Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Khaybar eut lieu l’année six, puis il combattit le jour de la Conquête (de La Mecque) en Ramaḍān de l’année huit, puis il combattit le jour de Ḥunayn, et il assiégea les habitants de Ṭā’if en Shawwāl de la même année (huit). Ensuite, Abū Bakr accomplit le pèlerinage l’année neuf, puis le Messager de Dieu (que la prière et le salut de Dieu soient sur lui) accomplit le Pèlerinage d’Adieu l’année dix. Il mena douze expéditions (ghazwas) dans lesquelles il n’y eut pas de combat.

Il est rapporté : « La première expédition qu’il entreprit fut (celle d’)al-Abwā’. »

Hanbal ibn Isḥāq (1), d’après Hilāl ibn al-ʿAlāʾ (2), d’après ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar ar-Raqqī, d’après Muṭarrif ibn Māzin al-Yamānī, d’après Maʿmar, d’après az-Zuhrī (3), dit : « La première āya (verset) révélée au sujet du combat est : “Il a été permis à ceux que l’on combat parce qu’ils ont été lésés” [al-Ḥajj : 39], juste après l’arrivée du Messager de Dieu (que la prière et le salut de Dieu soient sur lui) à Médine. » Ainsi, la première bataille à laquelle assista le Messager de Dieu (que la prière et le salut de Dieu soient sur lui) fut celle de Badr, un vendredi, le dix-septième jour de Ramaḍān.

Puis, il est dit : « Ensuite, il fit campagne contre Banū an-Naḍīr, puis mena l’expédition d’Uḥud en Shawwāl — c’est-à-dire l’année trois (de l’Hégire) —, puis il combattit le jour du Fossé (al-Khandaq) en Shawwāl de l’année quatre, combattit Banū Laḥyān en Shaʿbān de l’année cinq, puis combattit le jour de Khaybar l’année six. Il combattit ensuite le jour de la Conquête (de La Mecque) en Shaʿbān de l’année huit, et Ḥunayn fut en Ramaḍān de la même année huit. Le Messager de Dieu (que la prière et le salut de Dieu soient sur lui) entreprit alors onze expéditions sans y livrer de combats.

La première expédition qu’il entreprit fut (celle d’)al-Abwāʾ, puis al-ʿUshayra, puis celle de Ghaṭafān, puis de Banū Sulaym, puis à nouveau d’al-Abwāʾ (4), puis Badr la Première, puis celle de Ṭāʾif, puis al-Ḥudaybiyya, puis aṣ-Ṣafrāʾ, et enfin Tabūk, la dernière expédition, avant la mention d’autres campagnes. C’est ainsi que je l’ai transcrit du Tārīkh du ḥāfiẓ Ibn ʿAsākir (5), ce qui est très inhabituel. La version correcte est celle que nous évoquerons plus loin, si Dieu le veut, dans un ordre cohérent.

Cette discipline en particulier mérite qu’on l’étudie et qu’on y prête grande attention, comme l’a rapporté Muḥammad ibn ʿUmar al-Wāqidī, d’après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ibn ʿAlī, d’après son père, qui déclara : « J’ai entendu ʿAlī ibn al-Ḥusayn dire : “On nous enseignait les récits des expéditions du Prophète (que la prière et le salut de Dieu soient sur lui) comme on nous enseignait une sūrate du Coran.” »

Al-Wāqidī (6) ajoute : « J’ai entendu Muḥammad ibn ʿAbd Allāh dire : ‘J’ai entendu mon oncle az-Zuhrī évoquer la science des maghāzī, disant : “C’est la science de l’au-delà et de la vie d’ici-bas.”’ »

Enfin, Muḥammad ibn Isḥāq (7), qu’Allah lui fasse miséricorde, déclare dans son ouvrage “al-Maghāzī”, après avoir mentionné ce qui précède que nous avons rapporté de lui, concernant la désignation

(1) Il s'agit de Hanbal ibn Ishaq Abû ‘Alî, cousin de l'imam Ahmad ibn Hanbal, qui était un homme de confiance, ferme et véridique, l'un des grands savants hanbalites. Il est décédé en l’an 273 de l’Hégire. Voir sa biographie et ses sources dans « al-Manhaj al-Aḥmad » (1/264) et dans « Shudhūr al-Dhahab » (3/307), dans mes investigations, sous la supervision de mon père et de mon professeur, le vénérable muḥaddith Cheikh ‘Abd al-Qādir al-‘Arnā’ūṭ. (2) Dans les éditions (A) et (T), on lit : « Hanbal ibn Hilāl, de la part d’Ishaq ibn al-‘Alā’ », ce qui est une erreur ; la lecture correcte est celle que j’ai établie. (3) Voir « Magāzī al-Zuhrī », p. 105. (4) Ainsi dans les éditions (A) et (T), et c’est une répétition dans le contexte ; il s’agit probablement de « Buwāṭ ». Voir « Dalāʾil al-Nubuwwa » d’al-Bayhaqī (5/463). (5) Je ne l’ai pas trouvé dans les manuscrits et les éditions imprimées disponibles de « Tārīkh Dimashq », qui sont nombreuses, ce qui semble indiquer une omission fréquente, mais il est mentionné par Ibn Manḍūr dans son « Mukhtaṣar » (2/188-189). (6) Al-Khaṭīb al-Baghdādī les a rapportés via lui dans « al-Jāmi‘ » sous les numéros (1591) et (1589) ; quant à al-Wāqidī, il est à rejeter. (7) Voir « al-Sīra al-Nabawiyya » d’Ibn Hishām (1/590-591), et al-Bayhaqī l’a aussi repris par une chaîne similaire dans « Dalāʾil al-Nubuwwa » (3/10).
خيبر سنة ستّ، ثم قاتل يوم الفتح في رمضان سنة ثمان، ثم قاتل يوم حنين، وحاصر أهل الطائف في شوال سنة ثمان، ثم حجّ أبو بكر سنة تسع، ثم حجّ رسول اللَّه ﷺ حجَّة الوداع سنة عشر، وغزا ثنتي عشرة غزوة ولم يكن فيها قتال، قال: وكانت أول غزوة غزاها الأبواء. وقال حنبل بن إسحاق (١) ، عن هلال بن العلاء (٢) ، عن عبد اللَّه بن جعفر الرّقّيّ، عن مطرّف بن مازن اليمانيّ، عن معمر، عن الزّهريّ (٣) قال: أول آية نزلت في القتال: ﴿أُذِنَ لِلَّذِينَ يُقَاتَلُونَ بِأَنَّهُمْ ظُلِمُوا﴾ الآية [الحج: ٣٩] بعد مقدم رسول اللَّه ﷺ المدينة، فكان أول مشهد شهده رسول اللَّه ﷺ يوم بدر يوم الجمعة، لسبع عشرة من رمضان، إلى أن قال: ثم غزا بني النّضير، ثم غزا أحدًا في شوال -يعني من سنة ثلاث- ثم قاتل يوم الخندق في شوال سنة أربع، ثم قاتل بني لحيان في شعبان سنة خمس، ثم قاتل يوم خيبر سنة ستّ، ثم قاتل يوم الفتح في شعبان سنة ثمان، وكانت حنين في رمضان سنة ثمان، وغزا رسول اللَّه ﷺ إحدى عشرة غزوة لم يقاتل فيها، فكانت أول غزوة غزاها رسول اللَّه ﷺ الأبواء، ثم العشيرة، ثم غزوة غطفان، ثم غزوة بني سليم، ثم غزوة الأبواء (٤) ، ثم غزوة بدر الأولى، ثم غزوة الطائف، ثم غزوة الحديبية، ثم غزوة الصّفراء، ثم غزوة تبوك آخر غزوة، ثم ذكر البعوث. هكذا كتبته من تاريخ الحافظ ابن عساكر (٥) ، وهو غريب جدًا، والصواب ما سنذكره فيما بعد إن شاء اللَّه مرتبًا. وهذا الفنّ مما ينبغي الاعتناء به والاعتبار بأمره والتّهيّؤ له، كما رواه محمد بن عمر الواقديّ، عن عبد اللَّه بن عمر بن عليّ، عن أبيه، سمعت عليّ بن الحسين يقول: كنا نعلَّم مغازي النبي ﷺ كما نعلَّم السورة من القرآن. قال الواقديُّ (٦) : وسمعت محمد بن عبد اللَّه يقول: سمعت عمِّي الزّهريّ يقول في علم المغازي: علم الآخرة والدنيا. وقال محمد بن إسحاق (٧) ، (رحمه الله) ، في "المغازي" بعد ذكره ما تقدم مما سقناه عنه، من تعيين
(١) هو حنبل بن إسحاق أبو علي، ابن عمّ الإمام أحمد بن حنبل، وكان ثقة ثبتًا صدوقًا، من أعلام الحنابلة الكبار، مات سنة (٢٧٣ هـ). انظر ترجمته ومصادرها في "المنهج الأحمد" (١/ ٢٦٤) و"شذرات الذهب" (٣/ ٣٠٧) بتحقيقي، وإشراف والدي وأستاذي فضيلة المحدِّث الشيخ عبد القادر الأرناؤوط. (٢) في (أ) و (ط): "حنبل بن هلال، عن إسحاق بن العلاء" وهو خطأ، والصواب ما أثبته. (٣) انظر "مغازي الزهري" ص (١٠٥). (٤) كذا في (أ) و (ط) وهي مكررة في السياق، ولعلها: "بواط". انظر "دلائل النبوة" للبيهقي (٥/ ٤٦٣). (٥) لم أجده في نسخ "تاريخ دمشق" المخطوطة والمطبوعة المتوافرة عندي على كثرتها، ويبدو أنه مما سقط منها وهو كثير، وذكره ابن منظور في "مختصره" (٢/ ١٨٨ - ١٨٩). (٦) وأخرجهما من طريقه الخطيب البغدادي في "الجامع" رقم (١٥٩١) و (١٥٨٩) والواقدي متروك. (٧) انظر "السيرة النبوية" لابن هشام (١/ ٥٩٠، ٥٩١) وقد أخرجه من طريقه بنحوه البيهقي في "دلائل النبوة" (٣/ ١٠).

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