Al-Ḍaraja ! Prenez donc votre part et ne soyez pas négligents envers Dieu. Car Dieu vous a enseigné Son Livre et vous a tracé Sa voie afin de distinguer ceux qui sont sincères de ceux qui mentent. Agissez avec bienfaisance comme Dieu a agi envers vous ; traitez en ennemis Ses ennemis et luttez pour la cause de Dieu comme Il y appelle réellement. Il vous a élus et vous a nommés “Musulmans” « afin que périsse, par une preuve évidente, celui qui devait périr, et que vive, par une preuve évidente, celui qui devait vivre » (Al-Anfâl, v. 42). Et il n’y a de force qu’en Dieu. Invoquez Dieu abondamment et œuvrez pour ce qui vient après la mort. (1)
En effet, quiconque améliore ce qui est entre lui et Dieu, Dieu lui suffira pour ce qui est entre lui et les hommes. Cela, parce que Dieu juge les hommes sans qu’ils ne puissent Le juger ; Il les possède sans qu’ils ne puissent Le posséder. Dieu est le Plus Grand, et il n’y a de force qu’en Dieu, le Très-Haut, l’Immense.
C’est ainsi que l’a rapporté Ibn Jarîr, avec une chaîne de transmission interrompue. Al-Bayhaqî a dit (2) : « Chapitre sur le premier prône (khuṭba) que le Messager de Dieu (ﷺ) prononça lorsqu’il arriva à Médine. »
Abû ‘Abd Allâh al-Ḥâfiẓ nous a rapporté, tout comme Abû al-‘Abbâs al-Aṣamm : Aḥmad ibn ‘Abd al-Jabbâr nous a dit, d’après Yûnus ibn Bukayr, d’après Ibn Isḥâq. Ce dernier me raconta, d’après al-Mughîra (3) ibn ‘Uthmân ibn Muḥammad ibn ‘Uthmân ibn al-Akhnas ibn Sharîq, d’après Abû Salama ibn ‘Abd al-Raḥmân ibn ‘Awf, qui a dit : « La première khutba que le Messager de Dieu (ﷺ) prononça à Médine fut lorsqu’il se leva parmi eux, loua Dieu, L’exalta comme Il le mérite, puis dit :
“Ceci dit, ô gens ! Préparez de bonnes œuvres pour vous-mêmes. Sachez, par Dieu, que l’un de vous sera foudroyé, abandonnant son troupeau sans berger. Puis son Seigneur lui dira – sans interprète ni intermédiaire pour Le cacher : ‘Mon Messager ne t’est-il pas parvenu ? Ne t’ai-je pas accordé des biens et comblé de faveurs ? Qu’as-tu donc préparé pour toi-même ?’ Il jettera alors un regard à sa droite, puis à sa gauche, sans rien trouver, et lorsqu’il regardera devant lui il ne verra que l’Enfer. Que celui qui le peut se préserve donc le visage du Feu, ne serait-ce qu’en donnant la moitié d’une datte ! Et s’il n’en trouve pas, alors qu’il le fasse par une bonne parole. Car l’acte vertueux est ainsi récompensé dix fois, jusqu’à sept cents fois. Que la paix soit sur le Messager de Dieu (4), ainsi que la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions.”
Puis le Messager de Dieu (ﷺ) prononça un autre sermon et dit : “La louange est à Dieu ; je Le loue et implore Son aide. Nous cherchons protection auprès de Dieu contre le mal de nos âmes et le poids funeste de nos actes. Celui qu’Il guide, nul ne peut l’égarer ; et celui qu’Il égare, nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’est de divinité digne d’adoration que Dieu [Seul, sans associé]. En vérité, la meilleure des paroles est le Livre de Dieu. A certes réussi celui que Dieu a embelli dans son cœur et qu’Il a fait entrer en Islam après l’incroyance, et qu’Il a préféré à tout autre propos des hommes. C’est vraiment la meilleure et la plus éloquente des paroles. Aimez celui que Dieu aime ; aimez Dieu de tout votre cœur [et ne vous lassez pas de la Parole de Dieu ni de Son Rappel, et que vos cœurs ne s’en éloignent point], car c’est de tout cela que Dieu fait Son choix.”