Dans l’histoire de l’islam, la mère de ‘Ammâr, Sumayya, fut martyrisée : Abû Jahl la poignarda d’une lance dans sa partie intime (1). Il s’agit d’un récit transmis sous forme mursal.
Muḥammad ibn Isḥāq a rapporté (2) : « Abû Jahl, ce pervers, incitait certains hommes de Quraysh contre les musulmans. Lorsqu’il apprenait qu’un notable protégé par sa tribu avait embrassé l’islam, il l’humiliait (3) et le couvrait de honte en disant : “Tu as quitté la religion de ton père, qui valait mieux que toi. Nous anéantirons sans nul doute ta patience, nous disqualifierons (4) ton jugement et nous porterons atteinte à ton honneur.” Si la personne était un marchand, il ajoutait : “Par Dieu, nous ferons péricliter ton commerce et nous détruirons ta fortune.” Et si elle était faible, il la frappait et incitait les siens à la maltraiter – que la malédiction et l’humiliation de Dieu soient sur lui. »
Ibn Isḥāq a aussi dit (5) : « Ḥakīm ibn Jubayr m’a rapporté, d’après Saʿīd ibn Jubayr, qui a dit : “J’ai demandé à ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās : ‘Est-ce que les polythéistes infligeaient aux Compagnons du Messager de Dieu (que Dieu le couvre de bénédictions et de paix) un supplice tel qu’on puisse les excuser s’ils abandonnaient leur religion ?’” Il me répondit : ‘Oui, par Dieu ! Ils frappaient l’un d’entre eux, le laissaient affamé et assoiffé au point qu’il ne pouvait plus se tenir assis tant la souffrance était grande, jusqu’à ce qu’il leur cède en commettant la “fitna”. Ils allaient même jusqu’à lui dire : “Lat et ʿUzzā sont-ils des divinités en dehors de Dieu ?” Et l’homme, à bout de forces, répondait : “Oui.” [Ils lui montraient même un scarabée et disaient : “Est-ce là ta divinité en dehors de Dieu ?” Et il répondait : ‘Oui’], tout cela simplement pour échapper au tourment qu’ils lui infligeaient.’” »
J’ai ajouté : « À propos de ce genre de situation, Dieu – exalté soit-Il – a révélé le verset : ﴿مَنْ كَفَرَ بِاللَّهِ مِنْ بَعْدِ إِيمَانِهِ إِلَّا مَنْ أُكْرِهَ وَقَلْبُهُ مُطْمَئِنٌّ بِالْإِيمَانِ [وَلَكِنْ مَنْ شَرَحَ بِالْكُفْرِ صَدْرًا فَعَلَيْهِمْ غَضَبٌ مِنَ اللَّهِ وَلَهُمْ عَذَابٌ عَظِيمٌ]﴾ (6). » Ainsi, ces gens-là étaient excusés au vu de l’humiliation et du supplice (7) intenses qu’ils enduraient. Que Dieu nous mette à l’abri de pareilles épreuves par Sa puissance et Sa force.
L’imām Aḥmad a dit (8) : « Abū Muʿāwiyah nous a rapporté, d’après al-Aʿmash, d’après Muslim, d’après Masrūq, d’après Khabbāb ibn… »