Dans le Livre de la Connaissance (1), et notre maître Abou Abdallah al-Hafiz. Al-Bayhaqi (2) a dit : « Al-Waqidi a prétendu que Khadija et Abou Talib étaient décédés trois ans avant l’Hégire, l’année où ils sortirent du shi‘b, et que Khadija était morte trente-cinq nuits avant Abou Talib. »
J’ai dit : il s’agit pour eux d’évoquer ce qui est advenu avant que les cinq prières ne soient prescrites, la nuit de l’Isra’. Il eût été plus approprié pour nous de mentionner la mort d’Abou Talib et de Khadija avant l’Isra’, comme l’ont fait Al-Bayhaqi et d’autres. Toutefois, nous avons retardé cela après l’Isra’ pour une raison que vous comprendrez par la suite : ainsi le propos sera cohérent et le chapitre s’organisera comme vous le constaterez, si Dieu le veut (3).
Al-Boukhari (4) a dit : « Qoutayba nous a rapporté, (Muhammad) Ibn Foudayl Ibn Ghazwân nous a rapporté, d’après ‘Umâra, d’après Abou Zur‘a, d’après Abou Hourayra, qu’il a dit : “Jibril vint trouver le Messager de Dieu (ﷺ) et lui dit : ‘Ô Messager de Dieu, voici Khadija qui arrive, avec un récipient contenant de la sauce, ou bien de la nourriture ou une boisson. Lorsqu’elle viendra à toi, transmets-lui le salut (– qu'Allah soit satisfait d'elle –) de la part de son Seigneur et de ma part, et annonce-lui la bonne nouvelle d’une demeure au Paradis faite de perles creuses (qasab), où il n’y aura ni tapage ni fatigue.’” »
Muslim (5) l’a également rapporté, selon la chaîne de transmission de Muhammad Ibn Foudayl. Al-Boukhari (6) a dit : « Mousaddad nous a rapporté, Yahya nous a rapporté, d’après Isma‘il, qui a dit : ‘J’ai demandé à ‘Abdallah Ibn Abî Awfâ : “Le Prophète (ﷺ) a-t-il fait l’annonce à Khadija ?” Il répondit : “Oui, d’une demeure en qasab, sans tapage ni fatigue.”’ » Al-Boukhari l’a également rapporté, tout comme Muslim, par différentes voies, d’après Isma‘il Ibn Abî Khâlid (7).
As-Suhayli (8) a dit : « Il lui a annoncé la bonne nouvelle d’une demeure au Paradis en qasab — c’est-à-dire en perles —, car elle avait décroché la palme (qasab) de la primauté dans la foi. Il n’y aura ni tapage ni fatigue parce qu’elle n’a jamais élevé la voix contre le Prophète (ﷺ), et ne l’a jamais accablé en rien. Jamais elle n’a crié contre lui, ni ne l’a offensé un seul jour de sa vie. »
Tous deux (Al-Boukhari et Muslim) l’ont rapporté dans leurs recueils authentiques (9), selon Hishâm Ibn ‘Urwa, d’après son père, d’après ‘Â’isha (qu’Allah l’agrée), au sujet du fait que