Le Messager d’Allah (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) dit : « Laissez-le, car cet aveugle est aveugle de cœur et aveugle de vision. » (1)
Saʿd ibn Zayd al-Ashhalî le frappa alors avec un arc et le blessa. Il est rapporté que son frère, Aws ibn Qayẓî, est celui qui a dit : « Certes, nos demeures sont sans défense. » Or Allah déclare : « Elles ne sont nullement sans défense, ils ne veulent qu’en fuir. » (Al-Aḥzâb 13) (2).
Puis il est dit au sujet de Ḥâṭib ibn Umayya ibn Râfiʿ — c’était un homme âgé et imposant qui était devenu un chef dans la période antéislamique (3). Il avait un fils considéré parmi les meilleurs musulmans, nommé Yazîd ibn Ḥâṭib. Celui-ci fut grièvement blessé lors de la bataille d’Uḥud puis transporté à la demeure des Banû Ẓafar. ʿÂṣim ibn ʿUmar ibn Qatâda raconta qu’alors qu’il agonisait, les hommes et les femmes musulmans présents auprès de lui l’exhortaient en disant : « Réjouis-toi du Paradis, ô fils de Ḥâṭib ! » C’est alors que se manifesta l’hypocrisie de son père, qui déclara : « Oui, un “Paradis” fait de harmal ! Par Allah, vous avez abusé ce pauvre malheureux ! »
Il est aussi question de Bishr ibn Abîriq — connu sous le nom d’Abû Ṭuʿma — le voleur de deux cuirasses, à propos de qui Allah a révélé : « Et ne plaide pas en faveur de ceux qui se trahissent eux-mêmes » (An-Nisâ’ 107) (4). Quant à Qazmân, allié des Banû Ẓafar, il tua sept hommes au jour d’Uḥud. Mais lorsque ses blessures devinrent insupportables, il se suicida en disant : « Par Allah, je n’ai combattu que par esprit de clan pour ma tribu. » Il mourut ensuite, que la malédiction d’Allah soit sur lui (5).
Ibn Isḥâq (6) déclare qu’il n’y avait, parmi les Banû ʿAbd al-Ashhal, aucun hypocrite, homme ou femme, à sa connaissance, sauf Ḍaḥḥâk ibn Thâbit, soupçonné d’hypocrisie et d’affection pour les Juifs. Tous ceux-là appartenaient à la tribu des Aws. Ibn Isḥâq (7) rapporte également que, parmi les Khazraj, on compte Râfiʿ ibn Wadiʿa, Zayd ibn ʿAmr, [ʿAmr ibn Qays], Qays ibn ʿAmr ibn Sahl, ainsi qu’al-Jadd ibn Qays, lequel déclara : « Permets-moi de rester et ne me mets pas à l’épreuve » (At-Tawba 49) (8).