Ibn Jarîr a rapporté dans son « Histoire » (1) : « Mohammed ibn ‘Abd al-A‘la nous a informés ; Yazîd ibn Zuray‘ nous a transmis, d’après Ma‘mar, d’après az-Zuhrî, d’après Anas, que le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) cautérisa As‘ad ibn Zurâra à cause d’une épine. Les hommes de cette chaîne de transmission sont dignes de confiance. »
Ibn Isḥâq (2) a dit : « ‘Abd Allâh ibn Abî Bakr ibn Mohammed ibn ‘Amr ibn Ḥazm m’a rapporté d’après Yaḥyâ ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Abd ar-Raḥmân ibn As‘ad ibn Zurâra : Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a dit : “Quelle mauvaise mort celle d’Abû Umâma, selon les Juifs et les hypocrites parmi les Arabes ! Ils disent : ‘S’il était vraiment Prophète, son compagnon ne serait pas mort.’ Or je ne détiens aucun pouvoir ni sur moi-même ni sur mon compagnon face à la volonté de Dieu.” »
Cela suggère qu’il fut le premier à mourir après l’arrivée du Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Abû al-Ḥasan Ibn al-Athîr a cependant affirmé, dans Asad al-ghâba (3), qu’il serait mort au mois de Shawwâl, sept mois après l’arrivée du Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Dieu sait mieux.
De même, Mohammed ibn Isḥâq (4) a rapporté, d’après ‘Âṣim ibn ‘Umar ibn Qatâda, que les Banû an-Najjâr demandèrent au Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) de leur désigner un naqîb (représentant) après Abû Umâma As‘ad ibn Zurâra. Le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) répondit : « Vous êtes mes oncles maternels et je suis solidaire de vous ; je suis votre naqîb. » Il ne voulut pas privilégier l’un plutôt que l’autre. Dès lors, les Banû an-Najjâr se glorifiaient auprès des autres en disant que le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) était leur naqîb.
Ibn al-Athîr (5) déclara : « Cela contredit ce qu’ont dit Abû Nu‘aym et Ibn Mandah, selon qui As‘ad ibn Zurâra était naqîb des Banû Sâ‘ida, alors qu’il l’était en fait pour les Banû an-Najjâr. » Ibn al-Athîr a vu juste dans ses propos.
Abû Ja‘far Ibn Jarîr a également écrit dans son « Histoire » (6) : « D’après ce qui est rapporté, le premier des musulmans à mourir après l’arrivée du Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) à Médine fut son hôte, Kulthûm ibn al-Hidm ; il ne vécut que peu de temps après l’arrivée du Prophète avant de décéder. Puis As‘ad ibn Zurâra mourut à son tour la même année, avant que la construction de la mosquée ne fût achevée, frappé soit d’une dhabḥa (mal de gorge) soit d’une shahaqa (étouffement). »
Et je dis : Kulthûm ibn al-Hidm ibn Imri’ al-Qays ibn al-Ḥârith ibn Zayd ibn ‘Ubayd ibn Zayd ibn Mâlik ibn ‘Awf ibn ‘Amr ibn Mâlik ibn al-Aws al-Anṣârî, de la branche des Banû ‘Amr ibn ‘Awf, était un homme âgé ayant embrassé l’islam avant l’arrivée du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) à Médine. Lorsque le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) parvint à Médine et s’installa à Qubâ’, il logea chez cet homme durant la nuit, et c’était