Al-Nabīt (1) se trouve dans la ḥarra de Banû Bayâda, dans un endroit bas (naqî‘) appelé Naqî‘ al-Khaḍimât (2). Il dit : « J’ai demandé : “Combien étiez-vous alors ?” Il a répondu : “Quarante hommes.” » Ce hadith a été rapporté par Abû Dâwud et Ibn Mâjah (3) d’après la voie de Muḥammad ibn Isḥâq (qu’Allah lui fasse miséricorde). Ad-Dâraqutnî (4) a également rapporté, d’après Ibn ‘Abbâs, que le Messager d’Allah (ﷺ) avait écrit à Muṣ‘ab ibn ‘Umayr pour lui ordonner d’établir la prière du vendredi (al-jum‘a). Sa chaîne de transmission présente cependant une singularité, et Allah sait mieux.
Ibn Isḥâq (5) a dit : « ‘Ubayd Allah ibn al-Mughîra ibn Mu‘ayqîb (6) et ‘Abd Allah ibn Abî Bakr ibn Muḥammad ibn ‘Amr ibn Ḥazm m’ont rapporté qu’As‘ad ibn Zurâra était sorti avec Muṣ‘ab ibn ‘Umayr en direction des demeures des Banû ‘Abd al-Ashhal et des Banû Ẓafar. Or, Sa‘d ibn Mu‘âdh était le fils de la tante maternelle d’As‘ad ibn Zurâra. Ils pénétrèrent dans l’un des vergers des Banû Ẓafar, près d’un puits appelé Bi’r Maraq, et s’assirent dans ce verger, où des hommes déjà convertis à l’islam vinrent les rejoindre. Ce jour-là, Sa‘d ibn Mu‘âdh et Usayd ibn al-Ḥuḍayr, chefs de leur tribu chez les Banû ‘Abd al-Ashhal, étaient encore polythéistes, suivant la religion de leur peuple.
Lorsqu’ils entendirent parler de la venue d’As‘ad et de Muṣ‘ab, Sa‘d dit à Usayd : « Malheur à toi ! Va vers ces deux hommes qui s’installent chez nous pour égarer nos faibles. Fais-les partir et interdis-leur de venir dans notre quartier. Sans mon lien de parenté avec As‘ad ibn Zurâra que tu connais – c’est mon cousin maternel –, je m’en serais chargé moi-même. » Usayd ibn Ḥuḍayr saisit alors sa lance et se dirigea vers eux. Lorsqu’As‘ad ibn Zurâra l’aperçut, il dit à Muṣ‘ab : « Voici le chef de son peuple, il vient vers toi ; sois sincère envers Allah à son égard. » Muṣ‘ab répondit : « S’il s’assied, je lui parlerai. »
Arrivé à leur hauteur, Usayd les interpella vertement : « Qu’êtes-vous donc venus faire chez nous, à tromper nos faibles ? Tenez-vous loin de nous, si vous tenez à votre vie ! » Musa ibn ‘Uqba rapporte qu’un serviteur s’exclama : « Vous voilà chez nous, accompagnés de ce seul étranger, banni, qui s’efforce d’égarer nos gens par le faux et de les appeler à cela. » Ibn