Il prit alors une poignée de terre de la plaine (al-Baṭḥāʾ) et la jeta au visage d’Iyās ibn Muʿādh, en disant : « Laisse-nous donc ! Par ma vie, nous ne sommes pas venus pour cela. » Il rapporta : « Iyās se tut, et le Messager de Dieu (ﷺ) se leva d’auprès d’eux. Ils retournèrent alors à Médine et survint la bataille de Buʿāth entre les Aws et les Khazraj. » Il ajouta : « Iyās ibn Muʿādh ne tarda pas à mourir. »
Maḥmūd ibn Labīd dit : « Ceux (1) de son peuple qui étaient présents à sa mort m’ont informé qu’ils l’entendaient sans cesse proclamer l’unicité de Dieu (tahlīl), Le glorifier (takbīr), Le louer et Le sanctifier jusqu’à sa mort. Ils ne doutaient donc pas qu’il fût mort musulman, car il avait manifestement éprouvé l’islam lors de cette réunion, après avoir entendu du Messager de Dieu (ﷺ) ce qu’il entendit. »
J’ai dit : « Le jour de Buʿāth – Buʿāth étant un lieu de Médine – fut le théâtre d’une bataille importante : il y eut un grand nombre de tués parmi les notables et les chefs des Aws et des Khazraj, et il ne resta que peu de leurs anciens. »
Al-Bukhārī rapporte dans son Ṣaḥīḥ (2), selon ʿUbayd ibn Ismāʿīl, selon Abū Usāmah (3), selon Hishām, selon son père, d’après ʿĀʾishah, qu’elle a dit : « Le jour de Buʿāth fut un jour qu’Allah avait préparé pour Son Messager. Quand le Messager de Dieu (ﷺ) arriva à Médine, leurs principaux notables s’étaient déjà divisés et leurs grandes figures (4) avaient été tuées (5). »
Abū Zurʿah ar-Rāzī déclare dans son livre Dalāʾil an-Nubuwwah (6), dans le chapitre relatif à la conversion de Rāfiʿ ibn Mālik et Muʿādh ibn ʿAfrāʾ : « Ibrāhīm ibn Yaḥyā ibn Muḥammad (7) ibn Hānī ash-Shajarī (8) nous a rapporté, disant : “Mon père nous a rapporté, d’après Ibn Isḥāq (9), qui m’a transmis de ʿUbayd (10) ibn Yaḥyā, de Muʿādh ibn Rifāʿah ibn Rāfiʿ, de son père, de son grand-père, que celui-ci partit avec son cousin Muʿādh ibn ʿAfrāʾ jusqu’à ce qu’ils arrivent à La Mecque. Lorsqu’ils descendirent du col (ath-thaniyyah), ils virent un homme sous un arbre – dit-il – et cela eut lieu avant que ne sortent les six…” »