Il (c’est-à-dire le narrateur précédent) le rapporta également, tout comme al-Bayhaqî(1), selon le hadith d’Abd al-Raḥmân ibn Abî al-Zinâd, dans un sens similaire.
Al-Bayhaqî rapporta également(2) : « Abû Ṭâhir al-Faqîh nous a rapporté, Abû Bakr Muḥammad ibn al-Ḥasan al-Qaṭṭân nous a rapporté(3), Abû al-Azhar nous a rapporté, Muḥammad ibn ʿAbd Allâh al-Anṣârî nous a rapporté, Muḥammad ibn ʿAmr(4), d’après Muḥammad ibn al-Munkadir, d’après Rabîʿa al-Dîlî. »
Il dit : « J’ai vu le Messager d’Allâh (ﷺ) à Dhû al-Majâz, suivre les gens dans leurs campements pour les appeler à (adorer) Dieu. Derrière lui se tenait un homme au regard louche, les joues enflammées, qui disait : “Ô gens, ne laissez pas cet homme vous tromper quant à votre religion et celle de vos pères.” J’ai alors demandé : “Qui est-ce ?” On me répondit : “C’est Abû Lahab.” »
Puis, il le rapporta(5) également par la chaîne de transmission de Shuʿbah, d’après al-Ashʿath ibn Sulaym, d’après un homme de Kinânah. Ce dernier déclara : « J’ai vu le Messager d’Allâh (ﷺ) au marché de Dhû al-Majâz, et il disait(6) : “Ô gens, dites : Il n’y a de dieu que Dieu, et vous réussirez.” Un homme se tenait derrière lui et lui jetait de la poussière ; c’était Abû Jahl. Et il disait : “Ô gens, ne vous laissez pas abuser par cet homme au sujet de votre religion, car il veut que vous abandonniez l’adoration de al-Lât et al-ʿUzzâ.” » C’est ainsi qu’Abû Jahl s’exprima, bien que tout laisse à penser qu’il s’agissait en réalité d’Abû Lahab. Nous mentionnerons le reste de sa biographie lors de sa mort, après la bataille de Badr, si Dieu le veut(7).
Quant à Abû Ṭâlib, il fit preuve de la plus grande bienveillance et d’une profonde affection naturelle, comme on le verra dans ses actions, ses qualités morales et sa détermination à protéger le Messager d’Allâh (ﷺ) et ses compagnons (– qu'Allah soit satisfait d'elle –).
Yûnus ibn Bukayr rapporta, d’après Ṭalḥah ibn Yaḥyâ ibn ʿUbayd Allâh, d’après Mûsâ ibn Ṭalḥah(8), qu’il lui fut transmis par ʿAqîl ibn Abî Ṭâlib qui dit : « Les Quraysh se rendirent auprès d’Abû Ṭâlib et lui dirent : “Ton neveu nous a causé du tort dans notre assemblée et notre mosquée. Ordonne-lui de cesser.” »