Allah a embrassé toute chose de Sa science [At-Talaq : 12].
Puis il dit : « (1) ʿAlî ibn ʿAbd Allâh nous a rapporté ; (2) Ibn ʿUlayyah nous a informés, d’après ʿAlî ibn al-Mubârak ; ce dernier nous a rapporté, d’après Yahyâ ibn Abî Kathîr, d’après Muhammad ibn Ibrâhîm ibn al-Hârith, d’après Abû Salama ibn ʿAbd ar-Rahmân. Il y avait entre lui et d’autres personnes un litige au sujet d’une terre. Il entra alors chez ʿÂ’isha et lui en fit mention.
Elle lui dit : « Ô Abû Salama ! Tiens-toi à l’écart de la terre, car le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui) a dit :
“Celui qui commet l’injustice d’une parcelle de terre – fût-ce de la largeur d’un empan – se verra passer au cou l’équivalent de sept terres.” » (3)
Al-Bukhârî a également rapporté ce hadith dans son “Livre des injustices” (4), et Muslim l’a rapporté par divers chaînes de transmission (5) d’après Yahyâ ibn Abî Kathîr selon la même voie. Aḥmad l’a aussi rapporté par la chaîne de Muhammad ibn Ibrâhîm, d’après Abû Salama (6), ainsi que par la chaîne de Yûnus, d’après Abân, d’après Yahyâ ibn Abî Kathîr, d’après Abû Salama, d’après ʿÂ’isha, en tenant des propos semblables (7).
Puis al-Bukhârî dit : « Bishr ibn Muhammad nous a rapporté : “ʿAbd Allâh nous a rapporté, d’après Mûsâ ibn ʿUqba, d’après Sâlim, d’après son père (qu’Allah l’agrée), que le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) a dit :
“Celui qui s’empare d’une partie de la terre qui ne lui revient pas sera englouti le Jour de la Résurrection jusqu’aux sept terres.” (8)
Al-Bukhârî le rapporte aussi dans son “Livre des injustices” (9) à partir de Muslim ibn Ibrâhîm, d’après ʿAbd Allâh – c’est-à-dire Ibn al-Mubârak – d’après Mûsâ ibn ʿUqba selon la même chaîne. C’est là un hadith qu’il rapporte en exclusivité.
Al-Bukhârî mentionne également, ici (10), le hadith de Muhammad ibn Sîrîn, d’après ʿAbd ar-Rahmân ibn Abî Bakra, d’après son père, qui rapporte ces paroles du Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui) :
“En vérité, le temps s’est remis comme il était le jour où Allah créa les cieux et la terre : l’année compte douze mois…”
(C’est le texte du hadith.) Son intention – et Allah sait mieux – est d’illustrer la parole divine : « Allah est Celui qui a créé sept cieux et, de la terre, leur semblable » [At-Talaq : 12], c’est-à-dire sept au total, à l’image du nombre des mois qui est aujourd’hui de douze, correspondant exactement au nombre de mois établis par Allah dans Son Livre primordial. Ainsi, il y a (11) une adéquation dans le temps, de la même manière qu’il existe une adéquation dans l’espace.