص (٩٥). (٣) رواه الترمذي رقم (١٧١٤)، والحاكم في "المستدرك" (٣/ ٢١ - ٢٢)، وإسناده ضعيف. (٤) ذكره المؤلف في "التفسير" (٤/ ٣٣) من حديث عبد اللَّه بن عمر، والسيوطي في "الدر المنثور" (٣/ ٢٠٣) من حديث أبي هريرة، (رضي الله عنه) . (٥) ذكره المؤلف في "التفسير" (٤/ ٣٣). (٦) ذكره السيوطي في "الدر المنثور" (٣/ ٢٠٢)، وعزاه لابن مردويه. وأخرجه الحاكم في المستدرك (٢/ ٣٢٩) بنحوه، وقال: صحيح الإسناد ولم يخرجاه. وقال الذهبي: هو على شرط مسلم، وفي سنده إبراهيم بن مهاجر بن جابر البجلي الكوفي، قال الحافظ ابن حجر: صدوق لين الحفظ، وهو ممن يعتبر به في المتابعات حسبُ، ولم يتابع.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies