Mubashshir ibn ‘Ubayd, qui est faible dans la transmission du hadith, et (il n’y a pas de transmission) de ‘Amr ibn Dînâr si ce n’est par l’intermédiaire d’Ibrâhîm ibn Yazîd, lui aussi jugé peu fiable (lîn) dans la transmission. Nous ne l’avons mentionné, malgré ce qu’il comporte comme défaut (‘illa), que parce que nous ne l’avons conservé que par ces deux voies.
J’ai dit : Quant à Mubashshir ibn ‘Ubayd al-Qurashî, Abû Hafs al-Himsî, originaire de Kûfa, tous l’ont déclaré faible (1). L’imâm Ahmad (2) et ad-Dâraqutnî (3) ont dit de lui : « Il fabriquait des hadiths et mentait. » Quant à Ibrâhîm ibn Yazîd, c’est al-Khawzî, qui est faible selon leur unanimité : Ahmad (4) et an-Nasâ’î (5) l’ont qualifié de « matrouk » (abandonné). Ibn Ma‘în (6) a dit : « Il n’est pas digne de confiance et ne vaut rien. » Al-Bukhârî (7) a dit : « Ils se sont tus à son sujet. » Abû Hâtim et Abû Zur‘a (8) ont dit : « C’est un transmetteur de hadiths “munkar” et il est faible. »
Un tel isnâd ne suffit absolument pas à établir quelque chose. Par bienveillance (9), on pourrait dire : « Cela fait partie des récits des Banû Isrâ’îl », tout comme l’a rapporté Ibn ‘Umar de Ka‘b al-Ahbâr. Il pourrait donc s’agir de leurs légendes auxquelles on ne saurait se fier, et Dieu sait mieux.
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Concernant la Voie lactée et l’arc-en-ciel
Abû al-Qâsim at-Tabarânî (10) a dit : « ‘Alî ibn ‘Abd al-‘Azîz nous rapporta : ‘Ârim Abû an-Nu‘mân nous rapporta : Abû ‘Awâna nous rapporta, d’après Abû Bishr, d’après Sa‘îd ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbâs :
Héraclius écrivit à Mu‘âwiya et dit : “S’il reste en eux quelque chose de la prophétie, ils m’informeront sur ce dont je les interroge.” Il lui écrivit alors pour l’interroger sur la Voie lactée, sur l’arc-en-ciel et sur l’endroit que le soleil n’a touché qu’une seule heure.
Lorsque parvinrent à Mu‘âwiya la lettre et l’envoyé, il dit : “Ceci est quelque chose que je ne m’étais jamais soucié de demander auparavant. Qui peut y répondre ?” On répondit : “Ibn ‘Abbâs.” Alors Mu‘âwiya plia la lettre d’Héraclius et l’envoya à Ibn ‘Abbâs, qui répondit : “L’arc-en-ciel est un gage de sécurité pour les habitants de la terre contre le déluge ; la Voie lactée est la porte du ciel qui se fendra (11). Quant à l’endroit que le soleil n’a touché qu’une seule heure dans la journée, c’est la mer qui fut ouverte pour les Enfants d’Israël.” Et cette chaîne de transmission est authentique jusqu’à Ibn ‘Abbâs (– qu'Allah soit satisfait de lui –).”