Al-Bayhaqî (1) a dit : « Il veut dire — et Dieu est plus savant — que la “grande calamité” (al-baṭsha al-kubrâ), la “fumée” (al-dukhân) et le “signe du châtiment” (âyat al-lizâm) se sont tous réalisés à Badr. » Il poursuivit : « Al-Bukhârî (2) a fait allusion à ce récit. »
Puis il rapporta (3), selon la chaîne de transmission d’Abd al-Razzâq, d’après Maʿmar, d’après Ayyûb, d’après ʿIkrima, d’après Ibn ʿAbbâs, qui a dit : « Abû Sufyân vint trouver le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) pour implorer son aide contre la famine : ils n’avaient rien à manger au point d’en être réduits à consommer de l’ilhiz agrémenté de sang (4). Alors Dieu — exalté soit-Il — fit descendre ce verset : “Nous les avons certes saisis par le châtiment, mais ils ne se sont pas humiliés envers leur Seigneur et ils ne L’ont pas imploré.” [Al-Mu’minûn (23), v. 76]. » Ibn ʿAbbâs ajouta : « Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) invoqua alors son Seigneur, et Dieu les soulagea. »
Ensuite, l’historien al-Bayhaqî (5) dit : « On rapporte dans l’histoire d’Abû Sufyân des éléments qui montrent que cela s’est produit après l’Hégire. Il se peut donc que cela se soit passé à deux reprises. Dieu seul le sait. »
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Al-Bayhaqî (6) rapporta ensuite l’histoire des Perses et des Romains, ainsi que la révélation de la parole de Dieu — exalté soit-Il : « Alif. Lâm. Mîm. (1) Les Romains ont été vaincus (2) dans la contrée voisine, et après leur défaite ils seront victorieux (3) dans quelques années. À Dieu appartient le commandement, au début comme à la fin, et ce jour-là, les croyants se réjouiront (4) du secours de Dieu. Il secourt qui Il veut et Il est le Tout-Puissant, le Très Miséricordieux. (5) » [Al-Rûm (30), v. 1-5].
Puis il transmit (6), par la chaîne de Sufyân al-Thawrî, d’après Ḥabîb ibn Abî ʿAmra (7), d’après Saʿîd ibn Jubayr, d’après Ibn ʿAbbâs, lequel déclara : « Les musulmans aimaient que les Romains triomphent des Perses, parce qu’ils étaient Gens du Livre, tandis que les polythéistes préféraient que les Perses l’emportent sur les Romains, parce que ces derniers étaient idolâtres. Les musulmans évoquèrent cela auprès d’Abû Bakr, qui le rapporta au Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Il dit alors : “Eh bien, ils vaincront.” Abû Bakr le mentionna aux polythéistes, qui dirent : “Fixe un délai entre nous et toi : si les Romains l’emportent, tu recevras telle et telle chose, et si nous l’emportons, nous aurons telle et telle chose.” Ils convinrent donc d’un délai de cinq ans, mais les Romains ne gagnèrent pas [dans ce délai]. »