Ils firent halte près de la mer et y demeurèrent un jour, puis Shayba ibn Rabî‘a leur immola neuf bêtes. Le lendemain matin, ils se trouvèrent à al-Juhfa, et ce jour-là, ‘Utba ibn Rabî‘a leur immola dix bêtes. Puis le matin suivant, ils arrivèrent à al-Abwâ’, où Nabiyya et Munabbih, fils d’al-Hajjâj, leur immolèrent dix bêtes, tout comme al-‘Abbâs ibn ‘Abd al-Muttalib qui en immola dix. Ensuite, au point d’eau de Badr, Abû al-Bukhturî leur immola également dix bêtes, après quoi ils mangèrent de leurs provisions.
Al-Amawî dit : « [Mon père nous a rapporté] qu’Abû Bakr al-Hudhalî nous raconta : “Les polythéistes disposaient de soixante chevaux et de six cents cuirasses, tandis que le Messager de Dieu (ﷺ) ne comptait que deux chevaux et soixante cuirasses.” »
Telle fut la situation de ces hommes lors de leur départ de La Mecque et de leur marche vers Badr. Quant au Messager de Dieu (ﷺ), Ibn Isḥâq (1) rapporte : « Le Messager de Dieu (ﷺ) sortit avec ses compagnons au cours de quelques nuits déjà écoulées du mois de Ramaḍân. Il établit Ibn Umm Maktûm pour diriger la prière des gens, et renvoya Abû Lubâba depuis ar-Rawḥâ’, en le nommant gouverneur de Médine. Il remit l’étendard à Muṣ‘ab ibn ‘Umayr, qui était de couleur blanche. Devant le Messager de Dieu (ﷺ) se trouvaient deux bannières noires : l’une d’elles était portée par ‘Alî ibn Abî Tâlib, appelée “al-‘Uqâb”, et l’autre par un membre des Anṣâr. » Ibn Hishâm (2) ajoute : « La bannière des Anṣâr était aux mains de Sa‘d ibn Mu‘âdh. » Al-Amawî ajoute : « Ils disposaient aussi de deux chevaux tenus par al-Ḥubbâb ibn al-Mundhir. »
Ibn Isḥâq (3) reprend : « Le Messager de Dieu (ﷺ) plaça Qays ibn Abî Sa‘ṣa‘a, le frère des Banû Mâzin ibn an-Najjâr, à la tête de l’arrière-garde. » Al-Amawî (4) précise : « Ils avaient deux chevaux, l’un monté par Muṣ‘ab ibn ‘Umayr et l’autre par az-Zubayr ibn al-‘Awwâm ; parfois aussi par Sa‘d ibn Khaythama, ou encore par al-Miqdâd ibn al-Aswad. »
L’imam Aḥmad (5) a rapporté, selon un hadith transmis par Abû Isḥâq, d’après Ḥâritha ibn Muḍarrib, au nom de ‘Alî : « Il n’y avait parmi nous aucun cavalier le jour de Badr hormis al-Miqdâd. » Al-Bayhaqî (6) relate aussi, par la voie d’Ibn Wahb, d’après Abû Ṣakhr, transmis par Abû Mu‘âwiya al-Bajalî (7), d’après Sa‘îd ibn Jubayr, au nom d’Ibn ‘Abbâs, que ‘Alî lui dit : « Nous ne disposions que de deux chevaux : celui d’az-Zubayr et celui d’al-Miqdâd ibn al-Aswad, le jour de Badr. »