Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Je vous recommande de craindre Dieu, d’observer la bienfaisance et la piété… ainsi que de préserver votre honneur, car la première forme de bienfaisance revient à Dieu. Si votre peuple parvient à la souveraineté, ne l’enviez point ; et si c’est vous qui exercez l’autorité, soyez équitables. Si un grave malheur frappe votre communauté, offrez-vous en première ligne pour la protéger. Si un fardeau pesant de dettes les accable, témoignez-leur de la douceur, et prenez sur vous ce qu’ils vous demanderont dans l’épreuve. Et si vous en êtes venus à commettre quelque faute, abstenez-vous d’agir ainsi de nouveau, et si vous jouissez d’une supériorité dans le bien, alors faites-en profiter autrui.

Abou Qays a également dit (mètre al-khafîf) :

« Glorifiez Dieu à l’Orient, chaque matin, quand son soleil se lève et à chaque apparition du croissant ;
Il est le Connaisseur de tout ce qui est caché ou apparent : nul égarement dans la Parole de notre Seigneur.
À Lui appartiennent les oiseaux, qui cherchent leur subsistance puis s’en reviennent à leurs nids dans le refuge sûr des montagnes ; (2)
Et à Lui appartiennent les bêtes sauvages que tu vois dans la steppe, parmi les dunes et sous l’ombre des sables ; (3)
À Lui se sont soumises les Juives et toutes confessions, par crainte d’un fléau redoutable.
À Lui aussi se tournent les chrétiens : ils célèbrent chaque fête pour leur Seigneur avec faste, (4)
Et pour Lui, le moine reclus s’est enfermé, prisonnier de sa pénitence, alors qu’il vivait jadis dans l’aisance. (5)
Ô mes fils, ne rompez pas les liens du sang ; maintenez-les, qu’ils soient courts ou longs, (6)
Craignez Dieu dans votre relation aux orphelins démunis, et gardez-vous de tout ce qui permettrait de vous approprier l’illicite.
Sachez que l’orphelin a un Protecteur avisé, qui est guidé sans avoir besoin de questionner.
Ne vous emparez donc pas des biens de l’orphelin, car ceux-ci sont sous la garde d’un Surveillant. »

(1) Dans l’édition Am‘aztum, et dans la Sīra : Am‘artum. Barāʾ est une hamza non prononcée et signifie : vous avez manqué, et la lecture attestée dans Ḥ est de ce sens. (2) « Tastarīd » : chercher des endroits où pousse le fourrage. Voir al-Qāmūs (entrée « كلأ »). (3) « al-Ḥiqāf » : pluriel de ḥiqf, désignant ce qui est tordu dans le sable. Voir al-Qāmūs (entrée « حقف »). (4) « Shammasa al-Naṣārā » : cela signifie la religion des chamassas, c’est-à-dire les moines, car ils se « shamsisun » eux-mêmes (se « miniaturisent »), prétendant ainsi tourmenter leurs âmes. Voir al-Rawḍ (2/288). (5) Dans l’édition : An‘am. Lecture attestée dans Ḥ et dans la Sīra d’Ibn Hishām. (6) Courte par rapport aux longues : on peut proposer deux interprétations. La première est qu’il veut dire : reliez-vous à sa courte durée par votre grandeur, c’est-à-dire que vous soyez grands dans le lien et la bienfaisance même si elle est courte. Dans le ḥadīth : « Votre course rapide pour me rejoindre est une main bien plus longue » : il entend la grandeur dans la charité et la bienfaisance, c’était une caractéristique de Zaynab bint Jaḥsh. La seconde interprétation est qu’il s’agit d’un éloge car il dit que leurs utérus sont courts en lignage, mais ils proviennent d’un peuple de grande stature, comme il est dit : « J’aime chez toutes les femmes celles qui sont grandes… ayant un lignage court chez les pieux. » Voir al-Rawḍ al-Anf (2/288). (7) Dans la Sīra : rubbamā (peut-être). Cette lecture est plus plausible.
فأُوصيكمُ باللهِ والبرِّ والتُّقَى … وأعراضِكم، والبرُّ بالله أولُ وإنْ قومُكم سادوا فلا تَحْسُدُنَّهُمْ … وإنْ كنتمُ أهلَ الرِّياسةِ فاعدِلوا وإنْ نزلتْ إحدى الدواهي بقومكم … فأنفسَكم دونَ العشيرة فاجعلوا وإن نابَ غُرْمٌ فادحٌ فارْفقُوهمُ … وما حَمَّلوكم في المُلِمَّاتِ فاحملوا وإن أنتمُ مَعَّرْتُم (١) فتعفَّفوا … وإنْ كان فضلُ الخيرِ فيكم فأفضلوا وقال أبو قيس أيضًا: [من الخفيف] سبِّحوا اللهَ شرقَ كلِّ صباحٍ … طلعتْ شمسُه وكلِّ هلالِ عالمُ السرِّ والبيانِ جميعًا … ليس ما قال ربُّنا بضلالِ وله الطيرُ تستريد وتأوي … في وكورٍ من آمناتِ الجبال (٢) وله الوحشُ بالفَلاةِ تراها … في حِقافٍ وفي ظلالِ الرمالِ (٣) وله هوَّدَتْ يهودُ ودانَتْ … كلَّ دينٍ مخافةً من عُضالِ وله شمَّس النصارى وقامُوا … كل عيدٍ لربِّهم واحتفالِ (٤) وله الراهبُ الحبيسُ تراه … رَهْنَ بؤسٍ وكان ناعمَ بالِ (٥) يا بنيَّ الأرحامَ لا تقطَعوها … وصِلُوها قصيرةً من طِوال (٦) واتَّقوا اللهَ في ضِعاف اليتامى … وبما (٧) يُستحَلُّ غيرُ الحلال واعلموا أنَّ لليتيم وليًّا … عالمًا يَهتدي بغير سؤال ثم مالَ اليتيم لا تأكلُوه … إنَّ مالَ اليتيم يرعاه والي
(١) في ط: أمعزتم، وفي السيرة: أمعرتم. براء مهملة ومعناه: افتقرتم، والمثبت من ح وهو بمعناه. (٢) "تستريد": تطلب مواضع الكلأ. القاموس (كلأ). (٣) "الحقاف": جمع حِقْف، وهو ما اعوجَّ من الرمل. القاموس (حقف). (٤) "شمَّس النصارى": يعني دين الشماسة، وهم الرهبان لأنهم يشمِّسون أنفسهم، يريدون تعذيب النفوس بذلك في زعمهم. الروض (٢/ ٢٨٨). (٥) في ط: أنعم. والمثبت من ح وسيرة ابن هشام. (٦) قصيرة من طوال: فيحتمل تأويلين أحدهما: أن يريد صِلوا قصرها من طولكم، أي: كونوا أنتم طوالًا بالصلة والبر إن قصرت هي. وفي الحديث: "أسرعكن لحوقًا بي أطولكن يدًا". أراد الطول بالصدقة والبر، فكانت صفة زينب بنت جحش. والتأويل الآخر أن يريد مدحًا لقوله بأن أرحامهم قصيرة النسب، ولكنها من قوم طوال كما قال: أحب من النسوان كل طويلة … لها نسب في الصالحين قصير الروض الأنف (٢/ ٢٨٨) (٧) في السيرة: ربما. وهو أشبه.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies