Et il y avait sur lui une légère trace de jaune (1). Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Mahyam, ô ‘Abd al-Raḥmān ? » (2). Il répondit : « Ô Messager d’Allah ! Je me suis marié avec une femme des Anṣār. » Le Prophète (ﷺ) demanda : « Qu’as-tu donné (comme dot) ? » Il répondit : « Le poids d’un noyau en or. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Offre un banquet, ne serait-ce qu’avec une brebis. » Il est seul à rapporter ce hadith sous cet aspect. Il a également été transmis en d’autres endroits, et Muslim l’a rapporté par diverses chaînes d’après Ḥumayd (3).
L’imam Aḥmad (4) a dit : « Nous a rapporté ‘Affān, nous a rapporté Ḥammād, nous ont rapporté Thābit et Ḥumayd d’après Anas, qu’‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Awf arriva à Médine. Le Messager d’Allah (ﷺ) le mit en fraternité avec Sa‘d ibn al-Rabī‘ al-Anṣārī. Celui-ci lui dit : “Ô mon frère, je suis parmi les Médinois le plus fortuné. Regarde la moitié de mes biens et prends-la, et j’ai deux femmes : vois celle qui te plaît le plus, je la divorcerai afin que tu puisses l’épouser.” ‘Abd al-Raḥmān répondit : “Qu’Allah te bénisse dans ta famille et tes biens ! Montrez-moi où se trouve le marché.” On le lui indiqua, et il y alla pour acheter et vendre, puis il fit un profit et revint ensuite avec un peu d’aqṭ (lait caillé séché) et de beurre. Il demeura quelque temps, puis revint alors qu’il portait sur lui une trace de safran (5). Le Messager d’Allah (ﷺ) lui demanda : “Mahyam ? (Que se passe-t-il ?)” Il dit : “Ô Messager d’Allah ! Je me suis marié.” Le Prophète (ﷺ) demanda : “Quelle dot lui as-tu versée ?” Il répondit : “Le poids d’un noyau en or.” Le Prophète (ﷺ) dit : “Offre un banquet, ne serait-ce qu’avec une brebis.”” ‘Abd al-Raḥmān raconte : “Par Allah, j’en suis arrivé au point que si je soulevais une pierre, j’espérais y trouver de l’or ou de l’argent.” (6)
Le commentaire d’al-Bukhārī sur ce hadith au nom de ‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Awf est inhabituel, car on ne le connaît dans sa forme complète (7) que par Anas, à moins qu’Anas ne l’ait reçu de lui. Et Allah est plus savant.
L’imam Aḥmad (8) a dit : « Nous a rapporté Yazīd, nous a informés Ḥumayd d’après Anas, qui rapporte : “Les Muhājirīn (Émigrés) dirent : ‘Ô Messager d’Allah ! Nous n’avons jamais vu de gens aussi prévenants en temps de pénurie, ni plus généreux en temps d’aisance (9). En vérité, ils nous ont dispensés de toute gêne…’” »