Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Lorsque la Révélation (wahy) descendait sur le Messager de Dieu (ﷺ), on entendait près de son visage un bourdonnement (dawiyy) semblable à celui des abeilles. Puis il rapporta la suite du hadith au sujet de la révélation du verset : « Certes, les croyants ont réussi » (Al-Mu’minûn, 23 : 1).

At-Tirmidhî et An-Nasâ’î (1) l’ont également rapporté d’après ‘Abd ar-Razzâq, puis An-Nasâ’î a dit : « C’est un hadith jugé “munkar” (réprouvé). Nous ne connaissons personne d’autre qui l’ait transmis à part Yûnus ibn Sulaym, que nous ne connaissons pas. »

Dans le Sahîh de Muslim et d’autres recueils (2), d’après un hadith transmis par Al-Hasan, de la part de Hittân ibn ‘Abd Allâh Ar-Raqâshî, qui le tenait d’Ubâda ibn As-Sâmit, celui-ci raconte : « Lorsque la Révélation descendait sur le Messager de Dieu (ﷺ), il éprouvait une grande peine, et son visage se chargeait (de gravité). Dans une autre version, il fermait les yeux. Nous pouvions alors le reconnaître à ce signe. »

Dans les deux Sahîh (3), on trouve le hadith de Zayd ibn Thâbit au moment où fut révélé le verset : « Ne sont pas égaux les croyants qui restent chez eux… » [An-Nisâ’, 4 : 95], [puis, quand Ibn Umm Maktûm se plaignit de sa cécité, fut révélé] (4) : « …à l’exception de ceux qui sont handicapés. » Zayd dit : « La cuisse du Messager de Dieu (ﷺ) était sur la mienne pendant que j’écrivais ; lorsque la Révélation descendit, sa cuisse faillit écraser la mienne. »

Dans le Sahîh de Muslim (5), selon un hadith rapporté par Hammâm ibn Yahyâ, d’après ‘Atâ’, d’après Ya‘lâ ibn Umayya, celui-ci rapporte : « ‘Umar me dit : “Aimerais-tu voir le Messager de Dieu (ﷺ) au moment où la Révélation lui parvient ?” ‘Umar souleva alors le pan du vêtement qui recouvrait son visage, tandis qu’il recevait la Révélation à Al-Ji‘râna (6). Son visage était alors rouge, et il émettait un son comme le ronflement d’un chameau (7). »

Il est rapporté aussi dans les deux Sahîh (8), d’après un hadith de ‘Aïcha, que lorsque fut révélé le verset relatif au voile (hijâb), Sawda sortit plus tard, de nuit, vers Al-Manâsi‘ (9). ‘Umar lui dit alors : « Nous t’avons reconnue, Sawda. » Elle retourna donc auprès du Messager de Dieu (ﷺ) et l’interrogea alors qu’il était assis à prendre son repas du soir.

(1) Rapporté par At-Tirmidhî (3173), et (3173 M), ainsi que par An-Nasâ’î dans la prière de ses Sunan al-Kubrâ (1439) de la part d’Isḥâq ibn Ibrâhîm via ʿAbd ar-Razzâq. Voir également Tuḥfat al-Ashrâf (7/ 267-268), hadith (10594) avec notre édition critique (Bashar). (2) Rapporté dans Sahîh Muslim (1690) (12), dans le chapitre des peines (ḥudûd), en particulier le châtiment pour l’adultère. Imam Ahmad le rapporte aussi dans le Musnad (5/317) avec cette transmission. (3) Sahîh al-Bukhârî (2832), chapitre du djihâd, à propos de la parole de Dieu – Exalté soit-Il –[An-Nisā’: 95], et (4592), chapitre de l’exégèse, « Ne sont pas égaux ceux qui restent assis… » ; ainsi que Sahîh Muslim (1898), dans le chapitre de l’imara, sur l’obligation du djihâd pour les personnes dispensées. (4) Ce qui est entre crochets est omis dans Ḥ, mais il est rapporté avec un sens équivalent et des termes proches de ceux de al-Bukhârî. (5) Sahîh Muslim (1180) (6), chapitre du pèlerinage, sur ce qui est permis à celui qui est en état d’ihrâm durant le ḥajj ou la ʿumra. Ce qui est entre crochets en fait partie. (6) La définition a été donnée plus haut à la page 60, ḥadîth 9. (7) « Al-Bakr » : un jeune chameau, et « ghaṭṭa » : il pousse un son dans son glapitement ; s’il n’a pas de glapitement, alors c’est un rugissement. « Ghaṭṭa al-nâ’im ghaṭîṭan » : son souffle hésite en montant jusqu’à sa gorge, de sorte qu’il est perceptible autour de lui. Al-Miṣbâḥ (dép. Ghaṭṭa). (8) Fath al-Bârî (4795), chapitre d’exégèse, sur le verset « N’entrez pas dans les maisons du Prophète sans permission… » ; et Sahîh Muslim (2170) (17), chapitre de la salutation, sur la permission accordée aux femmes de sortir pour satisfaire un besoin nécessaire. (9) « Al-Manâṣiʿ » : ce sont les endroits où l’on se dénude pour satisfaire un besoin naturel, leur singulier est « manṣaʿ », car on y expose et dévoile. Al-Nihâya (5/65, section Manṣaʿ).
إذا نزل على رسولِ الله ﷺ الوَحْي، يُسمع عند وجهه [دَوِيٌّ] كدَوِيِّ النَّحْل، وذكر تمام الحديث في نزول ﴿قَدْ أَفْلَحَ الْمُؤْمِنُونَ (١) ﴾ [المؤمنون: ١] . وكذا رواه الترمذي والنسائي (١) من حديث عبد الرزاق، ثم قال النسائي: منكر لا نعرف أحدًا رواه غير يونس بن سليم، ولا نعرفه. وفي صحيح مسلم وغيره (٢) من حديث الحسن، عن حِطَّانَ بنِ عبد اللَّه الرَّقاشي، عن عُبادة بن الصامت قال: كان رسولُ اللَّه ﷺ إذا نزل عليه الوحي كُرِب لذلك وتربَّد وجهه - وفي رواية وغمض عينَيْه - وكنا نعرفُ ذلك منه. وفي الصحيحين (٣) حديث زيد بن ثابت حين نزلت ﴿لَا يَسْتَوِي الْقَاعِدُونَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ﴾ [فلما شكا ابنُ أمِّ مَكْتُوم ضرارَتَه نزلت] (٤) ﴿غَيْرُ أُولِي الضَّرَرِ﴾. قال: وكانت فخذُ رسولِ اللّه ﷺ على فَخِذي وأنا أكتب، فلما نزل الوحي كادَتْ فخِذُه تَرُضُّ فَخِذي. وفي صحيح مسلم (٥) من حديث همَّام بن يحيى، عن عطاء، عن يَعْلى بن أمية قال: قال لي عمر: أيَسُرُّك أنْ تنظُرَ إلى رسولِ الله ﷺ وهو يُوحَى إليه؟ فرفع [عمرُ] طرفَ الثوب عن وجهه وهو يُوحَى إليه بالجِعْرَانة (٦) ، فإذا هو محمرُّ الوَجْه، وهو يَغِطُّ كما يَغِطُّ البَكْر (٧) . وثبت في الصحيحَيْن (٨) من حديث عائشة لما نزل الحِجَاب، وأنَّ سَوْدَةَ خرجتْ بعد ذلك إلى المَنَاصِع (٩) ليلًا، فقال عمر: قد عرفناكِ يا سَوْدَة. فرجعتْ إلى رسولِ اللَّه ﷺ فسألَتْهُ وهو جالسٌ يتعشَّى
(١) أخرجه الترمذي (٣١٧٣)، و (٣١٧٣ م)، والنسائي في الصلاة من سننه الكبرى (١٤٣٩) عن إسحاق بن إبراهيم عن عبد الرزاق به. وتنظر تحفة الأشراف (٧/ ٢٦٧ - ٢٦٨) حديث (١٠٥٩٤) بتحقيقنا (بشار). (٢) صحيح مسلم (١٦٩٠) (١٢) الحدود باب حد الزنى. وأخرجه أيضًا الإمام أحمد في المسند (٥/ ٣١٧) به. (٣) صحيح البخاري (٢٨٣٢) الجهاد باب قول اللَّه ﷿ [النساء: ٩٥] و (٤٥٩٢) التفسير باب لا يستوي القاعدون، وصحيح مسلم (١٨٩٨) في الإمارة باب فرض الجهاد عن المعذورين. (٤) ما بين المعقوفين ساقط من ح، وهو مروي بالمعنى وبألفاظ مقاربة لما جاء في البخاري. (٥) صحيح مسلم (١١٨٠) (٦) الحج باب ما يباح للمحرم بحج أو عمرة. وما يأتي بين معقوفين منه. (٦) مضى التعريف بها في ص (٦٠ ح ٩). (٧) "البَكْر": الفتي من الإبل، وغَطَّ: صوَّت في شقشقته، فإن لم يكن له شقشقة فهو هدير، وغط النائم غطيطًا: تردَّد نفسه صاعدًا إلى حلقه حتَّى يسمعه من حوله. المصباح (غطط). (٨) فتح الباري (٤٧٩٥) التفسير باب ﴿لَا تَدْخُلُوا بُيُوتَ النَّبِيِّ إِلَّا أَنْ يُؤْذَنَ لَكُمْ﴾ وصحيح مسلم (٢١٧٠) (١٧) في السلام باب إباحة الخروج للنساء لقضاء حاجة الإنسان. (٩) "المناصع": هي المواضع التي يُتخلَّى فيها لقضاء الحاجة، واحدُها مَنْصَع، لأنه يُبرز إليها ويُظهر. النهاية (٥/ ٦٥ / نصع).

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