Il (1) a dit : « Al-Walîd ibn al-Mughîra s’arrêta et s’adressa au Messager de Dieu (ﷺ), tandis que le Messager de Dieu (ﷺ) lui parlait en espérant sa conversion à l’islam. Or, Ibn Umm Maktûm – ‘Âtika bint ‘Abd Allâh bint ‘Ankatha (2) – l’aveugle, passa à ce moment-là et s’adressa au Messager de Dieu (ﷺ), lui demandant de lui réciter le Coran. Cela déplut au Prophète et l’importuna, parce qu’il le détournait de ce qu’il attendait d’Al-Walîd et de l’éventualité de sa conversion. Comme Ibn Umm Maktûm insista, le Prophète s’en détourna en faisant la moue et le laissa. Alors Dieu, exalté soit-Il, fit descendre : « Il s’est renfrogné et il s’est détourné (1) parce que l’aveugle est venu à lui » jusqu’à Sa parole : « Des feuilles élevées et purifiées » [‘Abasa : 1-14].
On a également rapporté que celui qui s’entretenait avec le Messager de Dieu (ﷺ) quand Ibn Umm Maktûm arriva était Umayya ibn Khalaf. Mais Dieu sait mieux (فالله أعلم).
Ibn Ishâq (3) mentionna ensuite ceux qui étaient revenus d’Éthiopie (al-Habasha) vers La Mecque lorsque leur était parvenue la nouvelle de la conversion des gens de La Mecque. Or, cette information n’était pas correcte, bien qu’elle ait eu une cause. Celle-ci est attestée par un hadîth authentique et d’autres sources, selon lesquels le Messager de Dieu (ﷺ) s’assit un jour avec les polythéistes, et Dieu fit descendre sur lui : « Par l’étoile lorsqu’elle décline (1), votre compagnon (Muhammad) ne s’est pas égaré » [an-Najm : 1-2]. Il leur en récita la sourate jusqu’à la conclure, puis se prosterna. Sont alors tombés en prosternation ceux qui se trouvaient là, qu’ils soient musulmans, polythéistes, djinns ou humains.
Une raison particulière explique cet événement, mentionnée par de nombreux commentateurs à propos de la parole du Très-Haut : « Nous n’avons jamais envoyé avant toi ni Messager ni Prophète sans que, lorsqu’il formulait un souhait, Satan n’intervienne dans ce qu’il prononçait. Mais Dieu abroge ce que Satan jette, puis Dieu consolide Ses signes. Dieu est Omniscient et Sage » [al-Hajj : 52]. Ils relèvent l’histoire des “gharânîq” (4). Cependant, nous préférons ne pas la mentionner en détail, de peur qu’elle ne parvienne à qui ne saurait la situer correctement, bien que la base de ce récit soit attestée dans un hadîth authentique.
Al-Bukhârî (5) a dit : « Nous a rapporté Abû Ma‘mar, qui tient d‘Abd al-Wârith, qui tient d’Ayyûb, d’après ‘Ikrima, d’après Ibn ‘Abbâs : “Le Prophète (ﷺ) a fait la prosternation au moment de [la récitation de] la sourate an-Najm, et avec lui se sont prosternés musulmans et polythéistes, djinns et humains.” » Seul al-Bukhârî l’a rapporté, et non Muslim.
Al-Bukhârî (6) rapporte également : « Nous a rapporté Muhammad ibn Bashshâr, qui tient de Ghundar, qui tient de Shu‘ba, d’après Abû Is’hâq, qui l’a entendu de l’Aswad, d’après ‘Abd Allâh : “Le Prophète (ﷺ) a lu la sourate an-Najm à La Mecque et s’est prosterné, ainsi que ceux qui étaient là, à l’exception d’un vieillard qui prit dans sa main quelques cailloux – ou un peu de terre – et les porta à son front en disant : ‘Cela me suffit.’ Je l’ai vu plus tard mourir en infidèle.” » Muslim, Abû Dâwud et an-Nassâ’î ont également rapporté ce récit d’après Shu‘ba (7). »