Al-Ashʿarī a dit : Le Messager de Dieu (ﷺ) a déclaré : « De nombreux hommes ont atteint la perfection, mais parmi les femmes, seules Âsiya, l’épouse de Pharaon, et Maryam, fille de ‘Imrân, y sont parvenues. Certes, le mérite de ‘Aïcha par rapport aux femmes est semblable à la supériorité du tharîd sur toutes les autres nourritures. »
Le tharîd est un plat composé de pain et de viande à la fois ; il s’agit d’un mets particulièrement noble chez les Arabes. Ainsi, certains poètes disent :
« Quand le pain est accompagné de viande,
par Dieu, c’est bien le tharîd. »
(1) Il est possible que la parole « Et le mérite de ‘Aïcha sur les femmes » soit d’une portée générale (2) englobant aussi bien les femmes citées que les autres. Il est également envisageable qu’elle soit restreinte (3) aux femmes autres que ces deux figures, de sorte que la question demeure ouverte à leur sujet et au sujet de ‘Aïcha : elles pourraient être à égalité ou non. Pour départager celles qui seraient supérieures à d’autres, une preuve supplémentaire (4) est nécessaire. Dieu est plus savant.
Chapitre : Du mariage du Prophète (ﷺ) avec ‘Aïcha bint al-Siddîq et Sawda bint Zam‘a (رضي الله عنهما) après Khadîja – qu'Allah soit satisfait d'elle –
Il est exact que ‘Aïcha fut demandée en mariage la première, comme il sera exposé. Al-Bukhârî raconte, dans le passage consacré au mariage de ‘Aïcha (5) : « Muʿallâ ibn Asad nous a rapporté, Wuhayb nous a transmis de Hishâm ibn ‘Urwa, d’après son père, selon le témoignage de ‘Aïcha – qu'Allah soit satisfait d'elle – que le Prophète (ﷺ) lui a dit : “Je t’ai vue en rêve à deux reprises. Je te voyais dans un morceau de soie (6), alors on me disait : ‘Voilà ta femme.’ Je la découvrais et je constatais que c’était toi. Je disais : ‘Si cela émane réellement de Dieu (7), Il le réalisera.’” »
Al-Bukhârî intitule l’un de ses chapitres : « Le mariage avec une vierge » (8). Ibn Abî Mulayka rapporte qu’Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنهما) a dit à ‘Aïcha : « Le Prophète (ﷺ) n’a épousé aucune vierge hormis toi. » Al-Bukhârî précise ensuite (9) : « Ismâ‘îl ibn ‘Abd Allâh nous a rapporté, mon frère (10) m’a transmis, selon Sulaymân ibn Bilâl, d’après Hishâm ibn ‘Urwa... »