Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ils se levèrent debout. Ainsi, celui qui, à ce moment-là, peut s’asseoir, ou baisser son regard et se souvenir de Dieu, j’espère qu’il sera préservé de l’ostentation.

‘Utba ibn Rabi‘a dit à ses compagnons, le jour de Badr : « Ne les voyez-vous pas ? » – faisant référence aux compagnons du Prophète ﷺ – « Ils sont agenouillés, comme des sentinelles, et ils font claquer leur langue comme les serpents (1), ou a-t-il dit : “comme les vipères”. »

Al-Umawî rapporte dans son ouvrage « Maghâzî » que lorsque le Prophète ﷺ encouragea les musulmans au combat, il accorda à chacun la part de butin qu’il remportait. Il dit également : « Par Celui qui détient mon âme, nul homme ne combattra ce jour contre eux – et y trouvera la mort – avec patience et en quête de la récompense, avançant sans reculer, sans que Dieu ne l’admette au Paradis. » Puis il mentionna l’histoire de ‘Umayr ibn al-Humâm, comme cité précédemment.

Le Prophète ﷺ combattit vaillamment de son propre corps, tout comme Abû Bakr as-Siddîq. Ils étaient d’abord dans l’abri (al-‘arîsh), luttant par l’invocation et l’humilité, puis ils descendirent, incitèrent et encouragèrent au combat, et combattirent aussi physiquement, réunissant ainsi ces deux rangs honorables.

L’imam Ahmad (2) rapporta : « Wakî‘ nous a raconté, Israël nous a raconté, d’après Abû Ishâq, d’après Hâritha ibn Mudarrib, d’après ‘Alî, qui dit : “Je nous ai vus le jour de Badr, nous abritant derrière le Messager de Dieu ﷺ, alors qu’il était le plus proche de l’ennemi parmi nous, et il fut, ce jour-là, l’un des plus courageux.” » An-Nasâ’î (3) le rapporta aussi, selon le hadith de Abû Ishâq, d’après Hâritha, d’après ‘Alî, qui déclara : « Lorsque la bataille devenait ardente et que les deux camps s’affrontaient, nous nous abritions derrière le Messager de Dieu ﷺ. »

L’imam Ahmad (5) dit : « Abû Nu‘aym nous a rapporté, Mas‘ar nous a rapporté, d’après Abû ‘Awn, d’après Abû Sâlih al-Hanafî, d’après ‘Alî, qui raconta : “Il fut dit, le jour de Badr, à ‘Alî et Abû Bakr (que Dieu les agrée) : ‘Avec l’un de vous se trouve Jibrîl (Gabriel), et avec l’autre Mîkâ’îl (Michel), et Isrâfîl est un ange grandiose qui assiste au combat sans combattre’, ou bien il a dit : ‘assiste aux rangs.’” »

Ceci est conforme à ce qui a déjà été cité dans le hadith : Abû Bakr se tenait sur l’aile droite (al-maymana). Lorsque les anges descendirent le jour de Badr, Jibrîl était sur l’un des deux flancs à la tête de cinq cents anges, du côté droit, vers Abû Bakr as-Siddîq. Mîkâ’îl, quant à lui, était sur l’autre flanc, également à la tête de cinq cents anges, postés sur l’aile gauche où se tenait ‘Alî ibn Abî Tâlib.

D’après un hadith rapporté par Abû Ya‘lâ (6), via Muhammad ibn Jubayr ibn Mut‘im, d’après ‘Alî : « Je puisais de l’eau au puits le jour de Badr, lorsque survint un vent violent, puis un autre, puis un troisième, et Mîkâ’îl descendit avec mille anges… »

(1) C’est-à-dire : elle tire sa langue. (2) Rapporté par Ahmad dans « al-Musnad » (1/86), c'est un hadith authentique. (3) Rapporté par an-Nasāʾī dans « al-Sunan al-Kubrā » (8639). (4) Ainsi dans (A) et (T) et dans « al-Sunan al-Kubrā » : « ba‘athnā » (nous avons envoyé), et la note marginale dans les manuscrits indique : « alafaynā » (nous avons écrit). (5) Rapporté par Ahmad dans « al-Musnad » (1/147), c'est un hadith bon. (6) Rapporté par Abū Ya‘lā dans « Musnad » n° 489. L’auteur l’a mentionné ici dans son sens, mais sa chaîne de transmission est faible. (7) Mutah al-māʾ : le fait de le retirer et de l’extraire.
قومٌ قيامًا، فمن استطاع عند ذلك أن يجلس، أو يغُضّ طرفه، ويذكُر اللَّه، رجوتُ أن يسلم من الرِّياء. وقال عُتبةُ بنُ ربيعة يوم بدرٍ لأصحابه: ألا ترونهم، يعني أصحاب النبيّ ﷺ ، جُثيًّا على الرُّكب، كأنّهم حرسٌ يتلمّظُون كما تتلمّظُ الحيَّاتُ (١) ، أو قال: الأفاعي. قال الأُمويُّ في "مغازيه" : وقد كان النبيُّ ﷺ ، حين حرّض المُسلمين على القتال، قد نفل كُلّ امرئٍ ما أصاب، وقال: "والّذي نفسي بيده، لا يُقاتلُهم اليوم رجُلٌ [فيُقتلُ] صابرًا مُحتسبًا، مُقبلًا غير مُدبرٍ، إلّا أدخله اللَّه الجنة" . وذكر قصّة عُمير بن الحُمام، كما تقدّم. وقد قاتل بنفسه الكريمة قتالًا شديدًا ببدنه، وكذلك أبو بكرٍ الصدّيقُ، كما كانا في العريش يُجاهدان بالدُّعاء والتضرُّع، ثُم نزلا، فحرّضا وحثّا على القتال، وقاتلا بالأبدان؛ جمعًا بين المقامين الشريفين. قال الإمامُ أحمد (٢) : حدَّثنا وكيعٌ، حدّثنا إسرائيلُ، عن أبي إسحاق، عن حارثة بن مُضرّبٍ، عن عليٍّ قال: لقد رأيتُنا يوم بدرٍ، ونحنُ نلُوذُ برسول اللَّه ﷺ ، وهو أقربنُا إلى العدُوّ، وكان من أشدّ الناس يومئذٍ بأسًا. ورواه النّسائيُّ (٣) ، من حديث أبي إسحاق، عن حارثة، عن عليٍّ قال: كُنّا إذا حمي البأسُ ولقي القومُ، اتّقينا (٤) برسول اللَّه ﷺ . وقال الإمامُ أحمد (٥) : حدّثنا أبو نُعيمٍ، حدّثنا مسعرٌ، عن أبي عونٍ، عن أبي صالحٍ الحنفيّ، عن عليٍّ قال: قيل لعليٍّ ولأبي بكرٍ، (رضي الله عنه) ، يوم بدرٍ: مع أحدكما جبريلُ، ومع الآخر ميكائيلُ، وإسرافيلُ ملَكٌ عظيمٌ، يشهدُ القتال ولا يُقاتلُ، أو قال: يشهدُ الصّف. وهذا يُشبهُ ما تقدّم من الحديث؛ أنّ أبا بكرٍ كان في الميمنة، ولمّا تنزّل الملائكةُ يوم بدرٍ تنزيلًا، كان جبريلُ على أحد المُجنّبتين في خمسمئةٍ من الملائكة، فكان في الميمنة من ناحية أبي بكرٍ الصدّيق، وكان ميكائيلُ على المُجنّبة الأُخرى في خمسمئةٍ من الملائكة، فوقَفُوا في الميسرة، وكان عليُّ بنُ أبي طالب فيها. وفي حديثٍ رواه أبو يعلى (٦) ، من طريق محمد بن جُبير بن مُطعمٍ، عن علي قال: كنتُ أمتحُ (٧) على القليب يوم بدرٍ، فجاءت ريحٌ شديدةٌ، ثم أُخرى ثُم أُخرى، فنزل ميكائيلُ في ألفٍ من الملائكة،
(١) أي: تخرج لسانها. (٢) رواه أحمد في "المسند" (١/ ٨٦)، وهو حديث صحيح. (٣) رواه النسائي في "السنن الكبرى" (٨٦٣٩). (٤) كذا في (أ) و (ط) وفي "السنن الكبرى": "بعثنا" وجاء في هامشها في النسخ: "ألفينا". (٥) رواه أحمد في "المسند" (١/ ١٤٧) وهو حديث حسن. (٦) رواه أبو يعلى في "مسنده" رقم (٤٨٩). وقد ذكره المصنف هنا بمعناه وفي إسناده ضعف. (٧) متح الماء: نزعه واستخرجه.

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