[Chapitre sur la façon dont ils ont poussé à l’extrême le tort infligé à des musulmans ordinaires et vulnérables]
Ibn Ishaq (1) a dit : Ensuite, les Quraysh se sont mutuellement incités (2) contre ceux, dans chaque clan, qui faisaient partie des compagnons du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) ayant embrassé l’islam avec lui. Ainsi, chaque tribu se dressa contre les musulmans de son propre groupe, les torturant et tentant de les détourner de leur religion. Dieu préserva néanmoins Son Messager (que Dieu le bénisse et le salue) de leurs exactions grâce à son oncle, Abou Tâlib. Lorsque Abou Tâlib vit ce que les Quraysh faisaient subir aux Banû Hâshim et aux Banû al-Muttalib, il manda ces derniers afin qu’ils défendent le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) et se tiennent à ses côtés. Ils se rassemblèrent alors autour de lui, se levèrent avec lui et répondirent à son appel – à l’exception d’Abou Lahab, ennemi de Dieu. Abou Tâlib prononça à ce sujet (4) des vers dans lesquels il les louait et les encourageait à la solidarité et à la défense du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) :
[Vers extraits d’un poème de la mètre at-Tawîl]
« Si un jour Quraysh se réunit pour se vanter,
‘Abd Manâf en est le cœur secret et l’essence profonde.
Et si l’on dénombre la noblesse des ‘Abd Manâf,
Chez Hâshim on trouve leur noblesse ancienne.
Et si un jour ils se targuent de quelque fierté,
Muhammad en est l’élu, le plus précieux et le plus généreux.
Ils se sont tous ligués, les faibles comme les puissants de Quraysh,
contre nous, mais ils n’ont rien obtenu et leur jugement fut trompé.
Depuis toujours, nous ne laissons aucune injustice perdurer,
Lorsque les cous se courbent, nous les redressons.
Nous protégeons leur domaine en tout temps difficile,
Et nous frappons quiconque voudrait avancer vers ses rochers.
Grâce à nous, le vieil arbre a été ranimé, car c’est dans notre entourage
que ses racines s’humectent et se développent. »
[Chapitre]
Au sujet de ce que les polythéistes ont opposé au Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue), de la façon dont ils l’ont mis à l’épreuve en lui posant toutes sortes de questions exigeant des signes et des miracles allant à l’encontre des habitudes établies, mais par pur entêtement et non en quête de guidée et de droiture (7). C’est pourquoi ils n’ont pas été exaucés pour une grande partie de leurs requêtes, ni exaucés dans ce qu’ils désiraient, car Dieu – le Vrai, qu’Il soit exalté – savait que, même s’ils voyaient et constataient ce qu’ils demandaient, ils persisteraient dans leur égarement et continueraient à errer, et ils seraient demeurés