Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Tu as présenté une religion dont j’ai su qu’elle comptait parmi les meilleures religions de l’humanité. Sans la crainte du blâme ou la peur d’un reproche, tu m’aurais trouvé disposé à l’embrasser ouvertement.

Puis al-Bayhaqī dit : « Ibn Isḥāq a rapporté, au sujet d’Abū Ṭālib dans ce contexte, des vers (1). Cela démontre qu’Allah – Exalté soit-Il – protégea [le Prophète] par l’intermédiaire de son oncle, malgré leur divergence religieuse. Et Il l’aurait protégé qu’il ait un oncle ou non, car Il fait ce qu’Il veut, et nul ne peut contester Son décret. »

Yūnus ibn Bukayr a rapporté selon (2) Muḥammad ibn Isḥāq : « Un homme d’Égypte m’a informé, il y a plus de quarante ans, d’après ‘Ikrima, d’après Ibn ‘Abbās, dans un récit détaillé qui évoque une discussion entre les polythéistes de La Mecque et le Messager d’Allah (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui). »

Après que le Messager d’Allah se fut levé, Abū Jahl ibn Hishām déclara : « Ô gens de Quraysh, Muḥammad refuse tout sauf ce que vous voyez : critiquer notre religion, insulter nos ancêtres, traiter nos choix de folie et injurier nos divinités. Je jure devant Allah que je m’assiérai demain avec une pierre, et lorsqu’il se prosternera dans sa prière, je lui briserai la tête (3). Que les Banū ‘Abd Manāf fassent ensuite ce qu’ils voudront ! »

Lorsque vint le matin, Abū Jahl – qu’Allah le maudisse – s’empara d’une pierre et s’assit pour guetter le Messager d’Allah (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui). Celui-ci vint comme à son habitude. À l’époque, sa qibla était orientée vers la Syrie et, lorsqu’il priait, il se plaçait entre l’angle de la Pierre Noire et l’angle yéménite, la Ka‘ba se trouvant entre lui et la direction de la Syrie. Alors le Messager d’Allah (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) se mit à prier, tandis que Quraysh s’étaient rassemblés et l’observaient. Quand le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) se prosterna, Abū Jahl souleva la pierre et s’approcha de lui. Mais, soudain, il recula, terrifié, le visage décomposé ; ses mains s’étaient crispées autour de la pierre au point de la laisser tomber. Des membres de Quraysh accoururent pour lui demander : « Qu’as-tu donc, Abū l-Ḥakam ? » Il répondit : « Je me suis approché pour faire ce que je vous avais promis hier soir, mais quand j’ai avancé, je me suis retrouvé face à un chameau mâle. Par Allah, je n’ai jamais vu un tel chameau, ni pour la taille de sa tête, ni pour la longueur de son cou, ni pour ses dents ; il était prêt à me dévorer ! »

Ibn Isḥāq (5) ajouta : « On m’a rapporté que le Messager d’Allah (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) dit : “C’était Jibrīl ; s’il s’était approché de moi, il l’aurait saisi.” (6) »

Al-Bayhaqī (7) déclara : « Abū ‘Abd Allāh al-Ḥāfiẓ nous a informés ; il me raconta qu’Abū n-Naḍr al-Fiqhī nous transmit le récit selon ‘Uthmān ad-Dārimī, lequel le tenait de ‘Abd Allāh ibn Ṣāliḥ, lui-même d’après al-Layth ibn Sa‘d, lequel rapporta d’Isḥāq ibn ‘Abd Allāh ibn Abī Furwah, d’après Abān ibn Ṣāliḥ, d’après ‘Alī ibn ‘Abd Allāh ibn ‘Abbās, d’après son père, d’après al-‘Abbās ibn ‘Abd al-Muṭṭalib : “Un jour, j’étais dans la Mosquée quand Abū Jahl – qu’Allah le maudisse – arriva et dit : ‘Je jure devant Allah que si je vois Muḥammad se prosterner, je piétinerai sa nuque.’ Puis je suis sorti…” »

(1) Ibn Hichâm en a rapporté une partie dans la sîra (1/267-269). (2) Dans l’édition Ṭ : « Muhammad ibn Isḥâq m’a raconté », et la version authentifiée est tirée de Ḥ et de Dalāʾil an-Nubuwwa de al-Bayhaqî (2/190), où le récit provient d’al-Ḥâkim al-Aṣamm par l’intermédiaire d’Aḥmad ibn ʿAbd al-Jabbâr. (3) Ceci est la narration de l’édition Ṭ et Dalāʾil al-Bayhaqî, quant à la narration Ḥ, elle est ainsi : « Et je fais le serment devant Dieu que je m’assiérai pour lui au ḥiǧr ; lorsqu’il se prosterne, j’enfonçai ma tête… » (4) « Qaṣarat-hu » : c’est-à-dire son cou et l’origine de sa nuque. (5) Dalāʾil al-Bayhaqî (2/191). (6) Dans l’édition Ṭ : « wa law dannā minhu », la version authentifiée provient de Ḥ et Dalāʾil al-Bayhaqî. (7) Dans Dalāʾil an-Nubuwwa (2/191).
وعرضتَ دينًا قد عرفتُ بأنه … من خيرِ أديان البرية دينا لولا الملامةُ أو حِذَاري سُبَّةً … لوجدتَني سمحًا بذاك مُبينا ثم قال البيهقي: وذكر ابن إسحاق لأبي طالب في ذلك أشعارًا (١) ؛ وفي ذلك دلالةٌ على أنَّ الله تعالى عصَمَهُ بعمِّه مع خلافِهِ إيَّاه في دينه، وقد كان يعصِمُه حيث لا يكون عمُّه بما شاء لا معقِّب لحكمه. وقال يونس بن بكير، عن (٢) محمد بن إسحاق: حدّثني رجلٌ من أهل مصر قديمًا منذ بضع وأربعين سنة، عن عكرمة، عن ابن عباس في قصةٍ طويلة جرتْ بين مشركي مكة وبين رسول الله ﷺ ، فلما قام رسولُ الله قال أبو جهل بن هشام: يا معشر قريش، إنَّ محمدًا قد أبى إلا ما ترَوْن، من عيب ديننا، وشتم آبائنا، وتسفيه أحلامنا، وسبِّ آلهتنا، وإني أُعاهد الله لأجلسنَّ له غدًا بحجر، فإذا سجد في صلاته فضختُ به رأسه (٣) ، فليصنع بعد ذلك بنو عبدِ منافٍ ما بَدَا لهم. فلما أصبح أبو جهلٍ -لعنه الله- أخذ حجرًا ثم جلس لرسول الله ﷺ ينتظره، وغدا رسول الله ﷺ كما كان يغدو، وكان قبلته الشام، فكان إذا صلَّى صلَّى بين الركنين الأسودِ واليَمَاني، وجعل الكعبة بينه وبين الشام، فقام رسولُ الله ﷺ يصلِّي، وقد غدَتْ قريش، فجلسوا في أنديتهم ينتظرون، فلما سجد رسول الله ﷺ احتمل أبو جهل الحَجَر، ثم أقبل نحوه، حتى إذا دنا منه رجع منبهتًا، ممتقعًا لونه، مرعوبًا قد يَبِستْ يداه على حَجَره، حتى قذف الحجر من يده، وقامت إليه رجالٌ من قريش، فقالوا له: ما بك يا أبا الحكم؟ فقال: قمتُ إليه لأفعل ما قلتُ لكم البارحة، فلما دنَوْت منه عَرَض لي دونه فحلٌ من الإبل، والله ما رأيت مثلَ هامته، ولا قَصَرَتِه (٤) ، ولا أنيابه لفحلٍ قط، فهمَّ أن يأكلني. قال ابنُ إسحاق (٥) : فذُكر لي أنَّ رسول الله ﷺ قال: "ذلك جبريل، لو دنا مني لأخذه" (٦) . وقال البيهقي (٧) : أخبرنا أبو عبد الله الحافظ، أخبرني أبو النضْر الفقيه، حدّثنا عثمان الدارمي، حدّثنا عبد الله بن صالح، حدّثنا الليث بن سعد، عن إسحاق بن عبد الله بن أبي فروة، عن أبان بن صالح، عن علي بن عبد الله بن عباس، عن أبيه، عن عباس بن عبد المطلب. قال: كنتُ يومًا في المسجد فأقبل أبو جهل -لعنه الله- فقال: إنَّ لله عليَّ إنْ رأيتُ محمدًا ساجدًا أن أطأ على رقبته؛ فخرجتُ
(١) ساق ابن هشام شيئًا منها في السيرة (١/ ٢٦٧ - ٢٦٩). (٢) في ط: حدثني محمد بن إسحاق، والمثبت من ح ودلائل النبوة للبيهقي (٢/ ١٩٠) والخبر فيه عن الحاكم الأصم عن أحمد بن عبد الجبار عنه به. (٣) هذه رواية ط ودلائل البيهقي، وأما رواية ح فهكذا: وإني أعاهد الله لأجلس له عند الحِجْر، فإذا سجد فضخت رأسه … (٤) "قصرته": أي عنقه وأصل رقبته. (٥) دلائل البيهقي (٢/ ١٩١). (٦) في ط: ولو دنا منه، والمثبت من ح ودلائل البيهقي. (٧) في دلائل النبوة (٢/ ١٩١).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies