Et ce hadith a été rapporté par Muslim, Abou Dâwoûd, At-Tirmidhî, Ibn Jarîr et d’autres (1), selon la chaîne de transmission de ‘Ikrima ibn ‘Ammâr al-Yamânî. ‘Alî ibn al-Madînî et At-Tirmidhî l’ont jugé authentique.
C’est de même ce qu’ont indiqué plusieurs autres, dont Ibn ‘Abbâs, As-Suddî, [Ibn] Jurayj et d’autres, à savoir que ce verset fut révélé au sujet de l’invocation du Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) le jour de Badr (2).
Al-Umawî et d’autres ont également rapporté que les musulmans se sont tous écriés vers Dieu, Exalté soit-Il, pour implorer Son secours et recourir à Son assistance.
Quant à la Parole du Très-Haut : « Par mille anges, venant successivement » (﴿بِأَلْفٍ مِنَ الْمَلَائِكَةِ مُرْدِفِينَ﴾), c’est-à-dire : ils vous succèdent et renforcent votre groupe. C’est ce qu’a mentionné Al-‘Awfî selon Ibn ‘Abbâs, et c’est aussi l’avis de Mojâhid, Ibn Kathîr, ‘Abd Ar-Rahmân ibn Zayd et d’autres (3).
Abou Kadîna a rapporté, d’après Qâbous [d’après son père] (4), qu’Ibn ‘Abbâs expliquait « مُرْدِفِينَ » par : « Derrière chaque ange, un autre ange. » Dans une autre version du même transmetteur, il dit : « مُرْدِفِينَ : les uns à la suite des autres » (5). C’est également l’avis d’Abou Zabyân, Ad-Dahhâk et Qatâda.
Par ailleurs, ‘Alî ibn Abî Talha al-Wâlibî a rapporté, au nom d’Ibn ‘Abbâs, que Dieu accorda Son aide à Son Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) et aux croyants par mille anges. Jibrîl (Gabriel) était à la tête de cinq cents anges, et Mîkâ’îl (Michel) à la tête de cinq cents autres (6). C’est là l’avis le plus connu.
Cependant, Ibn Jarîr (7) rapporte : « Al-Muthannâ nous a transmis, d’après Ishâq, qui rapporte de Ya‘qoub ibn Mohammed Az-Zuhrî ; ce dernier rapporte de ‘Abd Al-‘Azîz ibn ‘Imrân, d’après Az-Zam‘î (8), d’après Abou Al-Houwayrith, d’après Mohammed ibn Joubayr, au nom de ‘Alî : “Jibrîl descendit avec mille anges sur le flanc droit du Prophète (que la prière et la paix soient sur lui), où se trouvait Abou Bakr, tandis que Mîkâ’îl descendit avec mille anges sur le flanc gauche du Prophète (que la prière et la paix soient sur lui), et j’étais moi-même sur le flanc gauche.” »
Al-Bayhaqî l’a aussi rapporté dans « Dalâ’il » (9), d’après Mohammed ibn Joubayr, selon ‘Alî, en ajoutant que Isrâfîl descendit avec mille anges, précisant qu’il frappa ce jour-là de sa lance au point que son aisselle fut imbibée de sang. Il mentionna (10) que trois mille anges étaient alors descendus. Ceci est un récit étrange dont la chaîne de transmission est faible. S’il était cependant avéré, il viendrait renforcer ce qui précède