Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « À La Mecque, il y a certes une pierre qui me saluait durant les nuits où j’ai été investi de ma mission ; je la reconnais lorsque je passe devant elle. »

Al-Bayhaqī rapporta (1), d’après Ismā‘īl ibn ‘Abd al-Raḥmān as-Suddī l’aîné, d’après ‘Abbād ibn ‘Abd Allāh, d’après ‘Alī ibn Abī Ṭālib (– qu'Allah soit satisfait de lui –), qu’il a dit : « Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) à La Mecque. Il sortit un jour dans l’une de ses environs, et aucun arbre ni aucune montagne qu’il croisait ne manquait de lui adresser : “Que la paix soit sur toi, ô Messager d’Allah.” »

Dans une autre version (2) : « Je me souviens être entré avec lui dans une vallée, et il ne passait devant aucune pierre ni arbuste sans qu’ils ne s’écrient : “Que la paix soit sur toi, ô Messager d’Allah.” Et moi, je l’entendais. »

[Chapitre]

Al-Bukhārī, dans son récit déjà mentionné (3), rapporte ensuite : « Puis la révélation cessa pour un temps, si bien que, d’après ce qui nous a été rapporté, le Prophète (ﷺ) en fut si affligé qu’il sortit à plusieurs reprises, résolu à se précipiter du haut des sommets des montagnes. À chaque fois qu’il parvenait au faîte de la montagne pour se jeter, Jibrīl lui apparaissait et disait : “Ô Muhammad, en vérité tu es le Messager d’Allah.” Ces paroles calmaient aussitôt son angoisse et apaisaient son âme, et il repartait. Mais lorsque la pause dans la révélation s’éternisait, il repartait faire la même chose. Quand il arrivait de nouveau au sommet, Jibrīl apparaissait et lui tenait le même discours. »

Dans les deux Ṣaḥīḥ (5), selon un hadith rapporté par ‘Abd ar-Razzāq, d’après Ma‘mar, d’après az-Zuhrī, qui dit avoir entendu Abū Salamah ibn ‘Abd ar-Raḥmān relater, de la part de Jābir ibn ‘Abd Allāh, lequel a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) raconter la période d’interruption de la révélation. Il a dit : “Alors que je marchais, j’entendis soudain une voix venant du ciel. Je levai les yeux (6) et voilà que l’Ange qui m’était apparu à Ḥirā’ était assis sur un trône entre le ciel et la terre. Je fus saisi de frayeur (7) et m’écroulai à terre. Je rentrai chez moi et dis : ‘Couvrez-moi ! Couvrez-moi !’” »

= Versets attestant la prophétie du Prophète ﷺ Et il dit : Ce hadith est ḥasan gharīb (bon et rare). Et c'est, comme indiqué, d'origine par Samāk ibn Ḥarb. (1) Dans al-Dalāʾil (2/153-154) ; il a également été rapporté par al-Tirmidhī dans ses Sunan, n° (3630), chapitre des mérites (6), de ʿAbbād ibn Yaʿqūb d’après al-Walīd ibn Abī Thawr, d’après ʿAbbād ibn Abī Yazīd, d’après ʿAlī, qui dit : Ce hadith est gharīb. Je dis : il est faible. (2) Chez al-Bayhaqī aussi dans al-Dalāʾil (3/154). (3) Déjà mentionné, p. 187, note 5 ; la mention d’al-Bukhārī est n° (6982). Selon Ibn Ḥajar (12/359), il est certain que ce supplément est spécifique à la narration de Muʿammar, et la partie ajoutée dans le hadith depuis le terme « ḥattā ḥazina » jusqu’à la fin est issue des expressions de al-Zuhrī ; elle n’est pas conjointe, donc elle est munqaṭiʿa (interrompue). (4) Ibn Ḥajar (12/360) explique que ʿadā est une forme avec ʿayn hamla de ʿādā, signifiant « aller vite », et que certains l’ont arabisé à partir de ḏahāb (aller) en ğawwa. (5) Fath al-Bārī n° (4925), exégèse de la sourate al-Muddaththir (74), chapitre « Wa-thiyābaka fa-ṭahhir », et Sahīh Muslim (255-161), chapitre de la foi, « Début de la révélation ». (6) Une version ajoute : « avant le ciel ». Cette addition ne figure pas dans le hadith d’al-Bukhārī, mais dans le hadith qui suit, n° (4926). (7) « Jī'tu minhu » : c’est-à-dire : j'ai été effrayé et pris de panique ; il se rapporte aussi sous la forme « Jaththtu », signifiant « j'ai été arraché à ma place ». Al-Ḥarbī explique que la forme correcte, selon la narration de Ḥ et des deux Ṣaḥīḥ, est « Ju'thatu », où la hamza est remplacée par un tāʾ. Cf. al-Nihāya (entrées جأث - جثث). (8) Dans la narration de Ḥ, c’est « fazaʿan » ; dans al-Bukhārī, c’est « raʿban ».
رسولَ الله ﷺ قال: "إنَّ بمكة لحجرًا كان يسلِّم عليّ لياليَ بُعثت، إني لأعرفُه إذا مرَرْتُ عليه" . وروى البيهقي (١) من حديث إسماعيل بن عبد الرحمن السُّدِّيِّ الكبير، عن عباد بن عبد اللَّه، عن علي بن أبي طالب (رضي الله عنه) قال: كنا مع رسول اللَّه ﷺ بمكة فخرج في بعض نواحيها، فما استقبله شجرٌ ولا جبلٌ إلا قال: السلام عليك يا رسول اللَّه. وفي رواية (٢) : لقد رأيتُني أدخلُ معه الوادي، فلا يمرُّ بحجرٍ ولا شجير إِلَّا قال: السلام عليك يا رسول الله وأنا أسمعُه. [فصل] قال البخاري في روايتِهِ المتقدِّمة (٣) : ثم فتر الوحْيُ حتَّى حزِن النبيُّ ﷺ فيما بلَغَنا حُزْنًا غدا (٤) منه مرارًا كي يتردَّى من رؤوس شواهقِ الجبال، فكلما أوفى بِذِرْوَةِ جبل لكي يُلقي نفسَه تبدَّى لهُ جبريلُ فقال: يا محمد، إنَّك رسولُ الله حقًّا فيسكنُ لذلك جأْشُه وتَقِرُّ نفسُه، فيرجع، فإذا طالتْ عليه فترةُ الوحي غدا لمثل ذلك، فإذا أوفى بذِرْوةِ جبل تبدَّى له جبريلُ، فقال له مثل ذلك. وفي الصحيحين (٥) من حديث عبد الرزاق، عن معمر، عن الزُّهري قال: سمعتُ أبا سلمة بن عبد الرحمن يحدِّث عن جابر بن عبد الله قال: سمعتُ رسولَ الله ﷺ يحدِّث عن فترةِ الوَحْي قال: "فبينما أنا أمشي سمعتُ صوتًا منِ السماء، فرفعتُ بصري (٦) فإذا الملَكُ الذي جاءني بحِرَاء قاعدٌ على كُرْسيٍّ بين السماء فجُئِثْتُ (٧) منه فرَقًا (٨) حتَّى هَوَيْتُ إلى الأرض، فجئتُ أهلي فقلت: زَمِّلُوني زَمِّلُوني
= آيات إثبات نبوة النبي ﷺ وقال: هذا حديث حسن غريب. وهو كما قال من أصل سماك بن حرب. (١) في الدلائل (٢/ ١٥٣، ١٥٤) وأخرجه أيضًا الترمذي في سننه رقم (٣٦٣٠) المناقب باب (٦) عن عباد بن يعقوب عن الوليد بن أبي ثور عن عباد بن أبي يزيد عن علي وقال: هذا حديث غريب. أقول: يعني ضعيف. (٢) عند البيهقي أيضًا في الدلائل (٣/ ١٥٤). (٣) المتقدمة ص (١٨٧ موضع الحاشية ٥)، وقول البخاري هذا رقم (٦٩٨٢). وقال ابن حجر (١٢/ ٣٥٩): والذي عدي أن هذه الزيادة خاصة برواية معمر، والزيادة في الحديث من قوله: حتَّى حزن إلى آخره، من بلاغات الزهري، وليست موصولة فهي منقطعة. (٤) قال ابن حجر (١٢/ ٣٦٠): عدا بعين مهملة من العدو، وهو الذهاب بسرعة، ومنهم من أعجمها من الذهاب غدوة. (٥) فتح الباري رقم (٤٩٢٥) تفسير سورة المدثر (٧٤) باب وثيابك فطهر، وصحيح مسلم (٢٥٥ - ١٦١) الإيمان باب بدء الوحي. (٦) زادت نسخة: قبل السماء. وليست هذه الزيادة في هذا الحديث عن البخاري، وإنما هي في الحديث الذي يليه رقم (٤٩٢٦). (٧) "جئثت منه": أي: ذعرت وخفت، ويروى: جثثت، وقيل معناه قُلعت من مكاني. وقال الحربي: أراد جُئثت - وهي رواية ح والصحيحين - فجعل مكان الهمزة ثاءً. النهاية (جأث - جثث). (٨) في ح فزعًا وفي البخاري "رعبًا".

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