Quant à Jubayr ibn Muṭ‘im, l’imam Aḥmad (1) a rapporté : « Moḥammad ibn Kathīr nous a raconté, [en disant :] Sulaymān ibn Kathīr nous a également raconté, d’après Ḥuṣayn ibn ‘Abd al-Raḥmān, d’après Muḥammad ibn Jubayr ibn Muṭ‘im, d’après son père, qui a dit : “La lune se fendit à l’époque du Messager de Dieu (ﷺ), au point de former deux parties : l’une sur cette montagne et l’autre sur cette autre montagne.” Ils s’écrièrent alors : “Moḥammad nous a ensorcelés !” Puis ils dirent : “S’il nous a ensorcelés, il ne saurait ensorceler tout le monde.” » Aḥmad est le seul à rapporter ce ḥadīth (2).
Ainsi, Ibn Jarīr (3) l’a également transmis, d’après le ḥadīth de Moḥammad ibn Faḍl et d’autres, eux-mêmes le tenant de Ḥuṣayn. Al-Bayhaqī (4) l’a relaté par la voie d’Ibrāhīm ibn Ṭahmān et de Hushaym, tous deux le tenant de Ḥuṣayn ibn ‘Abd al-Raḥmān, d’après Jubayr ibn Muḥammad ibn Jubayr ibn Muṭ‘im, d’après son père, d’après son grand-père, en ajoutant un narrateur supplémentaire dans la chaîne (5).
Quant à Ḥudhayfa ibn al-Yamān, Abū Nu‘aym l’a rapporté dans “Dalāʾil” (6) par une chaîne remontant à ‘Aṭā’ ibn as-Sāʾib, d’après Abū ‘Abd ar-Raḥmān as-Sulamī. Il a dit : « Ḥudhayfa ibn al-Yamān nous fit un sermon à al-Madāʾin (7). Il loua Dieu et fit Son éloge, puis dit : “﴿Le Jour dernier approche et la lune s’est fendue﴾. Sachez que l’Heure est proche, sachez que la lune s’est fendue [du vivant du Messager de Dieu (ﷺ) (8)]. Sachez que ce monde touche à sa fin, sachez que le jour présent est le temps de l’entraînement (9) et que demain sera celui de la course (10).” Lorsque vint le vendredi suivant, je me rendis avec mon père à la prière. Il loua Dieu, reprit les mêmes paroles, puis ajouta : “Sachez que le vrai précurseur est celui qui précède les autres au paradis (11).” Lorsque nous étions en chemin, je demandai à mon père : “Que veut-il dire par ‘Demain sera la course’ ?” Il me répondit : “C’est celui qui s’avance le premier vers le paradis.” »