Al-Waqidî (1) a dit : « Ibn Abî Habîba nous a rapporté, d’après Dâwud ibn al-Husayn, d’après ‘Ikrima, d’après Ibn ‘Abbâs ; et Mûsâ ibn Muhammad ibn Ibrâhîm at-Taymî m’a informé, d’après son père ; et ‘Â’idh ibn Yahyâ m’a rapporté, d’après Abû al-Huwayrith, d’après ‘Umâra ibn Ukayma al-Laythî (3), d’après ‘Ikrima, d’après Hakîm ibn Hizâm. Ils ont dit : Lorsque le combat commença, le Messager d’Allah (ﷺ) leva les mains, implorant Allah pour la victoire et le secours qu’Il lui avait promis, en disant :
« Ô Allah, s’ils triomphent de ce groupe, le polythéisme triomphera et Ta religion ne pourra plus se défendre. »
Abû Bakr disait : « Par Allah, Il te donnera la victoire et Il illumera ton visage. » Alors Allah envoya mille anges renforçant (les croyants) et se tenant derrière les épaules de l’ennemi (4). Le Messager d’Allah (ﷺ) dit :
« Réjouis-toi, Abû Bakr ; voici Gabriel, couvrant sa tête d’un turban jaune, tenant les rênes de son cheval entre le ciel et la terre. Lorsqu’il est descendu sur terre, il s’est éclipsé de ma vue un instant, puis il est reparu, la poussière marquant ses dents, et il a dit : “Le secours d’Allah t’est parvenu lorsque tu L’as invoqué.” »
Al-Bayhaqî (6) a rapporté, d’après Abû Umâma ibn Sahl, d’après son père, qui dit : « Ô mon fils, je nous ai vus le jour de Badr, et l’un d’entre nous montrait simplement la tête du polythéiste (à frapper), et sa tête tombait de son corps avant même que l’épée ne l’atteigne. »
Ibn Ishâq (7) a dit : « Mon père m’a rapporté, d’après des hommes de Banû Mâzin, d’après Abû Wâqid al-Laythî, qui raconta : “Je poursuivais un homme parmi les polythéistes pour le frapper, et sa tête tomba avant que mon épée ne l’atteigne. J’ai donc compris que quelqu’un d’autre l’avait tué à ma place.” »
Yûnus ibn Bukayr a également rapporté, d’après ‘Îsâ ibn ‘Abd Allâh at-Taymî, d’après ar-Rabî‘ ibn Anas : « Les gens distinguaient ceux que les anges avaient tués par un coup porté au-dessus de la nuque ou sur les doigts, semblable à une marque de feu qui les aurait brûlés (8). »
Ibn Ishâq (9) a dit : « Un homme en qui j’ai confiance m’a rapporté, d’après Muqsim, d’après Ibn ‘Abbâs, que le signe distinctif des anges le jour de Badr consistait en des turbans blancs qu’ils laissaient pendre dans leur dos, à l’exception de Gabriel qui portait un turban jaune. »
Ibn ‘Abbâs (10) a dit : « Les anges n’ont combattu aucun autre jour que le jour de Badr. Lors des autres journées, ils étaient simplement présents en renfort et en nombre, sans prendre part aux coups. »