Ibn Ishaq a dit (1) : « Abou Salama, ‘Amr Ibn Rabi‘a et les Banou Jahch s’établirent à Qouba auprès de Moubachchir Ibn ‘Abd Al-Moundhir, puis les émigrants (muhâjirûn) arrivèrent par vagues successives. »
Il dit : « Quant aux Banou Ghanm Ibn Doudân, c’étaient des gens de l’Islam qui émigrèrent entièrement à Médine, hommes et femmes (2). Parmi eux se trouvaient ‘Abd Allâh Ibn Jahch, son frère Abou Ahmad, ‘Oukkâcha Ibn Mihsan, Choujâ‘, ‘Oqba fils de Wahb, et Arbad Ibn Houmayyir (3), Mounqidh Ibn Noubata, Sa‘îd Ibn Roqaych, Mouhraz Ibn Nadla, Zayd Ibn Roqaych, Qays Ibn Djâbir, ‘Amr Ibn Mihsan, Mâlik Ibn ‘Amr, Safwân Ibn ‘Amr, Thaqf Ibn ‘Amr, Rabî‘a Ibn Aktam, Az-Zoubayr Ibn ‘Oubayda, Tammâm Ibn ‘Oubayda, Sakhdhara Ibn ‘Oubayda et Muhammad Ibn ‘Abd Allâh Ibn Jahch.
Quant à leurs femmes, on compte Zaynab bint Jahch, Hamna bint Jahch, Oum Habîb bint Jahch, Djoudâma bint Djandal, Oum Qays bint Mihsan, Oum Habîb bint Thoumâma, Âmina bint Roqaych et Sakhdhara bint Tamîm.
Abou Ahmad Ibn Jahch a dit, au sujet de leur émigration à Médine (5) :
« Lorsque Oumm Ahmad m’a vu partir,
sous la protection de Celui dont je crains, dans l’invisible, la puissance et la majesté,
elle m’a dit : “Si tu dois absolument agir ainsi,
emmène-nous donc dans quelque contrée éloignée, tenons-nous à l’écart de Yathrib.”
Je lui répondis : “Yathrib n’est pas ce que tu redoutes.
Ce que le Miséricordieux décrète, le serviteur l’accomplit.
C’est vers Dieu et Son Messager que je dirige mon visage.
Quiconque oriente un jour son visage vers Dieu ne saurait être déçu.
Que de proches sincères nous avons laissés derrière nous,
andeuses éplorées versant leurs larmes et se lamentant !
Elles voient qu’il y a une perte à s’éloigner de notre patrie,
mais nous estimons que c’est la quête de biens plus précieux que nous poursuivons.
J’ai appelé Banou Ghanm à épargner leur sang,
et à défendre la vérité quand la mêlée est devenue évidente aux yeux de tous.
Ils ont répondu, louange à Dieu,
quand Celui qui les appelait à la vérité et à la réussite leur a lancé l’invitation ; alors ils ont émigré en masse.
Or, certains de nos compagnons se sont détournés de la droiture ;
ils ont pris les armes contre nous et ameuté le monde.
Tel deux groupes : l’un, favorisé, a été guidé vers la vérité,
l’autre subit le châtiment.” »