Al-Waqidī (1) a dit : « Oussāma ibn Zayd m’a rapporté, d’après Dāwud ibn al-Husayn, lequel tenait son récit de plusieurs hommes de Banū ‘Abd al-Ashhal. Ils ont déclaré : “L’épée de Salama ibn Huraych se brisa le jour de Badr, si bien qu’il se retrouva désarmé. Alors, le Messager de Dieu (ﷺ) lui remit un simple bâton qu’il tenait en main, provenant des palmes (ʻarajīn) d’Ibn Ṭāb, puis il lui dit : ‘Frappe avec cela.’ Or voilà qu’il se transforma en une excellente épée. Salama la conserva jusqu’au jour où il fut tué lors de la bataille du pont d’Abū ‘Ubayd (3).” »
La restitution de l’œil de Qatāda (qu’Allâh l’agrée)
Al-Bayhaqī a rapporté dans son ouvrage « Dalāʾil » (4) : « Abū Saʿd al-Mālīnī nous a informés ; Abū Aḥmad ibn ʿAdiyy nous a également informés ; Abū Yaʿlā a rapporté ; Yaḥyā al-Ḥimmānī nous a transmis, de ʿAbd al-Raḥmān ibn Sulaymān ibn al-Ghasīl, d’après ʿĀṣim ibn ʿUmar ibn Qatāda, d’après son père, d’après son grand-père, Qatāda ibn al-Nuʿmān, que ce dernier fut blessé à l’œil le jour de Badr. Son globe oculaire tomba sur sa joue, au point que certains voulurent le lui couper. Ils s’adressèrent alors au Messager de Dieu (ﷺ) qui leur répondit : ‘Non.’ Il fit venir Qatāda, appuya de sa propre main sur son œil et le remit en place. Après quoi, Qatāda ne savait plus lequel de ses deux yeux avait été touché. Selon un autre récit (5), cet œil devint même le plus beau des deux.
On rapporte également qu’alors que ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz (qu’Allâh lui fasse miséricorde) était informé de cette histoire par ʿĀṣim ibn ʿUmar ibn Qatāda, ce dernier lui récita en outre ces vers :
« Je suis le fils de celui dont l’œil coulait sur sa joue…
et que la paume de l’Élu rétablit d’une manière admirable » (6)
À ces mots, ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz récita un passage de la poésie d’Umayya ibn Abī al-Ṣalt au sujet de Sayf ibn Dhī Yazan, et déclara : « C’est cela, en vérité. » Puis il cita :
« Tels sont les hauts faits, et non deux écuelles de lait…
mêlées à de l’eau, qui finissent ensuite par devenir de l’urine. »