Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Jésus ? Ils répondirent : « Nous disons qu’il est le Fils de Dieu. » Le Négus déclara alors, en posant sa main sur sa poitrine, sur sa tunique : « Il atteste que ‘Īsā est le fils de Maryam. » Il n’ajouta rien d’autre, signifiant seulement ce qu’il avait déjà écrit. Ils en furent satisfaits et partirent. La nouvelle (1) parvint alors au Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), et lorsque le Négus mourut, il pria pour lui et implora le pardon en sa faveur.

Il est rapporté dans les deux Ṣaḥīḥ (2) d’après un hadith d’Abū Hurayra (que Dieu l’agrée) que le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) annonça le décès du Négus le jour même de sa mort, puis il sortit avec ses Compagnons vers le lieu de prière (muṣallā), les disposa en rangs et fit sur lui quatre takbīr.

Al-Bukhārī, dans son chapitre sur la mort du Négus (3), rapporte : « Nous a rapporté Abū ar-Rabī‘, nous a rapporté Ibn ‘Uyayna, d’après Ibn Juraij, d’après ‘Aṭā’, d’après Jābir, qui a dit : Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) déclara, au moment de la mort du Négus : “Aujourd’hui, un homme vertueux est mort. Levez-vous et priez sur votre frère Aṣḥama.” »

Ce récit est également transmis d’après Anas ibn Mālik, Ibn Mas‘ūd et d’autres. Dans certaines versions, il est appelé Aṣḥama et, dans une autre, Muṣḥama (4). Il s’agit de Aṣḥama ibn Abjar (5), qui était un serviteur pieux, intelligent et pur (6), un roi juste et érudit (que Dieu l’agrée et le satisfasse). Yūnus raconte, d’après Isḥāq (7), que le nom du Négus est « Muṣḥama » – dans une version corrigée par al-Bayhaqī, « Aṣḥam » – qui signifie en arabe « don » (ʿaṭiyya). Il ajoute : « An-Najashi est un titre royal, comme Kisrā ou Héraclius. »

(1) Supplément tiré des sources du hadith. (2) Fath al-Bari (1333) sur les funérailles, chapitre sur la répétition du takbîr durant la cérémonie funéraire quatre fois. Et Sahîh Muslim (62 - 951), funérailles, chapitre concernant le takbîr pendant les funérailles. (3) Référence dans le chapitre sur la mort du Najāshī, extrait du livre Maqālib al-Anṣār, Fath al-Bari (3877). (4) Ibn Ḥajar a dit dans Fath (3/203) : « Dans toutes les chaînes de transmission de al-Bukhārī parvenues jusqu’à nous, il y a le nom 'Aṣḥamah' écrit avec deux hames (lettre h), sur le modèle d’af‘ala avec la lettre 'f' ouverte dans le Musnad et le Mu‘allaq, tous deux. Ceci est sujet à discussion, car la présentation du Mukhaṣṣṣa (compilateur) suggère que Yazīd a divergé de Muḥammad ibn Sunnān, que ‘Abd al-Ṣamad était un tâbi‘ de Yazīd, et que dans le Musannaf d’Ibn Abī Shaybah, Yazīd prononce 'Ṣaḥmah' avec le ṣād ouvert et ḥā’ sukūn, ce qui est plus probable, d’où il ressort que les narrateurs diffèrent sur l’ajout ou la suppression de l’alif. Al-Ismā‘īlī rapporte que dans la narration de ‘Abd al-Ṣamad on trouve 'Aṣkhamah' avec un hā’ finale non prononcé et avec alif, il dit que c’est une erreur et que cela pourrait être le point de divergence auquel al-Bukhārī faisait allusion. De nombreux commentateurs rapportent que la narration de Yazīd et de son compagnon est 'Ṣaḥmah' avec un hā’ simple sans alif. Al-Karmānī rapporte que dans certaines copies, dans la narration de Muḥammad ibn Sunnān, on trouve 'Aṣḥabah' avec un wāw (vav) simple au lieu du mīm. Fin de citation. (5) Il en est de même dans la copie ḥ et dans les éditions imprimées des uṣūl ; le correcteur a validé la lecture « baḥr » en s’appuyant sur al-Qāmūs, mais az-Zabīdī, commentateur, dit que c’est 'Ṣaḥm' dans les manuscrits, et que la forme correcte est Ibn Abjar. Puis il expose la divergence autour de Aṣḥamah comme je l’ai présenté d’après Ibn Ḥajar dans la note précédente, et ajoute une autre variation dans les récits : 'Ṣamkhah' avec le mīm devant le khā’, et d’autres variantes recueillies par les commentateurs de al-Bukhārī. Ceci sera traité avec un dessin dans Abjar, p. 301, cité d’après al-Bayhaqī. (6) Le terme n’apparaît pas dans la lecture ḥ. (7) Dalāʾil al-Bayhaqī (2/310).
عيسى؟ قالوا: نقول هو ابن الله. فقال النجاشي -ووضع يدَهُ على صدره على قبائه-: وهو يشهدُ أنَّ عيسى ابنُ مريم. لم يزد على هذا، وإنما يعني على ما كَتَب، فرَضُوا وانصرفوا. فبلغ [ذلك] (١) رسول الله ﷺ ، فلما مات النجاشيُّ صلى عليه واستغفر له. وقد ثبت في الصحيحين (٢) من حديث أبي هريرة (رضي الله عنه) : أنَّ رسول الله- ﷺ نعى النجاشيَّ في اليومِ الذي ماتَ فيه، وخرَجَ بهم إلى المصلَّى، فصفَّ بهم وكبَّرَ أربعَ تكبيرات. وقال البخاري: موت النجاشي (٣) : حدّثنا أبو الربيع، حدّثنا ابن عُيينة، عن ابن جُرَيج، عن عطاء، عن جابر قال: قال رسول الله ﷺ حين مات النجاشي-: "مات اليومَ رجلٌ صالح، فقوموا فصلُّوا على أخيكم أصْحَمة" . ورُوي ذلك من حديث أنس بن مالك وابن مسعود وغير واحد، وفي بعض الروايات تسميته أصحمة، وفي رواية مصحمة (٤) . وهو أصحمة بن أبجر (٥) وكان عبدًا صالحًا لبيبًا زكيًا (٦) ، وكان عادلًا عالمًا (رضي الله عنه) وأرضاه. وقال يونس عن إسحاق (٧) : اسم النجاشي مصحمة -وفي نسخة صحَّحَها البيهقي أصحم- وهو بالعربية عطيَّة قال: وإنما النجاشي اسم الملك: كقولك كسرى، هرقل.
(١) زيادة من مصادر الخبر. (٢) فتح الباري (١٣٣٣) الجنائز باب التكبير على الجنازة أربعًا. وصحيح مسلم (٦٢ - ٩٥١) الجنائز باب في التكبير على الجنازة. (٣) يعني في باب موت النجاشي من كتاب مناقب الأنصار، فتح الباري (٣٨٧٧). (٤) قال ابن حجر في الفتح (٣/ ٢٠٣): وقع في جميع الطرق التي اتصلت لنا من البخاري: أصحمة. بمهملتين بوزن أفعلة مفتوح العين في المسند والمعلق معًا، وفيه نظر لأن إيراد المصنف يشعر بأن يزيد خالف محمد بن سنان، وأن عبد الصمد تابع يزيد، ووقع في مصنف ابن أبي شيبة عن يزيد: صحمة، بفتح الصاد وسكون الحاء، فهذا متجه، ويتحصل منه أن الرواة اختلفوا في إثبات الألف وحذفها. وحكى الإسماعيلي أن في رواية عبد الصمد "أصخمة" بخاء معجمة وإثبات الألف، قال: وهو غلط فيحتمل أن يكون هذا محل الاختلاف الذي أشار إليه البخاري. وحكى كثير من الشراح أن رواية يزيد ورفيقه: صحمة بالمهملة بغير ألف، وحكى الكرماني أن في بعض النسخ في رواية محمد بن سنان: أصحبة. بموحدة بدل الميم. اهـ. (٥) كذا في ح وأصول المطبوعة وصحَّحه ناشرها بـ "بحر" محتجًا بالقاموس، إلا أن الزَّبيدي شارحه قال (صحم): كذا في النسخ، والصواب ابن أبجر. اهـ. ثم ساق الخلاف في أصحمة كما بينته عن ابن حجر في الحاشية السابقة، وزاد في اختلاف الروايات فيه قوله: صمخة. بتقديم الميم على الخاء، وقيل غير ذلك مما استوعبه شراح البخاري. وسيأتي برسم: أبجر ص (٣٠١) نقلًا عن البيهقي. (٦) ليست اللفظة في ح. (٧) دلائل البيهقي (٢/ ٣١٠).

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