Al-Waqidi a dit (1) : « Celui qui rédigea le document fut Talha ibn Abi Talha al-‘Abdari. »
J’ai dit : La version la plus connue rapporte qu’il s’agissait de Mansur ibn ‘Ikrima, comme l’a mentionné Ibn Ishaq. C’est lui dont la main se trouva paralysée au point de devenir inutilisable, et Quraysh disait alors entre eux : « Regardez donc Mansur ibn ‘Ikrima. »
Al-Waqidi (2) a également dit : « Le document était suspendu à l’intérieur de la Ka‘ba. »
Ibn Ishaq (3) rapporte : « Lorsque Quraysh agit ainsi, les Banû Hâshim et les Banû al-Muttalib se joignirent à Abû Tâlib et entrèrent avec lui dans son quartier (shi‘b), se regroupant à ses côtés. De la famille de Banû Hâshim, seul Abû Lahab, ‘Abd al-‘Uzzâ ibn ‘Abd al-Muttalib, s’écarta pour se ranger du côté de Quraysh. »
Husayn ibn ‘Abd Allâh m’a rapporté qu’Abû Lahab rencontra Hind bint ‘Utba ibn Rabî‘a après avoir quitté les siens pour soutenir Quraysh contre eux. Il lui dit : « Ô fille d’‘Utba, as-tu soutenu al-Lât et al-‘Uzzâ en rompant avec ceux qui s’en sont séparés et en te rangeant à leur côté (4) ? » Elle lui répondit : « Oui ! Alors qu’Allâh te récompense, Abû ‘Utba. »
Ibn Ishaq (3) rapporte encore : « On m’a rapporté qu’il disait, entre autres propos : “Muhammad me promet beaucoup de choses que je ne vois pas se réaliser ; il prétend qu’elles surviendront après la mort. Que m’a-t-il réellement apporté jusqu’à présent ?” Puis il soufflait sur ses mains en disant : “Malheur à vous deux ! Je ne vois rien de ce que Muhammad dit.” Allâh révéla alors : “Que périssent les deux mains d’Abû Lahab et qu’il périsse lui-même” (Sourate Al-Masad, 111 : 1). »
Ibn Ishaq (5) rapporte également : « Quand Quraysh fut unanime et qu’elle fit ce qu’elle fit, Abû Tâlib déclara [en mètre at-Tawîl] :
(6) “N’allez-vous pas transmettre de ma part, étant donné ce qui nous lie, ce message à Lu’ayy ? Et diffusez-le donc, vous les fils de Lu’ayy ibn Ka‘b !
(7) Ne savez-vous pas que nous avons trouvé en Muhammad un Prophète semblable à Moïse, cité comme tel dans les premières Écritures ?
(8) Et qu’il jouit de l’affection des serviteurs d’Allâh ? Il n’y a pas de vrai bien pour quiconque Allâh prive de Son amour !” »