Ibn ‘Abbās (1) a dit : « (إلّا لنرى) : (Qui suit le Messager d’entre ceux qui rebroussent chemin, et certes cela était réellement lourd) ». C’est-à-dire : même si cet événement d’une grande portée, revêtant une importance considérable et une gravité marquée, était lourd, il ne l’est toutefois « qu’aux yeux de ceux qu’Allāh a guidés » ; autrement dit, ils y adhèrent, y croient sans hésitation ni doute, s’en satisfont et s’y conforment, car ils sont les serviteurs du Juge suprême, Puissant, Omnipotent, Plein de mansuétude et de science.
Quant à Sa parole (2) : « (Et Allāh n’est pas tel qu’Il fasse perdre votre foi) », il s’agit de ce qu’Il a prescrit concernant l’orientation vers Bayt al-Maqdis (Jérusalem) et la prière en sa direction. Puis : « (Allāh est Compatissant et Miséricordieux envers les hommes) » [Al-Baqara : 143].
Les hadiths et les traditions (athār) liés à ce sujet sont extrêmement nombreux, au point qu’il serait trop long de tous les citer. Tout cela est détaillé dans le « Tafsīr » (3), et nous en donnerons une exposition encore plus précise dans notre livre « Al-Aḥkām al-Kabīr » (4).
L’imam Aḥmad (5) rapporta : « Nous a relaté ‘Alī ibn ‘Āṣim, de Ḥuṣayn ibn ‘Abd al-Raḥmān, d’après ‘Umar (6) ibn Qays, d’après Muḥammad ibn al-Ash‘ath, d’après ‘Ā’isha, qui a dit : “Le Messager d’Allāh (ﷺ), – à propos des Gens du Livre – a dit : ‘Ils ne nous ont jamais enviés pour rien autant qu’ils nous ont enviés pour le jour du vendredi auquel Allāh nous a guidés (7), tandis qu’eux s’en sont égarés (8) ; pour la Qibla (direction de la prière) vers laquelle Allāh nous a orientés, tandis qu’eux s’en sont détournés ; et pour le fait que nous disons derrière l’imam : ‘Āmīn.’” »
Section sur l’obligation du jeûne du mois de Ramaḍān, en l’an deux de l’Hégire, avant la bataille de Badr (9) : Ibn Jarīr (10) a déclaré : « Au cours de cette année, le jeûne de Ramaḍān fut prescrit. » Il est également rapporté qu’il fut instauré au mois de Sha‘bān de la même année. Puis il (11) mentionna que, lorsque le Messager d’Allāh (ﷺ) arriva à Médine, il trouva des Juifs en train de jeûner le jour de ‘Āshūrā’. Il les questionna à ce propos, et ils répondirent : « C’est un jour où Allāh sauva Moïse. » Il dit alors : « Nous sommes plus en droit de revendiquer Moïse [que vous]. » Alors il jeûna ce jour-là et enjoignit aux gens de le faire.