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Al-Bayhaqî a rapporté ici l’invocation du Prophète ﷺ contre Quraysh lorsqu’ils se montrèrent récalcitrants envers lui, en demandant qu’ils soient frappés par sept (années de disette) semblables aux sept (années) de Yûsuf. Il a cité ce que les deux auteurs du “Ṣaḥîḥ” (1) ont rapporté, selon la chaîne de transmission passant par al-Aʿmach, d’après Muslim ibn Ṣubayḥ, d’après Masrûq, d’après Ibn Masʿûd.
Il dit : « Cinq (châtiments) [sont déjà] survenus : al-Lizâm (2), ar-Rûm (les Romains), ad-Dukhân (la fumée), al-Batshah (la prise violente) et (la fente de) la lune. »
Dans une autre version d’après Ibn Masʿûd (3), celui-ci dit : « Quand Quraysh se montra obstinée face au Messager de Dieu ﷺ et tarda à embrasser l’islam, il invoqua : “Ô Seigneur, aide-moi contre eux par sept (années de disette) comme celles de Yûsuf.” » Il rapporta alors : « Une sécheresse les frappa, anéantissant tout au point qu’ils en vinrent à manger des charognes et des bêtes mortes, et l’un d’entre eux voyait, à cause de la faim, entre lui et le ciel quelque chose qui ressemblait à de la fumée. Ensuite, le Prophète pria, et Dieu mit fin à l’épreuve. » Puis Ibn Masʿûd récita : « Nous écarterons pour peu le châtiment, mais vous récidiverez » [ad-Dukhân, 15]. Il ajouta : « Ils retournèrent donc à la mécréance et furent ajournés jusqu’au Jour de la Résurrection – ou bien il dit : jusqu’au Jour de Badr. » Ibn Masʿûd précisa : « Si cela avait été le Jour de la Résurrection, le châtiment ne leur aurait pas été retiré : “Le jour où Nous frapperons d’un grand coup, Nous Nous vengerons” [ad-Dukhân, 16] fait référence au Jour de Badr. »
Dans une autre version d’après Ibn Masʿûd (4), il dit : « Quand le Messager de Dieu ﷺ vit la foule se détourner de lui, il invoqua : “Ô Seigneur, inflige-leur sept (années de disette) comme celles de Yûsuf.” Ils furent alors touchés par une famine si rude qu’ils mangèrent des bêtes mortes, des peaux et des os. Abû Sufyân et quelques Mecquois vinrent le trouver et dirent : “Ô Muhammad, tu prétends avoir été envoyé en miséricorde, et voilà que ton peuple est anéanti. Implore donc Dieu en leur faveur.” Le Messager de Dieu ﷺ pria, et ils reçurent la pluie en abondance jusqu’à ce que le peuple s’en plaignît. Alors il invoqua : “Ô Seigneur, autour de nous, et non sur nous.” Le nuage se déplaça alors de sa propre tête, et la pluie tomba tout autour.
Il (Ibn Masʿûd) dit : « Le signe de la fumée (ad-Dukhân) est déjà venu, c’est la faim qui les a frappés, conformément à la parole : “Nous écarterons pour peu le châtiment, mais vous récidiverez” [ad-Dukhân, 15]. Et aussi le signe des Romains, la prise violente (al-Batshah) la plus grande, la fente de la lune : tout cela eut lieu le Jour de Badr. »